Idées cadeaux 2 ans.

Aujourd’hui, Je vous partage mes trouvailles pour enfant de 2 ans (dans quelques temps suivra la liste 6 ans de Faustine) . Chez nous le casse tête des idées cadeaux se pose toujours en automne pour les anniversaires des deux novembettes ! Alors on en profite pour faire une liste qui fera double emploi avec Noel (vive le budget de fin d’année !) Pour Ariane c’est compliqué car elle récupère les jouets de sa soeur (qui a pourtant bien du mal à les lui céder, c’est marrant comme le hochet de ses 6 mois devient tout à coup super interessant 🙂

La question du stockage et du rangement n’est pas non plus négligeable …hum toutes ces mini-pièces de jeu que vous rangez tous les jours, sur lesquels vous marchez…. vous n’en pouvez plus ? moi non plus !

Etant à la maison avec Ariane, j’ai besoin de supports éducatifs. J’ai, en conséquence, pris du temps pour réfléchir à la question.

Mes sites favoris :

  • Tangram Montessori
  • Hoptoys
  • Wesco
  • Natures et découvertes
  • Oxybul

Mes marques préférées :

  • Djeco
  • Vilac (réducs interessantes sur Veepe)
  • Goula
  • Goki
  • Moulin Roty
  • Ingela Arrhenius
  • Vtchec
  • Nathan
  • HABA

Je mets peu de livre (sauf personnalisables) car j’en emprunte souvent à la bibliothèque. J’ai misé sur les jeux éducatifs et les jeux de société qui permettent de :

  • mieux s’approprier son environnement
  • stimuler la mémoire
  • favoriser la motricité
  • Enrichir le vocabulaire

Je ne l’ai pas mis sur la liste mais Ariane aime beaucoup les poupées interactives qui lui demandent à manger, qui pleurent… C’est aussi une bonne idée de cadeau pour cet âge et les enfants jouent avec pendant plusieurs années. Je me souviens de la réaction de Faustine quand ont lui en a offert une, elle était euphorique et répétait : « c’est moi sa maman! c’est moi sa maman » . Sinon toujours dans le domaine de l’imitation, ils commencent aussi à bien aimer se déguiser à cet âge!

Little Memo Djeco les enfants mémorisent l’emplacement de chaque animal puis ferment les yeux. Un enfant ou un adulte cache un animal sous la boîte et le premier enfant à le découvir gagne un jeton de couleur. 18 Euros

Goula - 53034 - Encastrement Chambre

10 Euros (me semble accessible pour un enfant de 18 mois)

Série de 4 Puzzles sur le thème de la maison. 12 Euros

Une première encyclopédie parlante pour les petits. Il suffit d’appuyer sur l’image avec son doigt : Mon Premier Dokéo parle, chante, raconte… La boîte contient : 1 jeu électronique avec rangement au dos, 24 planches et 1 planche d’éveil musical, 1 boîte « try me ».
Sur chaque planche : une chanson, un mode imagier, un mode découverte, 3 jeux de difficulté progressive.
34 Euros

ça y est nous l’avons reçu , très sympa !!!! Je valide donc après test!

Crayon a doigts en cire : 10 Euros

Le jeu « Maman et ses petits »propose de découvrir les animaux dans leur environnement et d’apprendre leur nom. Il faut retrouver les petits de 12 mamans. Ce jeu favorise ainsi le sens de l’observation, le développement du langage, du vocabulaire lié aux animaux, et de la motricité fine

Des puzzles à niveaux pour faire découvrir à l’enfant les cycles de vie de la poule, de la grenouille, du papillon ou de la vache. Permet de développer son sens de l’observation, sa logique et sa motricité fine.11Euros

Jeu de société Little coopération

Ce jeu de coopération apprend aux plus petits à jouer et à gagner ensemble, les uns avec les autres. Les 4 animaux voudraient rentrer dans leur igloo, de l’autre côté du pont de glace. Seul le dé décide si les joueurs peuvent avancer leurs pions ou s’ils doivent retirer un élément du pont et le fragiliser un peu plus. La seule solution pour gagner : s’allier pour que l’ours, le pingouin et leurs amis regagnent leur maison de glace avant que le pont ne s’écroule. L’union fait toujours la force. 18 Euros

Serie de 4 puzzles sur le thème des saisons. 12 Euros

Un lecteur de cartes électronique qui permet aux enfants d’apprendre tout en s’amusant. Il suffit d’insérer la carte dans le lecteur et de suivre les instructions proposées. Le thème des animaux permet d’apprendre de nombreuses informations et d’apprendre 20 comptines sur les animaux en suivant trois modes de jeux différents: « découverte » l’enfant découvre à son rythme les 20 animaux à travers les 20 comptines. « Questions » qui va interroger l’enfant sur ses connaissances. « Juche box » sans utiliser les cartes l’enfant peut écouter ses comptines préférées. 18 Euros

A chaque niveau d’encastrement, l’enfant découvre ce qui se cache sous le dessin : le papillon était un cocon et avant une chenille. 12 Euros

La notion d’opposé permet à l’enfant de se familiariser avec les objets et les situations du quotidien tout en enrichissant son vocabulaire. Dans ce jeu très simple, l’enfant observe les images et s’amuse à reconstituer 12 paires de contraires. 11 Euros

Ces plumeaux ont chacun un embout différent qui, trempé dans de la peinture, crée un motif distinctif sur le papier. Chaque plumeau peut aussi être utilisé dans le cadre de protocoles de massages, les textures apportant des sensations tactiles uniques. 10 Euros

Un jeu de 28 paires de cartes autour d’actions et d’événements et de leurs conséquences directes. Un jeu plein de fantaisie qui permet de développer le raisonnement logique dans la bonne humeur. Contient 56 cartes dim. 8,7 x 6,4 cm dans boite de rangement en métal + idées d’utilisation. 16 Euros en vente chez hoptoys

Livre photos Léandre 

Parce que votre enfant a besoin de savoir ce qui va se passer dans sa journée, Oxybul a imaginé le livre photos de Léandre. Avec ce petit lapin, il repère les événements qui rythment sa journée. Le repas, la promenade au parc, le bain et la lecture du soir. À vous de l’enrichir avec des photos de votre petit réalisant chacune de ces activités. En tournant les pages de ce livre en tissu, il se repère dans le temps, développe son langage et ensemble, vous racontez l’histoire de la journée de Léandre, et la sienne. Ce livre photos en tissu Léandre est aussi à toucher.  13 Euros

Le livre Abcedaire personnalisé Zebrabook. 30 Euros « Les animaux réunis dans la savane ont décidé d’offrir à l’enfant qui est né, des lettres pour former son prénom et son nom uniques. « Le livre est accessibles à 3 niveaux :

  • les dessins : de 1 à 18 mois, les illustrations plaisent aux petits, d’autant plus si c’est quelqu’un qu’ils aiment qui leur lit. Si en plus, vous pouvez imiter le cri des animaux…
  • les comptines : de 18 mois à 3 ans, les comptines, grâce au rythme et aux rimes, aident l’enfant dans le développement du langage.
  • les lettres : de 3 à 6 ans, ils apprendront à reconnaître les lettres puis à lire le livre avec leur propre nom et prénom : une motivation supplémentaire!

Le livre personnalisé non d’un oisillon Vous croissez les qualités de votre enfant et il devient hero du livre. Des jolis illustrations : 29 Euros

https://www.dansmacarriole.com/fr/livre-personnalise/nom-dun-oisillon

Un set de 4 poupées russes rondelettes, dessinées par l’illustratrice suédoise Ingela Arrhenius. Dimensions : de 7 à 12 cm pour la plus grande. 27 Euros

Retrouvez les grands airs de Brassens à chanter à votre enfant. Avec les puces sonores, faites découvrir à votre enfant les classiques de la chanson française. Ariane est fan de Gainsbourg , Faustine aussi aime beaucoup. C’est drôle de les voir chanter a 2 et 6 ans « Elisa Elisa  » et « Couleur café, que j’aime ta couleur café »

L’atelier à Histoire de moulin Roty : un jeu pour inventer des histoires en famille et developper la créativité de l’enfant. 16 euros

Théâtre en bois Goki vendu avec 5 décors en bois interchangeables (nuit, ville campagne) 17 Euros

Pâte à modeler rebondissante, 4 pots de 4 couleurs différentes (rouge, jaune, vert, bleu). Modelable, extensible, déchirable, rebondissante et relaxante, la pâte à modeler est super pour laisser libre cours à l’imagination et elle sent en plus très bon ! 14 Euros

Avec ce coffret « Vissa doudou » de Djeco, votre enfant s’amusera à visser et dévisser l’hélice d’un avion, les roues d’une voiture et d’un tracteur, ou encore l’échelle d’un camion de pompier. Un jeu original en bois idéal pour stimuler la motricité fine et l’esprit logique des enfants. 25 Euros

Ce jeu de reconnaissance tactile consiste à mettre la main dans le sac pour trouver les pièces recherchées. L’enfant développe son sens tactile en découvrant les pièces avec ses mains. Attention de ne pas attraper la pièce piège ! 20 Euros

9 Euros (à partir de 18 mois) La même marque propose dans le même esprit un puzzle avec des grenouilles dans la salle de bain.

Goula - 53032 - Encastrement Bain

12 Euros

Le livre des émotions

Un livre avec 12 puces sonores. L’histoire d’un petit renard traversé par différentes émotions (la colère, la joie, la peur, la tristesse et l’amour), chaque émotion étant traduite par plusieurs sons (pleurs, rires, pluie, tonnerre, bisous…)L’enfant peut ainsi associer les émotions à leur manifestation sonore. Il apprend à nommer ces émotions, pour mieux les vivre ! 11 Euros

 

Accessible à partir de 2 ans, ce coffret de la marque Vilac comprend : 
 •  un puzzle 16 pièces 
 •  un jeu de pêche magnétique 
 •  un jeu de piste 
 •  un jeu de palets 

Le jeu de pêche à la ligne met au défi d’attraper huit canards magnétiques. Enfin, le jeu de piste et le jeu de palets donneront l’occasion d’identifier les plus célèbres animaux de la ferme mais aussi de découvrir les chiffres et les nombres. 24 Euros

Maison Montessori HEADU : Range tous les objets à leur place et construis une merveilleuse maisonnette ! L’enfant apprend à catégoriser les objets, à reconnaître leur forme et à les insérer au bon endroit. 24Euros

Jungle Rock la batterie éléphant de Vtech permet à l’enfant de s’initier de façon ludique à la musique grâce à ses 6 fûts et cymbales qui s’illuminent et réagissent en tapant dessus. L’enfant compose ses propres morceaux tout en découvrant les notes de musiques, leur son et le cri des animaux. Il peut jongler parmi 4 modes de jeu différents : les chiffres, sons et lumières, mémorisation et jeu libre. La batterie est composée de 3 touches animaux pour découvrir de nouvelles chansons parmi un total de 6 chansons et 16 mélodies. La pédale déclenche le rythme sur la grosse caisse. 45 Euros

Un livre sonore pour découvrir les grandes comédies musicales : « Singin’in in the rain »; « Le Magicien d’Oz »; « An American in Paris »; « West Side Story »; « Mary Poppins » mais aussi « My Fair Lady ». 10 euros

Ce jeu d’assemblage invite les enfants à apprendre les chiffres et les quantités de manière ludique. Chaque bloc affiche un motif relatif à la ferme avec une certaine quantité sur le recto, et le chiffre correspondant au verso. Marque HABA 20 Euros

Une activité ludique qui développe la motricité fine de l’enfant. 12 Euros

8 doubles pages pour apprécier les petits bonheurs du quotidien :
1.Sais-tu quand tu es heureux ?
2.Ce qui te fait rire : les chatouilles, les bêtises…
3.Ce qui te donne de la fierté : faire de la trottinette..
4.Ce qui t’émerveille : un arc-en-ciel…
5.Ce qui éveille tes sens : sentir un gâteau …
6.Ce qui te rend tout-fou : danser, jouer…
7.Ce qui te calme : prendre un bain, faire un puzzle…
8.Ce qui te réconforte : ton doudou… et l’amour de tes parents

12 Euros

Un jeu de formes. Grâce à cette approche tactile, la découverte des émotions devient concrète, presque magique ! J’avais adoré le livre de Xavier Deneux sur les couleurs, hâte de découvrir celui-ci. 12 Euros 50

Un livre interactif qui invite à « appuyer », « secouer », « incliner », « cliquer », « souffler » . Interessant pour l’apprentissage des couleurs et de la gauche et la droite. 12 Euros

Ariane est fan de petit loup qu’elle appelle « mon loup ». Je lui raconte les histoires avec la peluche et les figurines. Un ouvrage idéal pour se repérer dans la semaine :7 histoires courtes de P’tit Loup pour découvrir les 7 jours de la semaine. 15 Euros

Voilà un cadeau qui a été offert à Ariane récemment : on valide !Quatre histoires sur des super-héros du quotidien ! L’enfant et ses parents pourront mimer les histoires grâce aux belles marionnettes à doigts. 22 Euros

Jeu Attrape Abeilles marque Foonee 10 Euros

Et vous ? Quels sont les jouets préférés de vos loulous !?

Spectacles de fin d’année testés et approuvés

Quand il fait froid , que les enfants retournent l’appartement durant les week-end et les vacances, il faut trouver des échappatoires, n’est-ce pas!!? Un petit avant goût de fête ou l’envie de les prolonger? J’ai ce qu’il vous faut, voici (par ordre de préférence) notre top 3 des sorties en famille de décembre. Ces spectacles sont renouvelés chaque année. Nous les avons testées l’année dernière. Un peu de magie, de féérie, ça fait du bien à tout le monde! Et surtout, si vous avez des bons plans, n’hésitez pas à les partager !!

  • En number one : le top du top. Le festival du merveilleux c’est …merveilleux. D’une durée de 10 jours (du 26 décembre au 05 janvier), il a lieu chaque année au pavillon Bercy (Paris 12) avec un programme renouvelé. Nous avons passé la journée dans un décor digne d’un film de Jeunet! Il y avait des familles, des amoureux jeunes et vieux, des artistes qui se posaient pour dessiner… Pour vous donner une idée, voici le programme de l’année dernière, 4 espaces: le théâtre du merveilleux, les salons Vénitiens et le Magic Mirror où sont joués une succession de spectacles courts de qualité. Nous avons adoré le Clown burlesque,le spectacle de danse d’Ibrahim Hassan et le cours de claquettes. Le musée d’art forains est magnifique : ses vieux manèges nous transportent dans un monde d’autrefois. Nous avons joué, nous avons dansé, nous avons ri, puis nous avons mangé dans la jolie petite cour au son de l’orgue de barbarie.Vraiment vraiment chouette! A faire chaque année, adapté aux enfants de tout âge. Pour les familles, c’est no stress : les petits peuvent bouger. 17 Euros la place adulte, 9 Euros la place enfant, gratuit pour les moins de 3ans. http://arts-forains.com/visite-grand-public/le-festival-du-merveilleux

  • le spectacle des enchanteurs de Noël : on valide à fond! la parade sur le superbe site du château de Vincennes est géniale. Le spectacle est un mélange de féerie de Noël, de chevaliers, de tours de magie et de numéros de cirque. Les représentations ont lieu tous les ans durant le mois de décembre. Faustine en a pris pleins les yeux! Par contre, c’est un peu compliqué d’y aller avec un bébé : poussette difficile à trimbaler durant la parade et pas évident pour un petit bout de tenir en place pendant le spectacle d’une heure. 19 Euros adulte, 17 Euros enfant, gratuit moins de 3 ans. https://lesenchanteursdenoel.fr/boutique/

Voilà, profitez bien !!!! J’espère que vous apprécierez autant que nous !

Crumble aux poires et pépites de chocolat

*GOURMANDISE d’automne* Découverte d’une délicieuse recette toute simple : crumble aux poires et pépites de chocolat ! 1/ éplucher un kilos de poires et les disposer dans un plat beurré. 2/mélanger en frottant les mains la une contre l’autre pour obtenir une pâte sableuse : 200gr de farine, 120 gr de beurre froid coupés en petits morceaux(sortir le beurre du frigidaire 30 minutes à l’avance) , 100 gr de sucre roux, les petites de chocolats. 3/ disposer la pâte sur les poires 4/ faire cuire au four 40 minutes à 180. TROP TROP BON

Minute Papillon 3/3 : le grand débat

2 /La période délicate du post partum : donner du temps au parents, les informer et les écouter !

Je consacrerai plusieurs semaines à ce sujet, en partageant des articles et poadcasts.

Connaissez vous l’impact de la grossesse sur le corps et le cerveau ?

J’ai appris récemment que les femmes vivaient une métamorphose en devenant mère, la grossesse impactant la structuration du cerveau. Des IRM ont montré des modifications importantes au niveau du volume du cortex cerébal, zone de l’empathie qui persiste au dela des 2 ans de l’enfant (non observables chez les hommes ). Le processus de devenir une mère, que les anthropologues appellent «matrescence», a été largement inexploré dans la communauté médicale. La majorité des recherches sont axées sur le développement du bébé, peu d’entre elles concernent ce changement d’identité de la femme. Une étude de l’année 2015 , développée par le Dr Julie Wray de l’Université de Salkford, a révélé cette information: « Les femmes ont besoin d’au moins un an pour se rétablir après l’accouchement. Les changements hormonaux et physiques que le corps de la femme vit pendant la grossesse ne se terminent pas avec l’accouchement. »

Je ne sais pas vous mais moi j’ai mis un temps considérable à accepter mon corps après l’accouchement, et à mettre en route mes allaitements. Pour ma deuxième grossesse, j’ai ressenti des douleurs pendant de long mois en post partum. Face à ces difficultés, je n’ai pas vraiment trouvé d’interlocuteurs du côté des professionnels : ni auprès de la sage femme qui me suivait, ni de mon médecin généraliste qui a complètement manqué d’empathie : « vous avez mal ben c’est normal« . Durant cette période, nous sommes particulièrement sensible et j’ai très mal vécu cette situation. Les parents ont besoin d’être accompagnés sur le plan émotionnel, de parler de leur quotidien : à l’arrivée du premier enfant on se pose tant de questions et lorsque la famille s’agrandie on peut avoir du mal à retrouver ses marques (surtout dans un contexte où l’on a pas de famille sur place). Aujourd’hui , des réseaux de mères s’organisent pour venir en aide aux autres mères pour combler ce vide . Des applications telles que Yoomum permettent aux mamans d’échanger et se rencontrer. Les doulas (cf définition dans le podcast qui suivra) peuvent également accompagner les femmes en post partum mais leur statut n’est pas vraiment reconnu et leur intervention a un coût financier. Dans ce contexte, des avancées sociétales sont vraiment attendues.

Un groupe de travail sur les 1000 premiers jours de l’enfant présidé actuellement par Boris Cyrulknik neuropsychiatre, doit faire des préconisations qui verront le jour au premier trimestre 2020. Il s’agit de mieux accompagner les parents. Isabel Filliozat, psychothérapeute dont les livres m’aident beaucoup à accompagner mes enfants, fera partie de ce comité. Elle explique qu’elle sera « la voix les parents« . J’ai hâte de découvrir les résultats de ce travail. Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher d’être pessimiste : je crains la déception dans le contexte économique que nous connaissons.

  • La question de l’égalité homme femme sera à l’odre du jour : Allonger les congés maternité et paternité serait déjà un beau progrès, pour l’égalité homme femme et dans l’interêt de l’enfant.
  • Une refonte du système de peri-natalité envisagé, vers un service publique d’accompagnement? Il s’agit de rompre l’isolement des parents. D’après ce que j’ai lu , il est question de réorganiser les PMI, de rendre obligatoire l’entretien prénatal, de l’éventuelle mise en place 15 rendez-vous avec les parents durant les deux premières années de l’enfant et de proposer des visites à domicile. Je trouve interessant de venir à la rencontre des parents car certains n’osent pas parler de leurs difficultés mais attention à ne pas rendre les choses trop contraignantes ( 15 rendez-vous c’est beaucoup pour des jeunes parents à l’emploi du temps chargé). Je ne suis pas favorable au caractère obligatoire de ces rencontres. A mon sens, il faut surtout informer les parents de ce qui existe et répondre à leur demande. Un travail est actuellement fait pour labelliser les maternités à l’écoute des familles en formant notamment leur personnel à la bienveillance. C’est une bonne nouvelle mais il faudrait que l’effort se poursuive en aval. Il serait interessant de créer des lieux d’accueil gratuits dédiés au post partum accueillant principalement les parents et non pas centrés uniquement sur les enfants (à la différence des PMI) avec un personnel spécialisé en post natalité. Il existe déjà des espaces conviviaux au sein desquels les parents peuvent venir spontanément parler autours d’un goûter mais ils sont peu connus. Je pense par exemple aux associations de type les pâtes au beurre, aux cafés éducatifs, aux café des parents (école des parents). J’ai surtout découvert les LAEP à l’arrivée de ma deuxième fille : lieux d’écoute parent enfant. Les accueillants sont des psychologues ou des travailleurs sociaux. Les parents se rencontrent et parlent aux professionnels autour d’un thé pendant que les enfants jouent. Il faut se renseigner auprès de la mairie de sa ville pour savoir quand et où ils ont lieu. Lorsque j’y suis allée pour la première fois, une maman pleurait à chaudes larmes : elle rencontrait des difficultés avec son allaitement. Je pense qu’elle a pu trouver le soutien dont elle avait besoin à cet instant. Il est question de developper ce type de structures, ce serait vraiment une bonne initiative. Il serait également interessant de donner un statut légal et une formation diplomante aux Doulas.
  • Boris Cyrulnik évoque la nécessité de privilégier le congé parental pendant la première année de vie. De nombreux professionnels s’accordent sur le fait que durant cette période la collectivité n’est pas un contexte idéal pour l’enfant car il a besoin d’une relation d’exclusivité avec l’adulte. Selon le Docteur Cohen-Solal ,pédiatre et auteur de comprendre et soigner son enfant l’enfant n’est pas plus sociable s’il fréquente précocement d’autres enfants que s’il ne les rencontre qu’à l’âge de 3 ou 4 ans. Jusqu’à 2 ans, 2 ans 1/2 les petits jouent côte à côte , il ne s’amusent pas vraiment ensemble. A partir de 2 ans 1/2, 3 ans , il parviennent à se réunir autour du même jeu. C’est à ce moment la que la présence de copains du même âge est très importante. Selon lui la collectivité avant 18 mois n’est pas impérativement, elle présente de l’intérêt à partir de l’école maternelle. C’est ensuite que les relations avec les congéneres deviennent importantes. Il est question dans un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) rendu le 25 septembre 2019, de favoriser le congé parental en le raccourcissant à 8 mois (au lieu de 3 ans possible avec une très faible rémunération), mais en le rémunérant mieux.(Il faut dire qu’on part de très bas 390Euros par mois). Si la rémunération change de manière significative, le congé parental sera mieux considéré et pourra être enfin investi par les hommes. Ce serait donc un progrès. La mission estime cependant que cette réforme n’est possible que si elle est accompagnée : d’une adaptation de l’offre de solutions d’accueil des jeunes enfants et de négociations interprofessionnelles sur la prise en compte du temps parental en milieu de travail. Mais quid des parents qui souhaitent s’occuper eux même de leur enfant durant leurs premières années de vie ? D’ailleurs 8 mois me semble un peu juste pour les familles nombreuses car il faut avoir en tête que le congé parental profite aussi aux ainés. Je suis consciente que mieux rémunérer le congé parental jusqu’aux trois ans couterait cher à la société. C’est en fait la question de la reconnaissance du travail invisible qui se pose. Je vous en parlerai prochainement en vous présentant un livre qui traite de ce sujet.
  • La questions épineuse des modes de garde sera traitée par la commission : si les structures sont desorgées pour la première année, le problème reste entier pour la suite. Les professionnels de la petite enfance se sont mis en grève cette année parce que des reformes envisageaient moins de personnel qualifié ainsi qu’une baisse du nombre d’encadrants par enfant et moins d’espace par enfant. Quid des conditions d’encadrement? Quid des parents qui n’ont pas de solutions et qui n’auront plus la possibilité de demander de congé parental même mal payé mais au moins existant? Quid aussi des femmes aux petits salaires qui devront plus vite retourner travailler et dont la paye sera engloutie par les frais de garde? Quid des personnes qui travaillent en horaires décalées?
  • La prise en compte du temps parental en milieu de travail? Est ce que si le congé parental est raccourci à 8 mois, la possibilité de prendre un temps partiel (avec prise en compte des trimestres de retraite et aide de la CAF) de droit jusqu’au 3 ans sera remise en question? Je trouvais déjà injuste qu’il ne soit plus de droit après les 3 ans… En effet, plus la famille s’agrandie, plus la charge est lourde entre maison et travail. Il y a de quoi se sentir dépassé, fatigué, entre la gestions des petits, les devoirs des plus grands, les activités extra scolaires, les courses, le ménage … D’autre part, la question du mercredi reste entière car si les enfants passent la journée au centre de loisirs ils n’ont pas de réelle coupure et engager une nounou a un impact financier. Ne parlons pas de la question du temps pour soi ! Alors de nombreuses femmes maintiennent leur temps partiel (pour info, les hommes gagnaient en moyenne 35% de plus que les femmes en 2017), au détriment de leur carrières et de leurs retraites. C’est encore la question du travail invisible qui se pose! Des aménagements de travail ont le vent en poupe comme : le télé-travail, la création de crèches sur les lieux de travail, la possibilité d’emmener son enfant au boulot. Ce sont certes des coups de pouce qu’il faut developper mais est-ce suffisant? Selon les études,  une maman qui travaille à temps plein est en effet 18% plus stressée que les autres personnes et  40% plus stressée si elle élève 2 enfants. Une étude réalisée par le professeur Tarani Chandola de l’université de Manchester, et des docteurs de l’Institut de recherche sociale et économique de l’Essex, a examiné pour les besoins d’une grande enquête les données biologiques 6 025 participants britanniques.Elle a mis en évidence le stress chronique causé par le travail : ni les horaires flexibles, ni le travail à domicile ne réduiraient le niveau de stress. Selon cette étude, travailler moins serait la véritable solution pour sortir de cet engrenage. A l’heure ou la question de l’augmentation du temps de travail fait débat, il n’est pas bien vue de prétendre qu’il serait bon de travailler moins et pourtant ne serait ce pas ce dont nous avons besoin nous les familles?

Recettes d’automne

Dans le cadre de la semaine du goût nous nous sommes intéressés aux fruits et légumes de saisons.

Nous avons tout d’abord fait des petites recherches sur la pomme : nous avons parlé de sa composition, de son cycle et des différentes variétés. Nous avons découvert son histoire. Nous avons appris que les dinosaures se promenaient dans des forêts de pommiers. La pomme était tout d’abord présente en Asie, les marchands l’ont apportée ds nos régions. Durant l’Antiquité, les grecs et les romains en consommaient. Le romain Appius a été le premier à cultiver la variété rouge et blanche nommée La pomme d’Api! De nombreuses vertus lui ont été prêtées : les grecs racontaient que les dieux mangeaient des pommes d’or pour êtres immortels, selon la légende des druides Gaulois les morts se retrouvaient sur une île couverte de pommiers nommée Avalon, le fruit servait également de médicament au moyen âge d’où le nom de pommade! Bref les fruits ne sont pas qu’intéressants à manger , ils ont aussi pleins de choses à nous raconter !

Nous avons ensuite cuisiné. Je vous partage plusieurs recettes qui sont des valeurs sures chez nous :

Le traditionnel gâteau au Yaourt d’Automne aux pommes ou aux poires :

La recette est recette toute simple donc facile à réaliser avec les enfants : versez le yaourt dans un saladier, ajoutez deux œufs, 2pots de sucre,3 pots de farine , 50 grammes de beurre,1 sachet de levure, 2 poires, 25 min à 180 degrés

Le crumble du chat qui tousse !!

  1. Préchauffer le four à 210°C (thermostat 7).
  2. Peler, évider et découper 6 pommes (je mélange plusieurs variétés acidulées et plus douces ) en cubes grossiers, les répartir dans un plat allant au four.
  3. Les arroser de jus du citron et de sucre vanillé.
  4. Dans un saladier, mélanger 150 grammes de farine et 150 gr de cassonade. Puis ajouter 125 gr de  beurre en petits cubes (le sortir 30 minutes avant pour qu’il soit mou) et mélanger à la main de façon à former une pâte grumeleuse. C
  5. Émietter cette pâte au dessus des pommes de façon à les recouvrir. 
  6. Enfourner pour 30 minutes de cuisson. 

Délicieux accompagné de crème fraîche maison !

Le chou rouge aux pommes et aux lardons : une recette typique du nord. Beaucoup de personnes n’ont jamais gouté le chou rouge cuit ! C’est pourtant délicieux !

  • 1/Couper le chou en lanières
  • 2/ faites dorer un oignons
  • 3/ Ajouter le chou, vous pouvez ajouter des des pommes de terre coupées en morceaux (3 ou 4)
  • 4/ Mouiller avec 25 cl d’eau
  • 5/ Faire cuire pendant 40 minutes.
  • 6/ ajouter une boite de lardons
  • 7/ laisser cuire 1 heure
  • 8/ ajouter deux pommes coupées morceaux et laisser cuire 15 à 30 minutes. Les pommes ne doivent pas être trop cuites, c’est meilleur quand elle restent en morceaux.

Sinon nous avons testé le clafoutis aux raisins. Je ne partage pas la recette, nous ne sommes pas convaincus parce qu’il y avait trop de pépins 🙂

Bon appétit !!!

Au programme du mois à venir : le crumble poires pépites de chocolat, la gelée de pomme, la salade d’endives…

Minute Papillon 3/3 : le grand débat

2/ Laisser aux femmes le temps de vivre leur grossesse et les rendre actrices de leur accouchement

Non la grossesse n’est pas qu’un merveilleux moment :

  • Rendez-vous médicaux à la chaîne avec un professionnel différent à chaque rencontre
  • Non prise en compte de la douleur exprimée durant la grossesse
  • Absence de consentement pour des actes obstétricaux (utilisation d’instruments, épisiotomie, déclenchement …)
  • Refus d’écouter le ressenti de la femme lors de son accouchement (positions, projet d’accouchement…)
  • Réflexions désagréables et propos infantilisants.

Je ne me sentais pas concernée quand j’entendais parler des violences obstétricales jusqu’au jour où je suis tombée sur ce schéma via le site de l’association « pour une meuf » . Ce mouvement lutte contre le sexisme médical.

http://www.may28.org/wp-content/uploads/dlm_uploads/2015/05/Obstetric-Violence-FRENCH.png?fbclid=IwAR0JydJ1rYa0h-eGhYA29NvChU_TutfsG7k_BzBb_PeSJgyUaSiACRpyr4E

J’ai détesté cet aspect déshumanisant de la grossesse, celui qui m’a fait ne me sentir par moment qu’un ventre.

j’ai détesté servir de cobaye à la stagiaire qui m’a recousue sans avoir donné mon consentement . Je me souviens de sa panique. j’en garde un traumatisme.

J’ai détesté le médecin de la maternité qui n’a pas voulu m’arrêter en fin de grossesse , grâce à elle j’ai fini aux urgences quelques jours plus tard.

J’ai détesté que l’anesthésiste soit pressé et qu’il me pique pendant une contraction.

J’ai compris mais j’ai détesté que la sage femme qui m’a accompagnée tout au long de mon accouchement quitte la salle juste au moment de l’expulsion car elle terminait son service.

J’ai détesté ce contrôle du poids avec ces réflexions infantilisantes : « il faut prendre des melons moins sucrés »

J’ai détesté que le médecin me parle d’éventuelle malformation de mon bébé pour me dire que finalement « non » sans s’imaginer le cataclysme qui s’était produit en moi .$

J’ai détesté ne pas me sentir libre.

J’ai détesté ne pas avoir mon mot à dire alors je le dis quand même 🙂

« Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile « 

Je vous parle de mon vécu mais aussi de celui de nombreuses femmes qui m’ont relatée des expériences similaires.

Je vous jette en vrac par écrit des témoignages issus du poadcast « le gynécologue et la sorcière » et du documentaire « tu enfanteras dans la douleur » (Cf liens ci-dessous)

  • « Le gynécologue il faisait son truc dans son coin il ne me regardait pas »
  • « Il m’a dit d’aller vite parce qu’il devait prendre l’avion pour partir en week-end »
  • « Ce n’est pas parce qu’on à le sexe à l’air que c’est open bar pour tout le monde  »
  • « Dans la vie de tous les jours on est pas du genre à se laisser faire mais la ça se passe »
  • « le médecin m’a dit vous n’allez pas pleurer quand meme (à une femme qui venait de perdre son bébé)
  • « Le médecin est arrivé, il ne m’a pas dit bonjour, il m’a écarté les jambes  »
  • « C’était impossible de lui poser des questions, il m’a dit foutez moi la paix, je n’ai pas besoin de vous »
  • « Je me suis demandée ce que j’avais fais de mal, ce n’est pas moi qui me suis ouvert le vagin quand meme
  • « J’ai le sentiment d’avoir été agressée »
  •  » Ils pourraient être dans le lien, faire changer la femme de position mais c’est la rentabilité à fond, libérer les chambres, on fait une épisio »
  • « Sentant que j’étais un poids pour eux j’ai fini par accepter la péridurale »

Je reste pourtant convaincue que la plupart des professionnels de santé sont bienveillants. Il ne s’agit pas de fustiger une profession. Je comprends ce sentiment d’injustice, nous les travailleurs sociaux y sommes également confrontés. Mais il faut entendre les critiques et adopter une position humble. La violence n’est pas forcement liée à une volonté de nuire. A leur décharge, les professionnels de santé manquent surement de temps à accorder à leur patientes. Je comprends qu’on banalisent des patriques quotidiennes et répétitives mais dans ce contexte il s’agit d’actes qui touchent à l’intimité la plus profonde, de gestes susceptibles de raviver une histoire personnelle douloureuse, voir des traumatismes. Comme dans tous les métiers de relation d’aide, les soignants s’habituent à la douleur, à la souffrance, à la plainte. Ils ont vu pire, bien pire, que votre cas… mais est-ce une raison pour ne pas écouter? Les femmes d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier. Elles sont peut-être sont plus isolées, plus éloignées de leur famille.Elles attendent surement plus qu’autrefois d’être entourées. Pour nombreuses d’entre elles tout va trop vite et 2 jours à la maternité ce n’est pas suffisant pour se remettre de l’accouchement. Elles cherchent à être rassurées mais elles ne veulent pas pour autant vivre leur accouchement de manière passive. Eduquées, elles ont accès aux moyens de communication. Elle réclament de la liberté et des consultations interactives. D’ailleurs n’est-ce pas plus intéressant ?

Selon Marie Hélène Lahaye juriste et auteure de « Accouchement : les femmes méritent mieux », il existe un manque de transmission entre femmes . Elle explique que dans les années 60 un message a été véhiculé incitant les femmes à ne plus partager leur expérience et à considérer le médecin comme le seul détenteur du savoir. Les mamans n’ont donc plus parlé à leur fille, elles les ont emmenées chez le gynéco pour qu’il fasse le boulot. Il s’agit, selon la juriste, d’un non sens, car ni les médecins ni les sages femmes ne seraient formés à donner ces informations, particulièrement dans un contexte où il faut aller de plus en plus vite.

Le positionnement du monde médical

Marie Hélène Lahaye constate que la médecine ne s’adapte pas aux nouvelles attentes des femmes. Il semblerait que toutes les plaintes de femmes victimes de violences obstétricales déposées à l’ordre des médecins aient été rejetées … Elle dénonce : une injonction à la passivité, de la violence dans des situations banales, des actes médicaux systématiques ainsi qu’une négation de la douleur : « vous ne pouvez pas avoir mal puisque vous avez la péridurale ». Selon elle, ce n’est plus l’interêt des femmes qui prime mais celui des médecins : « la péridurale sert aux soignants c’est beaucoup plus simple d’accompagner sous péridurale …la péridurale permet de faire une série d’actes médicaux ». Elle explique aussi que l’empathie que l’on pourrait attendre liée à la féminisation des gynécologues n’est pas aux rendez-vous car « ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on a deconstruit ce modèle patriarcal masculin…elles vont prouver qu’elles sont capables de faire aussi bien que leurs confrères masculins y compris dans la domination féminine ».

Mais là encore attention aux généralisations : des professionnels ont entendus, et réfléchissent à leurs pratiques. Dans le poadcast « Violences gynécologiques ou obstétricales mythe ou réalité? », sur France culture, sage femme et chef de service de maternité constatent l’absence d’explications données aux patients, un defaut d’information et un manque d’harmonisation des pratiques. Elles souhaitent donner plus de sens aux soins et prônent une évolution de la formation des professionnels de santé ainsi que la prise en compte nécessaire de l’histoire du patient.

Selon Michel Odent, chirurgien obstétricien, à l’origine du concept d’accouchement en salle de naissance:  » « il n’est pas possible aujourd’hui que persiste un tel hiatus entre ce qui se passe dans les maternités et ce qui est publié à la lumière des données scientifique actuelles« . Il revient sur la notion d’intimité : « les femmes devraient pouvoir accoucher dans un lieu intime et silencieux, dans la pénombre, où la température est suffisamment élevée et où elles ne se sentent pas observées. »

En vrac quelques phrases de professionnels à méditer, issues du podcast « le gynécologue et la sorcière » :

  • « Pour faire 5500 naissances je suis seul de garde...il y a des nuits où je dois choisir entre 3 césariennes laquelle est la plus urgente….un jour il ne va pas choisir la bonne et on le lui reprochera…
  • « La naissance est traitée à l’hôpital comme une maladie avec des quotas …on doit aller toujours plus vite et ça ne doit pas couter cher »
  • « Ce qu’on voit à l’hôpital c’est le contrôle du corps des femmes en permanence…laisser une marche de manoeuvre aux femmes ça inquiète …on intériorise le pouvoir du sachant…Les études de médecine sont empreintes de sexisme… la culture carabine consiste à stigmatiser les femmes pour désacraliser …
  • «  ça pourra changer si on arrête d’observer des gestes sans le consentement de la patiente « .

Apporter sa pièce à l’édifice

Il m’aura fallu deux grossesses pour comprendre : les femmes qui refusent la péridurale, celles qui ont recours à des Doulas, celles qui choisissent d’aller dans des maisons de naissance, celles qui accouchent à quatre pattes, celles qui accouchent à la maison. J’admire celles ont été actrices d’emblée, celle qui sont allées chercher l’information, celles qui ne se sont pas laisser dicter les choses. Si c’était à refaire, je ne sais pas quels seraient mes choix mais j’exigerais de me sentir considérée. Je ne vivrais plus ma grossesse et mon accouchement de manière passive. Je ne suivrais plus des protocoles sans poser de questions. Je me documenterais. D’ailleurs si j’avais écouté ces poadcasts avant mes grossesses , j’aurais probablement eu un autre positionnement. En me renseignant, j’ai compris qu’il existait un état d’esprit (patriarcal?) français. Certains pays pratiquent différemment, j’ai par exemple appris qu’aux Pays Bas 30% des femmes accouchaient à domicile. Chez nous, la pratique est encore mal considérée, le coût des assurance à payer pour les sages femmes est très dissuasif. Que penser de ces différences? J’ai aussi appris que les pratiques étaient très différentes d’une maternité à l’autre, alors que penser,par exemple, du fait que certaines maternités pratiquent beaucoup l’épisiotomies et d’autres quasiment pas?

Et si on remettait de l’humain dans tout ça ?

J’ai trouvé très intéressants les propos de Marie-Hélène Lahaye concernant la transmission et les relations mères-filles. A l’adolescence, j’enviais ma copine que sa mère accompagnait chez le gyneco. Je me disais que je ferais pareil avec ma fille. Aujourd’hui, j’ai changé d’avis. Je voudrais redonner une place à la transmission et échanger avec ma fille: pas comme une copine, ni comme une prof mais de femme à femme puisque c’est ce que nous sommes. J’ai dejà commencé en lui parlant de son corps, sans édulcorer. Nous avons abordé les notion de consentement, et d’intimité. Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain post. Je vous presenterai les livres qui me servent de support.

Conclusion: petit à petit l’oiseau fait son nid….

Un rapport récent sur le sujet commandé par la ministre de l’égalité homme/femme propose 25 recommandations. L’ordre des médecins n’a pas donné suite mais il a été approuvé par le conseil national des gynécologues et obstétriciens français. Une commission de promotion de la bientraitance en gynécologie a vue le jour. De plus en plus de langues se délient, des mouvements apparaissent tels #que paye ton utérus. C’est un bon début ! Affaire à suivre donc…

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hce_les_actes_sexistes_durant_le_suivi_gynecologique_et_obstetrical_20180629.pdf

Je vous partage les poadcasts que j’ai écouté à ce sujet

  • Ce poadcast « Le gynécologue et la sorcière » regroupe de nombreux témoignages.

Une création de Charlotte Bienaimé

Résumé « Paroles blessantes, propos déplacés, gestes brutaux, manque d’empathie, actes réalisés sans explications ni consentement, absence de prise en compte de la douleur… De plus en plus de femmes racontent les maltraitances et violences vécues lors de leurs suivis gynécologiques, de leurs IVG et de leurs accouchements. Comment expliquer ces pratiques ? Les faire changer ? Comment les femmes peuvent elles se réapproprier leurs corps, leur santé ? »

Je vous mets le lien du rapport sur les violences obstétricales. La lecture est un peu longue mais intéressante

  • Le poadcast « Violences gynécologiques ou obstétricales mythe ou réalité? » sur France culture

https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser-avec-rene-frydman/violences-gynecologiques-ou-obstetricales-mythe-ou-realite

Résumé : Après l’annonce de notre Ministre à l’égalité des hommes et des femmes sur les maltraitances faites aux femmes en juin de cette année citant que 75% d’épisiotomies étaient réalisées (chiffre faux puisqu’il en a que 20%) a suscité un débat repris par de nombreux journalistes en manque de buzz. Il n’en reste pas moins que l’écoute, l’information, l’adhésion aux propositions médicales sont en deçà de ce que l’on pourrait souhaiter.  Une  césarienne, la pose de forceps, de ventouses, l’expression abdominale, l’injection de tel ou tel médicament mérite avant pendant et après un dialogue explicatif.Certes les préparations à l’accouchement (huit séances remboursées par la sécurité sociale) ou à la parentalité ne sont pas suffisamment fréquentées. C’est pourtant un lieu d’information et de dialogue.  Le monde de la naissance a beaucoup évolué ces trente dernières années, présence du père, accueil du bébé dans la douceur, salle d’accouchement … Toutes ces évolutions doivent être prise en compte pour être le plus objectif possible.

Minute Papillon (3/3) : le grand débat ! Donner du temps aux familles

Parents sous pression, burn out parental, charge mentale …la période du post partum est délicate, l’enfant soude le couple mais le met également à mal. Bref, on en bave de la matrescence (nouveau concept dont je vous parlerai) à l’adolescence! Les émissions de télé , les articles de journaux et les podcasts se multiplient. Le sujet est vendeur car il touche une large proportion de la population. Peu importe la classe sociale, peu importe la culture, tout le monde est concerné (voila enfin un sujet qui fédère 🙂 . Il reste pourtant tabou dans la sphère politique. Comment en vouloir à nos élites quand même Pascal le grand frère et super nanny sont dépassés 🙂 Les questions d’ordre familial sont quasi absentes du grand débat récemment mené. Seule la situation des familles monoparentales a été brievement abordée. Le sujet est pourtant crucial car si nous ne donnons pas de temps à nos enfants qui le fera? Si la société n’accompagne pas dignement les familles en difficulté, que deviendront ces enfants, adultes de demain? J’ai eu envie de réfléchir à ces questions. Dans ce dossier, je vous partage sur plusieurs semaines mes recherches, mes lectures d’articles, de livres et les poadcasts que j’ai écoutés. Je vous parle du post partum, des violences obstétricales, de l’isolement des parents, de l’accompagnement à la grossesse, des dispositifs existants, des nouvelles initiatives, du féminisme , du congé parental, du travail invisible, de la place des pères. Pourquoi prendre le temps d’aborder ces sujets ? Parce que si nous nous taisons rien de changera.

1/Donner du temps et de la place aux papas

Pour palier à l’isolement des mères, un mouvement actuel prône un investissement plus important des pères. J’ai récemment lu dans un article du nouvel obs cette présentation peu flatteuse :  » Pendant que Madame n’est pas lavée , et qu’elle éclate en sanglots, il lui faut quelqu’un à ses côtés mais ce quelqu’un n’est pas là, ce quelqu’un travail, sifflote, mange une escalope à la cantine, prend une bière  » . Elle vous fait envie cette bière hein les filles? Surtout si vous allaitez et que vous n’en pouvez plus des Bucklers et des Tourtels. Mais voilà, vous êtes crevées, vos cheveux sont gras et la perspective de vous alcooliser seule en pyjama avec votre bébé en écharpe serait digne d’une émission TV sur M6 ou d’un rôle de Marina Fois au cinéma. Votre ainé vous dit que vous avez encore un bébé dans le ventre et on vous laisse la place dans le métro quand vous êtes seule… C’est vrai, les hommes n’ont pas à vivre tous ces désagréments (ils ne doivent qu’à eux-même leur bide à bière:) ! Ils n’ont pas à subir ces changements corporels, ni ces douleurs physiques, ni cet allaitement foireux. Je reconnais qu’il y a une forme d’injustice. Ils reprennent leur train-train pendant que nous vivons notre quatrième trimestre, le pire à mon sens! Alors géniteurs fuyards ou pas ? Je n’ai pas l’impression que les pères soient forcement plus contents d’être au travail qu’à la maison, enfin je ne pense pas qu’on puisse en faire une généralité. J’irais même plus loin, il me semble qu’ils subissent aussi une grande pression, celle « du bon père de famille » qui doit assurer pour subvenir aux besoins de sa famille sauf que maintenant en plus ils changent les couches! Y en a même certains qui font la vaisselle et la cuisine 🙂 ! Et comme Monsieur n’a pas accouché, il ne peut ni pleurer, ni se plaindre en disant que c’est la faute des hormones. Ces jeunes papas , je les trouve pour la plupart investis et j’oserai même dire épanouis dans un maternage qui ne va pas à l’encontre de leur masculinité(je dois avoir un super entourage, lançons nous des fleurs). Je pense qu’ils aimeraient jouer les prolongations et qu’ils sont privés de moments certes difficiles mais précieux de tête à tête avec leur enfant. Je parle de ces instants où la relation se tisse, où le parent apprend de son enfant (on oublie souvent que l’apport est réciproque) Alors oui ,il faut qu’ils prennent leur place pas uniquement pour partager la difficulté avec leur moitié mais surtout parce qu’elle leur revient de droit (je parle aussi bien de la place que de la difficulté:) … A nous les femmes de mettre sur le même plan le lien père/enfant que le lien mère/ enfant…Arrêtons de penser que nous avons l’apanage de la maternité parce que nous avons enfanté. A nous les femmes de ne pas attendre du père qu’il ressemble au notre ou à l’image caricaturale que nous pouvons en avoir. A vous les hommes, d’oser vous depatriarcaliser. A nous parents de lutter contre les déterministes. A nous de prouver à nos enfants qu’il n’y a pas de supériorité dans la parentalité en leur montrant l’égalité sur les taches ménagères et de maternage, en autorisant nos garçons à pleurer et à jouer à la poupée, en apprenant à nos filles à bricoler. Enfin, à la société de valoriser les taches parentales en commençant par la place des pères auprès de leurs enfants. L’Espagne a recemment opté pour un congé paternité de 8 semaines qui sera porté à 16 semaines en 2021, indemnisé à 100%…Prenons exemple... Une étude des chercheurs médical de Stanford a montré qu’en introduisant plus de flexibilité dans le congé parental (autorisant les pères à utiliser jusqu’à 30 jours de congé payé de manière intermittente dans l’année suivant la naissance de l’enfant) des bienfaits sur la santé de la mère étaient constatés, notamment une réduction des complications liées à l’accouchement et de l’anxiété post-partum (moins de recours aux antibiotiques et aux anxiolytiques) . Cette mesure répondrait donc à un problème de santé publique. Selon ces mêmes chercheurs, il est bénéfique aux familles d’avoir la possibilité de décider, au jour le jour, quand le père va rester à la maison. Il est vrai que pour le premier enfant nous ne sommes pas trop de deux à découvrir le rôle de parents, à apprendre tous ces gestes du quotidien, à réaliser qu’un petit être est totalement dépendant de nous. Personnellement c’est surtout pour le deuxième enfant que j’ai ressenti la nécessité d’être ensemble afin de gérer une toute nouvelle logistique (amener l’enfant ainé à l’école, lui apporter l’attention nécessaire…)dans un contexte de fatigue physique. Il faut constamment se réadapter, la précipitation engendre tensions et ‘incompréhensions. Bref laissez nous le temps…. Nous aurons toute la vie pour être performants au boulot mais ces premiers instants de la vie de nos enfants nous ne pourrons pas les revivre. Laissez nous prendre nos marques, trouver notre équilibre.

Père d’hier et père d’aujourd’hui

  • Le mode « servante écarlate » : Ça c’était avant? Pas tout à fait! j’ai souhaité parler à ma fille de la famille et de son évolution. Je voulais qu’elle sache que le statut de la femme a changé, qu’elle apprenne qu’il diffère selon les cultures. J’ai trouvé à la bibliothèque le livre.-  » La Famille » collection Mes petites questions éditions Milan. Il explique brièvement l’histoire de la famille. Nous avons pu parler de la place du père et de l’évolution des lois. Un long travail reste à faire car certaines pratiques ne sont pas révolues. J’ai pu constater dans mon activité professionnelle qu’au sein de certaines familles seul l’homme pouvait signer les documents administratifs concernant les enfants. La situation étant d’autant plus problématique que certains pères sont absents durant des mois.
  • Les pères d’aujourd’hui:
  • je vous mets en lien le site de Johan Bavman. Ce photographe a réalisé une série de clichés sur le quotidien des papas : des photos réalistes et émouvantes. http://www.johanbavman.se/swedish-dads/
  • Parce qu’il n’y a pas que les mamans qui téléphonent à leurs enfants:) : des messages vocaux de père dans tous leurs états!

https://www.arteradio.com/son/61660164/c_est_papa

  • Cet article parle de la présence des pères pendant l’accouchement, il est accompagné de photos très parlantes.

La grande question maintenant c’est qui seront les pères de demain ? Vous trouverez une réflexion sur cette question interessante dans les poadcasts suivants.

Ma selection de Podcasts :

Qui étaient les pères d’hier? Qui sont les pères d’aujourd’hui, quels sont leur quotidien. Qu’est ce qu’un homme féministe ? A t’on besoin des pères ? Qu’est-ce qu’un père? Comment éduquer le petit garçon qui sera l’homme de demain? Quelle place occupe la mère dans la construction du père? Des questions abordées à travers les écrits de grands auteurs, les interviews de professionnels et les témoignages de monsieur tout le monde.

  • Je vous partage ce poadcast d’Arte « un autre homme est possible » les enjeux de la mascunilité d’aujourd’hui , une création de Charlotte Bienaimé. Résumé : « Comment réfléchir à sa masculinité ? A l’heure des combats féministes et du mouvement #MeToo, comment se construisent les identités masculines ? Quels stéréotypes de genre pèsent sur les hommes ? Quels rapports de domination existent entre eux ? Pourquoi certains vont jusqu’au viol ? À l’inverse des masculinistes qui cherchent à retrouver une virilité perdue, comment déconstruire ses pratiques de domination, ses injonctions intériorisées à la virilité ? C’est ce que j’ai cherché à comprendre dans ce podcast. Parce qu’interroger les masculinités est un enjeu féministe, une pratique nécessaire pour faire changer les rapports de domination. » Des sujets abordés à travers un regard anthropologique, et sociologique. Des témoignages de garçons danseurs, d’hommes refusant l’évolution de la société ou empruntant la voix du féminisme après une remise en question personnelle .

https://www.arteradio.com/son/61659963/un_autre_homme_est_possible_8

  • Dans ce poadcast  » Etre père sans plonger dans la masculinité toxique » un papa du quotidien raconte le chamboulement de son quotidien suite à sa paternité. Il évoque aussi les conséquences sur son couple, peut-être que vous vous reconnaîtrez dans son récit. Il est bon de savoir que les difficultés ressenties sont partagés par de nombreux parents.

https://podtail.com/fr/podcast/la-matrescence/etre-pere-sans-plonger-dans-la-masculinite-toxique/

  • Pour les littéraires et ceux qui s’intéresse à la psychanalyse, l’émission »les chemins de la philosophie  » de France culture à réalisé un dossier « le père » constitué de 4 poadcasts. La place du père est abordé à travers l’oeuvre de Shakesperare et de Dostoïevski. Père idéal ou monstrueux, l’émission m’a donné envie de lire ces classiques. Le complexe d’oedipe est évoqué aussi bien au travers la littérature que du point de vue psychanalyste. J’ai été particulièrement interpelée par le prisme du père en tant que construction culturelle. Selon Lacan c’est la mère qui fait le père, à bon entendeur Mesdames 🙂

https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie

  • Je vous conseille ce poadcast « J’élève mon fils ». Il évoque la façon d’élever ce garçon qui sera un homme et un père de demain. Il nous fait réfléchir à nos pratiques. J’ai mis un peu de temps à accrocher avec l’interview. J’ai trouvé la deuxième partie beaucoup plus intéressante. Si j’avais eu un fils, est-ce que j’aurais osé l’habiller en rose ou lui donner des barbies? Est-ce que je me serais adresser à lui de la même façon? Est-ce que l’aurais inscrit à la danse? Je ne sais pas. Je répète souvent à mes filles qu’elles sont belles mais est-ce que je leur dis aussi fréquemment qu’elles sont intelligentes ? Il m’arrive de dire en parlant de mes filles et des fils d’amis « on va les marier, ou fait lui un bisous ». Tous ces comportements sont abordés dans ce poadcast. L’idée n’est pas de tout changer et de se dire que l’on a mal fait! Il s’agit plutôt de réfléchir à ce que l’on veut transmettre et à l’impact de la société de consommation sur nos choix. J’ai appris avec étonnement que les jouets dans les années 60 étaient beaucoup moins genrés. Les stéréotypes d’aujourd’hui ne dateraient donc pas d’hier, intéressant…

Résumé : Quel rôle jouons-nous en tant qu’adultes dans la fabrique des garçons ? Comment élever un petit garçon bien dans ses baskets ? Élever un individu de genre masculin dans une société profondément sexiste soulève bien des questions, auxquelles Aurélia Blanc a longuement réfléchi, et dont nous discutons dans cet épisode. Quels jouets, quels vêtements, quelles activités choisir ? Comment éduquer aux émotions, à l’intimité, à la sexualité ? Comment, en tant que parents féministes, s’interroger sur nos propres mécanismes sexistes ? 
Journaliste féministe au sein du magazine Causette, mère d’un petit garçon d’un an et demi, Aurélia Blanc vient de publier « Tu seras un homme – féministe – mon fils ! ». Dans ce manuel d’éducation antisexiste, elle réfléchit à comment éduquer « des garçons libres et heureux » en prenant le contre-pied des stéréotypes de genre auxquels ils sont constamment exposés, à travers une éducation libre et non-genrée. https://www.binge.audio/jeleve-mon-fils/

Affiche d’Elise Gravel , illustratrice , je vous conseille d’aller faire un tour sur son blog ! Les affiches téléchargeables constituent un bon support pour parler aux enfants.