La préparation et l’accueil d’un petit nouveau dans la famille

Je pensais ne pas faire de préparation à l’accouchement pour mon 3ème enfant, les motifs : faute de temps et parce que je connaissais déjà le contenu proposé par l’hôpital. Pour ma première grossesse, les rencontres à la maternité m’avaient permis de me familiariser avec les lieux mais le contenu de la préparation ne m’a pas vraiment marqué. Malgré tout, il y a quelques temps, j’ai commencé à cogiter sur la peur du post-partum, surtout concernant la gestion du quotidien : 3 enfants à la maison ça met la pression ! Durant ce confinement, j’ai ressenti des inquiétudes exacerbées par le contexte : je me suis imaginée accoucher seule, dans un environnement peu sécurisant. Je voulais alors reculer un maximum le moment d’accoucher ! J’ai ensuite ressenti le besoin de me préparer, de me remplir de positif et de confiance en moi. Troisième grossesse ou pas, j’ai pris conscience qu’ il restait important de se mettre dans un état d’esprit pour accueillir un enfant et de prendre du temps pour soi. J‘ai suivi les conseils de proches en lisant le livre « Le mois d’or » et j’ai bénéficié de la préparation à la grossesse virtuelle de Karine la sage femme sur Quantikmama. Au départ, cette démarche renforçait mon amertume et ma crainte de l’isolement en mettant l’accent sur la place centrale occupée par l’entourage dans cette aventure. Mais progressivement, je me suis laissée guider, en appréciant particulièrement que les auteurs considèrent la grossesse et le post partum comme une période sacrée de la vie, comme un rite initiatique. J’ai eu un déclic, celui d’arrêter de culpabiliser de prendre du temps pour ma grossesse , enfin plutôt de m’y autoriser enfin alors que j’avais jusqu’alors du mal à l’investir. Aujourd’ hui, je suis plus en phase avec moi même et plus confiante pour la suite des événements. Dans ma conception , la préparation ne me concerne pas uniquement, c’est toute de la famille qui va être impactée par l’arrivée de ce tout petit. C’est ce qui m’a amenée à avoir pas mal d’échanges sur le sujet avec mon mari et à inclure mes filles dans ce processus.

Je vous partage les éléments qui m’ont intéressés et que je tente de mettre actuellement en pratique.

Mes Sources inspirantes :

Livre le mois d’or :

Un ouvrage qui traite du post partum, je le trouve particulièrement interessant dans le cadre d’une première grossesse.

La préparation virtuelle proposée par Karine La sage Femme et Julie Bonapace

Il s’agit d’une approche holistique qui prône une conception de l’accouchement naturel, le rapport au pharmaceutique n’est pas dénigré mais il n’est pas considéré comme un automatisme.

Même si vous vous orientez vers un accouchement médicalisé (ce qui est mon cas) avec péridurale, cette approche est intéressante car elle nous apprend à mieux connaitre : les étapes de l’accouchement, ce qui se passe dans notre corps , et les enjeux psychologiques. Le contenu est bien plus étoffé que celui qui m’a été proposé par la maternité. La préparation à la gestion de la douleur aide à gérer le travail et l’accouchement. Dans le cas où vous ne pourriez pour X raison pas bénéficier de la péridurale vous ne seriez pas prise de cours. On ne sait jamais de quoi sera fait demain!

Vous trouverez sur Site Quantikmama https://quantikmama.com (préparation payante) des vidéos et podcasts sur :

  • la préparation à l’accouchement.
  • La gestion de la douleur
  • Le post partum
  • Des méditations

Qui prodigue cette préparation?

  • Karine la sage femme : Karine est sage femme et doula. Elle est spécialisée en approche quantique.
  • Julie Bonapace a inventé la La méthode Bonapace de préparation à la naissance. Cette approche sert à contrôler la douleur durant les dernières semaines de la grossesse et pendant l’accouchement. La démarche se base sur plusieurs recherches et a pour objectif d’augmenter les compétences du couple à vivre la période périnatale. Elle est enseignée est utilisée dans les maisons de naissances et les maternités des hôpitaux du Québec.

La partie sur le post partum prône une approche de la parentalité proximale (allaitement, cododo, portage…) . Elle donne des conseils favorisant le retour à l’équilibre psychologique et physique de la mère, le bien être du couple et de la famille en général .

Les prises de positions et le travail réalisés par Marie Hélène Lahaye

Marie Hélène Lahaye est une Féministe, blogueuse , auteur du blog « Marie accouche là « qui traite particulièrement de la question des maltraitances dont peuvent être victimes des femmes pendant et autour de la période de l’accouchement.

Ces articles m’ont permis d’approfondir ma réflexion sur la médicalisation de l’accouchement et la considération sociale du post partum , aboutissant à une affirmation de mes choix et de mes convictions. Nous sommes là dans le cadre du militantisme !!!

Les travaux de Michel Odent :

Je n’aurais malheureusement pas lu ses livres avant mon accouchement mais j’ai consulté de nombreux articles concernant ses prises de positions.

Michel Odent était chirurgien obstétricien, il est à l’origine du concept d’accouchement en salle de naissance:. Il a mis en évidence « la persistance d’un hiatus entre ce qui se passe dans les maternités et ce qui est publié à la lumière des données scientifique actuelles » , en prônant notamment un retour à l’intimité. Selon lui, « les femmes devraient pouvoir accoucher dans un lieu intime et silencieux, dans la pénombre, où la température est suffisamment élevée et où elles ne se sentent pas observées. »

Les conseils de Bernadette de Gasquet

Je me suis intéressée à ses conseils concernant les positions à adopter durant le travail et l’accouchement. Ainsi qu’à ses méthodes pour aider notre corps à gérer les douleurs et se remettre de l’accouchement : ceinture physiomat et rééducation abdominale.

Médecin et professeur de yoga, Dr Bernadette de Gasquet associe dans son travail l’approche corporelle, les savoirs traditionnels et la médecine moderne. L’approche du Dr de Gasquet a des applications non seulement dans la maternité mais dans le travail des abdominaux, la protection du dos, du périnée, la relaxation, la respiration, les problèmes de transit et concerne tous les âges de la vie.

pour en savoir plus : http://www.leslouves.com/accouchement-et-post-partum-se-preparer-en-ligne-avec-la-methode-de-gasquet/?fbclid=IwAR3uucZ8jz-9THJELd2G5GoQYarfOvQCgxxCF3HHiLWACkg9cSQqn9PW_mI

Les approches concernant l’accueil du bébé d’Isabelle Filliozat , psychothérapeute.

1/ Preparer l’accouchement

  • Se projeter, mentaliser : tenir un journal de grossesse avec ses souhaits de naissance, visualiser son accouchement de manière positive et répétitive avec de plus en plus de détails, s’imaginer vivre son post partum et écrire « son mois d’or » idéal, avoir une discussion de couple sur l’organisation autour de la naissance (le livre le mois d’or propose une liste de questions à se poser en couple pour guider cette réflexion) , aménager son intérieur (investir dans un lit King Size a changé notre vie!), chercher des relais, congeler des petits plats pour être tranquille à l’arrivée du bébé (j’avais vraiment joué le jeu pour la naissance de Faustine et j’en étais très contente mais je n’ai pas eu le courage pour mes autres grossesses)

Concernant mes souhaits de naissance, je souhaite avoir un accouchement le plus naturel possible. C’est à dire éviter au maximum d’être déclenchée. J’ai déjà vécu un déclenchement et je ne remets pas en cause les raisons médicales mais je n’ai pas été informée sur cette pratique (surement pour ne pas m’inquiéter mais tout de même j’aurais aimé savoir). Il existe, en effet, un risque non négligeable que le col ne se dilate pas et que le bébé supporte mal des contractions qu’il n’est pas prêt à subir, un recours à la césarienne est plus souvent envisagé dans ce contexte. J’envisage également de pouvoir adopter d’autres positions que la position gynécologique contrairement à mes deux autres accouchements. Je ne savais pas jusqu’alors que je pouvais aider mon bébé à venir à ma rencontre! La péridurale me rassure mais je comprends celles qui font le choix de la refuser. Je suis apaisée d’avoir suivie une préparation qui me donne confiance au cas où je n’en bénéficierais pas. Mon autre souhait concerne le désir de calme et de silence à l’arrivée du bébé ainsi que l’assurance qu’il puisse bénéficier des soins qui favorisent sa santé (cf cordon ombilical) . Concernant la recherche des relais, nous ne pourrons probablement pas faire appel à la famille en post-partum mais nous avons décidé que l’accueil du bébé et la recherche d’un nouvel équilibre familial serait notre priorité, nous ferons passer tout le reste après : situation professionnelle, maison rangée, devoirs des enfants… C’était important d’avoir une discussion de couple à ce sujet et d’être raccord. j’avais repris très vite « mon intendance » après la naissance de ma deuxième fille parce que je me sentais en forme . Un mois plus tard sont apparues des douleurs au niveau du sacrum/hanche , elles ont duré plusieurs mois. Je me suis toujours demandée si ce n’était pas la résultante de cette reprise d’activité trop rapide, une sorte d’effet boomerang.

Je vous partage également mes souhaits de post partum pour cette ultime expérience du mois d’or : du calme dans la chambre, des moments de tête à tête avec le bébé, peu de déplacements et de visites, passer du temps au lit, moins d’usage du smartphone.

  • être au sommet de sa santé : consommer des aliments riches en fer et en vitamines C. J’ai consulté les études réalisées à ce sujet, Les dattes et la tisane de framboisier auraient une influence sur l’accouchement. Les dattes contiendraient de l’ocytocine ce qui leur permettrait d’exercer une action sur les contractions utérines. Leur consommation régulière ( 5/6 par jour à partir de 36 semaines de grossesse) le dernier mois de grossesse réduirait considérablement le temps d’accouchement. Je teste actuellement, je vous ferai un petit retour. Ne souhaitant pas accoucher en avance, j’avais peur d’en faire trop mais le dernier mois de grossesse entamé , c’est plutôt bien que le col soit déjà ouvert en fait (confirmation par la gynécologue qui me suis actuellement) . Il faut voir les séquences de contractions durant les dernières semaines comme une embarcation vers le travail, vers la rencontre avec notre bébé. Au 3ème trimestre, ne ne devrions donc pas hésiter à marcher, nager, nous accroupir, pour faciliter l’ouverture du col de manière naturelle et progressive (avoir en tête : » mon col va être le reflet de la manière dont je me comporte« .) Comme dirait Karine la sage femme : « c’est du travail gratuit pour l’accouchement. » Donc je prends, je prends, je prends. Personne ne me l’avait jamais dit, il m’aura fallu 3 grossesses pour envisager les choses sous cet angle !
  • Découvrir sa propre histoire de naissance : Nous avons grandi dans un contexte de médicalisation, les échanges entre femmes sur l’accouchement sont empreintes de tabous ou envisagés sous l’angle de la douleur et de la crainte. Cette carence de transmission est relatée dans beaucoup d’écrits, un retour à la sororité est souhaité par de nombreuses femmes. Dans sa préparation à l’accouchement, Karine la sage femme nous encourage d’ailleurs à parler avec notre mère de notre naissance et à observer les mots utilisés (connotation positive ou négative). Nous verrons dans un autre paragraphe que le vécu de l’accouchement impacte le devenir de l’enfant et de la relation avec ses parents également.
  • Etre bien informée, participer aux décisions de santé : j’en avais déjà parlé dans un article précédent. Il faut oser, notre consentement pour certains actes est indispensable. Les soignants ont un devoir d’information. Ne vous censurez pas, posez des questions et dite parfois dire « non ». La encore, il m’aura fallu 3 grossesses pour adopter ce positionnement. Vous pouvez rencontrer plusieurs sages femmes en libéral et choisir celle avec laquelle vous vous sentez le mieux, choisir le lieu de naissance en fonction de vos attentes est également important. J ‘ai choisi l’hôpital public car mes grossesses sont à risques en raison de troubles de la coagulation sanguine mais j’aurais préféré accoucher en maison de naissance. Le critère géographique me semble important, la maternité se situe vraiment à côté de mon domicile. Un vrai point positif : elle donne une place importante aux papas , en les incluant dans la préparation à l’accouchement. Pour cette dernière grossesse , j’ai fait attention au choix du médecin (ma gynécologue de ville n’assurant pas les suivi de grossesse, j’ai été suivie à la mater ) , j’ai fait en sorte qu’elle soit ma seule interlocutrice . Elle a adopté un positionnement respectueux à mon égard. J’ai vu la différence avec mes grossesses précédentes : pas d’examen vaginal systématique, les pesées à la maison, une demande de consentement avant chaque acte. C’était très important pour moi. Je regrette qu’elle ne soit à mes côtés le jour J. Même si j’ai conscience que c’est difficile de faire autrement, je trouve que le turn over de plusieurs sages femmes durant les accouchements n’est pas idéal, le mieux étant d’avoir crée un lien avec la personne au préalable et qu’elle soit présente du début à la fin. Pour mon deuxième accouchement, la sage femme m’a dit » bye bye » juste au moment de l’expulsion de bébé, elle terminait son service. Bien sur , j’ai compris son départ mais je ne l’ai pas très bien vécu pour autant.
  • Vivre des moments de solitude avec son bébé , lui raconter la naissance, lui parler : les interactions avec l’enfant commencent durant la grossesse, il nous reconnait à la naissance. Pour ma première fille, j’avais beaucoup investi la relation avant la naissance, je passais de longs moments à interagir par des mouvements et je lui parlais. Malheureusement ce n’a pas été le cas pour mes grossesses suivantes. Ces moments d’isolement en pré-natal sont proches d’une forme de méditation. Ils sont nécessaires pour établir une connexion avec le bébé et se retrouver soi-même. Alors surtout ne culpabilisez pas de prendre ce temps, dites vous que ce sont des instants uniques et précieux et que les corvées peuvent attendre!
  • Vous pouvez vous renseigner sur les positions qui facilitent l’accouchement et réduisent les douleurs durant la grossesse : certains exercices peuvent être réalisés avec son partenaire avant et pendant l’accouchement, ils concernent : la symphyse pubienne, l’alignement de l’utérus, le relâchement du sacrum… Ils sont expliqués sur Quantikmama par Julie Bonapace. Sachez également que les douleurs durant la grossesse ne sont pas une fatalité, à la maternité on m’a souvent dit qu’il fallait « faire avec « , pourtant il y a des choses à tenter ! Vous pouvez vous faire aider par un ostéopathe ou vous munir de certains « outils ». La sciatique est mon ennemi depuis quelques temps, mais j’ai trouvé un allié : le siège Feagar (une révélation). J’ai aussi testé la ceinture physiomat recommandée par Bernadette de Gasquet qui sert à maintenir le bassin pendant la grossesse et à réduire les douleurs après l’accouchement. Je dois reconnaitre que je n’ai pas vraiment investi cet outil mais il me servira peut être en post-partum. Sachez également que rien ne vous oblige à rester statique pendant le travail qui peut être favorisé par certaines positions (vous pouvez aller sur le site de Gasquet, vidéo gratuite en ce moment) , ni à accoucher en position gynécologique. Encore une fois, il m’aura fallu 3 grossesses pour avoir accès à ces informations. Je vous encourage donc à regarder cette vidéo avec votre partenaire : https://www.degasquetonline.com/courses/take/extrait-gratuit-programme-yoga-pre-natal-de-gasquet/lessons/11553161-accouchement-positions-et-poussee

Je kiffe ce siège et je ne suis pas la seule : mon mari n’arrête pas de me le piquer !!

Préparer les enfants ainés

Réaction en fonction des ainés de l’âge :

  • entre 1 et 2 ans : relations pas forcement flagrantes entre les enfants
  • entre 3 et 4ans : les enfants verbalisent ce qu’il ressentent et peuvent proférer des propos qui horrifient les parents
  • A partir de 6 ans : les ainés changent d’attitude. Il peuvent se sentir en compétition et tenter de s’approprier le bébé.

Idées à partager :

  • Attiser la curiosité de l’enfant avant l’arrivée du bébé : faire sentir les coups de pieds du bébé, lire des histoires sur la naissance.

Je vous propose quelques supports :

Nous avons passé un moment agréable avec les filles à lire «  Le ventre de ma maman » de Joe witek ». J’adore cette collection tendre aux jolies illustrations. Ariane a apprécié le côté ludique avec les petites fenêtres à ouvrir pour voir le bébé joyeux dans le ventre. Cette activité nous a permis de nous centrer sur lui! Les filles se sont amusées à toucher mon ventre et à sentir bouger leur petit frère. Elles lui ont aussi parlé et chanté des chansons. Une belle façon d’entrer en communication, d’attiser la curiosité d’Ariane(qui se demandait si elle aussi avait un bébé dans le ventre 😂), et de se projeter dans une nouvelle vie à 5!!! Une occasion aussi pour moi de me poser et de prendre à nouveau conscience de la beauté de porter la vie.

 « Maman, comment on fait les Bebes? Vous y pensez très fort et il arrive c’est ça ? Non mais la graine du papa elle rentre comment ? » alors on est rentré dans le vif du sujet, au programme petite leçon d’anatomie et une fifi très attentive. Nous beaucoup aimé ce livre de la collection Balthazar! Donc voilà maintenant, elle sait que le père Noel n’existe pas, ni la petite souris, ni les cloches et que les papas et les mamans se collent très fort pour faire les bébés 🙂 Une sacrée année de CP !

  • J’ai retrouvé ce livre de Babette Cole que ma mère avait acheté quand ma sœur est née, j’avais 9 ans… je me rappelais des illustrations, ce thème avait du bien attiser ma curiosité !
  • Le préparer au « non » pendant la grossesse et l’ aider à s’autonomiser : j’ai dit rapidement à Ariane que je ne pouvais plus la porter. De manière générale, je demande aux filles de s’investir davantage dans la vie de la maison et de m’aider: Faustine fait son lit, elles rangent leurs chambres, et elles mettent la table .
  • Ne pas lui présenter le bébé comme un futur copain de jeu : aller chez des amis qui ont un nouveau né, lui montrer des photos de sa propre naissance
  • L’associer au choix du prénom : petit bémol quand même à ce sujet , je dois avouer que ça fuite donc j’hésite à vous le conseiller. Je garde pourtant un très bon souvenir d’avoir choisi le prénom de ma soeur avec ma mère et mon père à l’âge de 9 ans.
  • Faire la liste à l’enfant des avantages et des inconvénients à être plusieurs : nous avons passé un moment sympa à faire cette liste avec Faustine, Ariane écoutait attentivement. Voici les avantages à être grande soeur : » un jour quand ils sont grands on peut jouer avec eux , en fait on joue déjà avec eux même aux jeux de bébés et c’est bien quand même, on peut donner le biberon, on fait des sorties tous ensemble en famille, ma petite soeur elle vient dans mon lit me faire des câlins et des bisous, les bébé sont drôles on peut les faire rire et leur faire faire à dada »Voici la liste d’inconvénients : «  Ils ne sentent pas toujours bons, ils sont énervants quand : ils tapent et ils allument et éteignent la lumière, montent sur la table, il faut partager papa et maman qui passent beaucoup de temps avec le bébé« .
  • Préparer avec ses ainés la valise de grossesse : c’est Faustine qui a choisi la tenue du bébé , elle était ravie et moi aussi.

Accouchement : le jour J

  • on ne sait toujours pas ce qui déclenche le signal de l’accouchement: chacune d’entre nous a un temps de gestation correspondant à la maturation du bébé. Les chercheurs ont mis en évidence des éléments maternels , mais également foetaux : facteurs hormonaux, maturation, marqueurs génétiques, facteurs psychologique.
  • C’est un travail d’équipe : le bébé doit trouver son chemin, pendant longtemps, l’accouchement a été considéré comme un traumatisme dévastateur pour le bébé mais en réalité il est massé par les contractions qui le poussent vers le bas. La maman doit se saisir de la douleur pour l’écouter : ne pas entrer en résistance contre les contractions, accepter l’ouverture ( éviter de bloquer son souffle , profiter du temps de pause). Le partenaire protège et soutien sa famille. Certains hôpitaux proposent des préparations à la grossesse qui lui sont destinées , sur le site quantikmama un poadcast leur est dédié. Le partenaire applique des gestes qui visent à soulager la douleur . Il est le gardien des souhaits de naissance. Durant mon accouchement précédent, on ne m’a pas demandé mon consentement pour certains actes. Dans un état second, je n’ai pas pu manifester mon désaccord. J’ai demandé à mon conjoint d’être vigilant pour cet accouchement à venir (vous allez dire que je suis méfiante, je précise que c’est la médecin qui me suit à la maternité qui m’a prodigué ce conseil :). Vous comprenez donc l’importance d’avoir une discussion de couple au préalable sur les souhaits de naissance (pour nous :vigilance par rapport au cordon, pas d’intervention de stagiaire, du calme à l’arrivée du bébé, pas de smartphone… )
  • l’état psychologique et émotionnel de la femme influence l’accouchement : s’entourer d’objets et de gens qui augmentent la création d’ocytocine (Faustine m’a donné des dessins et un petit carnet de surprises : elle était ravie de cette mission) , avoir confiance en son bébé , avoir à l’esprit que chaque contraction vous rapproche de votre bébé, oser poser des questions au personnel soignant.
  • Comprendre la douleur aide : Ce sont les contractions qui font mal. le col s’ouvre (bas du ventre qui tire), la douleur peut être osseuse (sacrum), la femme peut sentir: une pression dans les fesses , des douleurs aux jambes , les contractions peuvent faire vomir (on dilate pendant ce moment là, bon signe) . Les muscles de l’utérus vont pousser le bébé vers le bas et favoriser l’ouverture du col. Les ligaments autours de l’utérus s’étirent , des récepteurs d’ocytocine sont présents dans l’utérus (c’est pour ça qu’il est important de fabriquer cette hormone durant tout le 3ème trimestre, à l’accouchement et en post partum!) Les douleurs vont varier en fonction de la position du bébé. Il faut se rendre à l’hôpital quand les contractions sont régulières toutes les 4/5 minutes et durent 45 à 60 secondes.
  • la crainte de ne pas arriver à temps est souvent présente mais c’est rare. La difficulté se situe plus dans le fait de ne pas partir trop tôt. Si les contractions débutent durant la nuit , il faut éviter de se laisser impressionner et de se mettre en branle immédiatement. Le mieux est d’essayer de dormir pour économiser son énergie et ne pas arriver épuisée à la phase de travail actif. Le travail peut être long, souvent la latence est prolongée parce que bébé cherche son positionnement. Il est préférable de vivre ce moment à la maison, de toute façon si vous vous vous rendez à la maternité vous serez renvoyée chez vous. Les études montrent que les femmes admises rapidement pendant la période de latence vont vivre plus d’interventions.
  • Prendre un bain chaud pendant les contractions (sauf si rupture poche des eaux, une douche sera préférable) accélère la dilatation et diminue la douleur (le papa peut arroser le dos avec de l’eau chaude). Si les contractions s’estompent c’est que vous n’allez pas accoucher maintenant!
  • Les positions peuvent aider : au moment de l’ouverture du col, vous pouvez faire des rotations de bassin sur le ballon, adopter des positions de gravité : positions vers l’avant (4 pattes avec une jambe en l’air…), vous pencher en vous accoudant sur une table, vous accroupir,. L’autre parent peut « soulever » votre ventre pendant 10 contractions, il peut faire des pressions sur votre sacrum vers les fesses et sur les crêtes iliaques . Ces positions sont compatibles avec la péridurale et seront dans tous les cas bénéfiques pour aider votre bébé à s’engager dans le bassin. Il faut écouter son corps, son intuition, ressentir et adopter les positions de manière instinctive. Il faut avoir en tête qu’on peut aider son enfant à naitre en étant acteur de son accouchement. Pendant la phase active , il faut éviter de se tasser assise sur la table d’accouchement. Tous les bébés se présentent en oblique, il faut trouver le côté ou faire de la place. Le bébé a plus de travail à réaliser quand la femme est allongée sur le dos. l’accouchement est facilité lorsqu’il peut s’engager sur le côté car il n’a pas à lutter contre l’apesanteur , à 4 pattes le périnée est déchargé. En position gynécologique , on peut aménager la position avec étriers en demandant à ce qu’il soit mis en » chasse neige » pour ouvrir l’arrière du bassin, descendre la table pour libérer le périnée et limiter l’appui sur le sacrum, ajouter des poches de liquide pour libérer le centre du sacrum et coccyx. (cf vidéo Gasquet)

Il faut savoir qu’après l’arrivée du bébé, la femme accouche de son placenta (délivrance artificielle en cas de péri) . Cette information n’est souvent pas donnée au femmes. Sachez également que vous avez le droit de refuser une suture : en cas de déchirure légère ce n’est pas forcement recommandé.

  • Avoir la vessie vide

L’ Accueil du nouveau né

  • l’accueil à l’accouchement doit prendre en compte la dimension psychique de l’événement pour les parents et l’enfants . Le bébé a besoin de retrouver les bruits du coeur de sa mère et l’odeur du liquide amniotique. Les premiers instants de rencontre ont un impact sur l’attachement d’où l’importance du peau à peau, de toucher le bébé et de lui parler. Selon Françoise Dolto, l’enfant garderait en mémoire toute sa vie inconsciemment les paroles prononcer à ce moment là : « les paroles qui ont été dites s’écrivent comme des destins ». Les propos des personnes présentes peuvent aussi marquer la mère et le père car l’état de réceptivité est amplifié. Par la suite, les problèmes alimentaires, d’endormissements et terreurs inexpliquées des bébés sont quelques uns des symptômes qui incitent la plupart des professionnels de la petite enfance à se faire préciser les conditions de l’accouchement pour y trouver une source d’interprétation.

Attendre 3 à 5 minutes pour couper le cordon pour que le bébé récupère tout son sang (recommandations de l’OMS). Ne pas le couper avant la sortie du placenta ou que le cordon n’ai cessé de battre. https://www.who.int/elena/titles/cord_clamping/fr/, https://quantikmama.com/ne-coupez-pas-le-cordon-de-mon-bebe/

Quelques repères post accouchement :

  • première tétée intuitive dans la première heure ( le colostrum est rempli d’anticorps, il aide à protéger les intestins du bébé ), attention à la position pour l’allaitement : le ventre du bébé doit être contre le ventre de la mère.
  • le nouveau né va dormir beaucoup les premières 24h/ le mieux est de suivre son rythme et d’en profiter pour se reposer également !!!
  • peu de tétées les premières 24h puis tétées toutes les 2/3h.
  • ne pas s’inquiéter s’il régurgite le liquide restant dans ses poumons
  • Première selle (méconium : noires) et urines dans les 24h
  • Jour 2 : 2 pipis caca
  • jour 3 : selles de transition
  • Jour 3 montée de lait : le bébé stimule la production par ses pleurs
  • poussée de croissance au bout de 7 à 10 jours : le bébé tête beaucoup
  • 3ème semaine : fausse routine, le bébé reste imprévisible

Bon à savoir :

  • un bébé n’ a pas besoin de beaucoup d’affaires (pas besoin d’une gare robe énorme et de trop d’objets de puériculture )
  • les tétées groupées (souvent le soir) ne sont pas un signe ce manque de lait
  • ne pas lui chanter de berceuses au bébé la nuit pour qu’il distingue rapidement la nuit et et le jour
  • Avoir en tête que les premières expériences du nourrisson quant à la satisfaction de ses besoins sont fondatrices , elles restent physiologiquement ancrées en lui : le nourrisson à besoin de dormir en entendant les bruits de ses parents et en sentant l’odeur de sa maman, la séparation précoce ne conduit pas vers l’autonomie mais vers la peur de l’abandon et la dépendance relationnelle (Isabelle Filliozat Psychothérapeute)
  • Avoir en tête que les pleurs sont un outil naturel de réparation et qu’ils peuvent être l’expression de tensions accumulées. Un bébé posé des heures dans un berceau accumule de la tension. Ne pas chercher à faire taire les pleurs mais les favoriser pour que l’enfant se libère. Si le parent n’intervient pas, le bébé considère ses émotions comme dangereuses. Le laisser pleurer peut avoir un effet sur sa croissance, le niveau de stress entraine également des dommages sur le cerveau.

3/ Le post partum pour les parents :

Quelques repères concernant la maman :

  • Juste après l’accouchement, ne pas se lever toute seule car risque de malaise . A savoir : à partir du second accouchement la femme peut subir les tranchées (douleur liées à l’utérus qui se remet en place qui durent environ deux jours) quand elle allaite. Nous n’en sommes pas toujours informées, vider la vessie avant allaitement peut aider.
  • la maman doit faire face à des restructurations de son cerveau : on sait que les premiers temps de rencontre influence l’avenir de la relation, la situation mentale de la mère et l’équilibre familiale. A J3 post accouchement : la montée de lait a lieu , l’éjection du lait dépend de son état émotionnel. L’hormone ocytosine très présente durant la grossesse et l’accouchement chute et soumet la mère à un bouleversement hormonal qui la rend émotive. La mère a besoin d’un contexte propice au maintien de la production de cette hormone en post partum pour cela elle a besoin d’un environnement calme , d’une alimentation saine et d’être éloignée du stress, et surtout de s’autoriser du repos. Elle a besoin de la présence de l’autre, que l’on pense à son bien être. Elle peut également avoir des pensées parasites de types phobies d’impulsion (cf lien ci dessous). Elle doit dépasser les clichés de la représentation sublimée qu’elle avait idéalisée, faire le deuil de l’accouchement et du bébé idéal. Je vous partage les propos de Marie Hélène Lahaye à ce sujet : » Elles seront en plus terrassées par une grande fatigue surtout si elles ont un bébé normal qui se réveille donc plusieurs fois par nuit.C’est dans ce contexte de grande vulnérabilité qu’elles devront tout apprendre : changer une couche, donner le sein ou le biberon, enfiler les vêtements sur un petit corps si fragile, prendre soin d’un nouveau-né alors que beaucoup d’entre elles n’en n’ont jamais tenu dans les bras. Leur entourage ne sera pas toujours soutenant. Elles entendront des conseils contradictoires, des injonctions douteuses, des dépréciations et des jugements, mais elles ne bénéficieront que de très peu d’aide utile. »
  • Le corps est en remaniement pendant plusieurs semaines , Comment l’aider?

1/ besoin de repos et de lenteur . J’ai appris pour cette troisième grossesse au travers de mes lectures qu’il était déconseillé de porter des charges lourdes et conseillé de favoriser les positions horizontales en post partum, personne ne m’en avait parlé avant, pas meme le personnel de la maternité!!!! Pourtant maintenant ça me semble évident! Marie Hélène Lahaye met en exergue dans ses écrits l’injonction faite aux femmes à rester femmes et bonnes épouses : « la pression a vite reprendre une activité sexuelle, a réaliser la rééducation du périnée rapidement, Il s’agit tout d’abord de nier les transformations physiques liés à la grossesse et à l’accouchement. Le ventre flasque, les vergetures et les kilos de trop doivent être effacés au plus vite.La société envoie même aux hommes des messages compatissants sur la difficulté pour eux de voir leur femme les délaisser au profit du bébé.  » Je tiens à préciser que cet état d’esprit n’est pas le fait que des hommes mais égalementdes femmes elle mêmes et d’une partie du personnel soignant. Le congé maternité court est considéré comme reposant alors que ce n’est pas la réalité pour la majorité des familles.

Dans sa préparation à la grossesse, Karine prône la douceur et la lenteur , elle propose le programme suivant :

-5 premiers jours coucher : respecter le processus de reconstruction de du plancher pelvien. Ne pas gérer les courses, corvées ménagères.

– deuxième semaine : coucher-assise : petite forme possible : baisse d’adrénaline, coup de fatigue, inquiétudes par rapport à la gestion du quotidien. Conseil : repousser le retour à la vie à 100 à l’heure

-semaine 4 à 6 petites sorties autour de la maison.

2/ Veiller à son alimentation : boire chaud( tisanes-soupes), manger du bon gras (oeufs , poissons, avocat, viande), limiter le café. prendre des suppléments alimentaires

  • Le paternage existe et il est souhaitable : la science montre que les pères qui sont impliqués emotivement à la naissance et qui dorment à proximité de leur enfant vont sécréter de la prolactine ce qui aura un impact sur l’attachement à l’enfant . Les pères qui retournent vite au travail sont en décalag hormonal avec la mère !
  • La femme doit faire le deuil de celle qu’elle était avant. Elle doit accepter un nouveau corps et l’idée de perdre du poids de manière progressivement . Les difficultés corporelles sont encore taboues et non abordée durant les cours de préparation à l’accouchement, à cela s’ajoute un soutien inexistant en post partum, et un manque de formation du personnel médical « si bébé va bien c’est que tout va bien »les besoins primaires des parents entrent en rivalité avec les besoins du bébé . Je vous cite de nouveau les propos de Marie Hélène Lahaye à ce sujet : « Beaucoup de femmes ignorent qu’elles vont saigner pendant de nombreux jours, que leur ventre va rester gonflé et mou, que leurs seins vont passer plusieurs fois par jour de l’état d’oreilles de cocker à celui d’obus, qu’elles vont probablement avoir des douleurs liées à l’allaitement, aux contractions qui permettent à l’utérus de retrouver sa place, aux muscles des bras et du dos qui seront très sollicités pour porter leur nouveau-né.

Les solutions :

Au niveau de la société :

  • Une meilleure prise en compte politique : la mise en place d’un service d’aide en post partum, revoir la place que l’on donne à l’enfant et à la famille, un allongement du congé paternité , un congé parental plus valorisé financièrement et culturellement , une sensibilisation de l’opinion publique. sachez qu’il existe des sociétés ou le post partum est envisagé totalement différemment. Marie Hélène Lahaye explique qu » Historiquement en Occident, les relevailles consistaient pour la famille à soutenir la jeune mère pour lui permettre de se reposer jusqu’à une fête qui marquait la fin de cette période….Dans d’autres sociétés, des interdits religieux empêchent les femmes d’effectuer des tâches ménagères ou de cuisiner pendant 6 ou 8 semaines après un enfantement. Même si ces interdits sont critiquables parce que souvent associés à une notion d’impureté, leur intérêt pratique est indéniable puisqu’ils permettent la prise en charge par l’entourage des tâches effectuées en temps normal par la femme. « Au pays bas et en Belgique l’état met en place un service qui aide les jeunes parents au niveau des soins donnés à l’enfant et des taches ménagères. En Chine, la tradition veut que pendant le mois qui suit l’accouchement, la jeune mère reste alitée dans la famille de son mari où sa belle-mère s’occupe de tout. Aujourd’hui, cette tradition s’est transformée en de nombreux services hôteliers qui accueillent les Chinoises pendant leur post-partum.
  • Une adaptation des cours de préparation à la naissance : information sur la notion de consentement, sur la liberté des positions d’accouchement, l’importance de l’ocytocine, des notions sur l’attachement du bébé avan/ pendant/après la naissance, la gestion des douleurs pendant la grossesse/l’accouchement/ le post partum, le rôle du partenaire et de l’entourage, le besoin de repos et d’horizontalité en post partum. …

L’entourage :

Voici ce que nous dit Hélène-Lahaye : »Une visite classique à une proche qui vient de donner naissance se résume à apporter un cadeau pour le bébé (pas pour elle), à attendre d’elle qu’elle nous serve le café et nous fasse la conversation, et à la quitter en lui laissant la vaisselle sale » . Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle et j’avoue avoir eu un déclic à ce sujet. Il suffit de pas grand chose en fait : apporter un repas, demander aux parents à quel moment ils souhaitent notre présence et respecter leur choix, passer un temps avec les enfants ainés pour les aider…

A la maison :

  • Preparer le post partum : se mettre dans un état d’esprit de couple, je dirai même de famille, propice à accueillir le bébé. Considérer ce temps comme sacré conditionne beaucoup la suite des événements : relation de couple, bien être de la fratrie, épanouissement de l’enfant. D’autre part, il me semble également important d’organiser des temps pour soi, ce qui passe aussi pour une organisation de couple. Petit conseil pratique post partum : dans sa préparation à l’accouchement Karine parle du fait que la mère qui allaite secrète une hormone qui lui permet de mieux supporter d’avoir ses nuits hachées. Je suis d’accord avec elle sur le fait que c’est l’occasion pour le conjoint de se reposer et qu’en retour il peut gérer les enfants le matin pendant que la mère poursuit sa nuit.
  • Prendre soin de la mère en post partum : aujourd’hui on ne célèbre plus les mères et la société ne permet pas non plus aux pères de prendre leur place auprès de leur petit( pour info, en France on est quand meme à la traine, par exemple partenaires ont 5 semaines de congé paternité au Quebec). Dans sa préparation Karine conseille au partenaire de ne pas prendre le congé paternité de manière fractionné, elle pense que sa présence est nécessaire en continu durant les 40 premiers jours de post partum.
  • Apprendre et accepter de demander de l’aide : les professionnels conseillent de créer « son village », ils nous invitent à nous entourer de gens inspirants qui nous ressemblent, à lâcher prise en laissant l’autre parent gérer à sa manière . Ce n’est pas grave si les objets sont rangés à une place qui n’est pas habituelle, si le linge n’est pas plié parfaitement.
  • Couper son portable lâcher sur son besoin de contrôle, vivre le présent
  • Accepter le repos, la lenteur , et surtout dormir : sauf si on le souhaite, il est conseillé de ne pas organiser trop de visites, ni trop de de déplacements , et d’éviter les grands changement durant la première année de l’arrivée du bébé tels que les déménagements, les nouveaux projets au boulot. J’aime bien l’idée de célébrer l’arrivée du bébé à la fin du mois d’or : le gold blessing peut prendre la forme d’une fête intime ou non , d’un rituel , il ne doit pas occasionner de travail aux parents (chacun ramène un plat) . C’est l’occasion de faire à un voeux pour le bébé (ça me fait penser aux petites fée dans la belle au bois dormant), de planter un arbre.
  • Assumer ses idées, suivre son instinct , se détacher des exigences sociétales : Personnellement, je considère que la phase du post partum dure jusqu’au 2 ans le l’enfant voir 3 ! Je ne dis pas que nos choix sont les meilleurs mais ils nous ressemblent. Nous avons décidé de centrer ces années sur la vie familiale peut être au détriment du reste d’ailleurs (ou pas !). L’important c’est de faire des choix de couple, d’obtenir un consensus sur la façon d’envisager les choses. Nous étions notamment d’accord sur : le cododo, l’allaitement et le mode de garde (moi, nous aurions aimé partagé à 50/50 mais nous dépendons trop du salaire de mon mari). C’est plus compliqué de trouver un consensus concernant les pratiques éducatives. Je suis très axée parentalité proximale, gestion des émotions… Florian partage partiellement mes points de vue mais je le remercie de lire à ce sujet pour se forger une opinion.

Par rapport aux ainés

J’ai utilisé comme support un article qui m’a été donné par le personnel de la garderie d’Ariane.

  • Favoriser l’expression des émotions : Attention à l’enfant qui se montre ultra gentil pour ne pas laisser paraitre sa méchanceté. Donner la permission à l’enfant d’être jaloux ou en colère en lui disant que ses sentiments sont naturels. Evoquer sa propre enfance et sa jalousie. »un autre ne veut pas dire que, toi, te ne suffit pas . Au contraire si tu n’avais pas été aussi merveilleux nous n’aurions pas eu envie d’un deuxième enfant » Si l’enfant verbalise le désir de jeter le bébé à la poubelle : imaginer la scène avec lui!

Nous avons utilisé ces 3 livres comme support : 1/« jaloux pas jaloux « de Catherine Dolto( nous apprécions particulièrement cette collection). 2/« Et moi? » de Mireille d’Allancé (école des loisirs ): déstabilisée par l’arrivée du bébé, Lolotte décide de se cacher dans la cabane du jardin. Elle se rend alors compte que ses parents ne l’ont pas oubliée et quel soulagement !🙃. 3/ « Jaloux comme un doudou » l’histoire d’une petite fille qui exprime ses émotions par l’intermédiaire de son doudou. L’objectif de ces lectures était d’ouvrir une discussion, de donner la permission aux filles d’être jalouses 😉J’ai ensuite évoqué ma propre enfance : je leur ai expliqué que j’avais moi même été jalouse de ma petite sœur, nous avions pourtant 9 ans d’écart! J’ai d’ailleurs retrouvé un journal intime de cette epoque : j’y avais écrit que son arrivée était une ….CATASTROPHE 🙃Maintenant, je suis tellement contente d’avoir une Sœur ! Une vraie chance ❤️

  • Valoriser le statut d’ainé sans pour autant propulser l’enfant à la place du grand (vous pouvez toujours lui dire qu’il reste votre bébé) , c’est l’occasion de lui octroyer de nouveaux « privilèges « , de valoriser ce qu’il sait faire par rapport au bébé. Attention à ne pas lui imposer de faire le silence à la maison, l’impliquer dans les soins du bébé seulement s’il en fait la demande.

Nous avons choisi ces deux livres pour parler des avantages de la fratrie : « soeur mode d’emploi « et  » Un amour de petite soeur »

  • Accepter que l’ainé régresse momentanément , lui expliquer qu’on le comprend mais qu’il ne faut pas que cette situation dure
  • Maintenir une relation intime avec chacun des enfants avec des moments de tête à tête.
  • Mettre en place des relais : garderie, famille pour permettre à l’enfant de s’aérer , rappeler aux personnes qui viennent en visite de de leur manifester de l’attention aux ainés.
  • Expliquer à l’enfant que le bébé n’est pas en capacité de se débrouiller seul : c’est une évidence pour vous mais pas pour lui.
  • Fêter l’arrivée du bébé en famille : on peut s’offrir des petits cadeaux 🙂

Conclusion à tout ça :

Voila ma valise est prête et ma tête aussi. Vive l’ocytocine 🙂 Mon mari est dans la boucle et les filles se projettent. Ma maison n’est pas tout a fait en ordre, nous n’avons pas de chambre pour le bébé, mais elle est accueillante. Je suis contente du cheminement parcouru depuis le début de cette grossesse, et plus généralement depuis le début de cette aventure de devenir parents avec l’arrivée de Faustine en 2013. C’est cool d’avoir des enfants !!!! D’ici quelques jours, nous allons rentrer dans notre bulle, entamer notre temps sacré. Nous serons surement moins présents et loins de nos smartphones durant les semaines à venir. Puis viendra le temps de célébrer l’arrivée du bébé avec nos proches. Je vous dis donc See you soon et n’hésitez pas à nous ramener un petit plat fait maison la prochaine fois qu’on se verra 🙂

Minute Papillon 3/3 : le grand débat

2 /La période délicate du post partum : donner du temps au parents, les informer et les écouter !

Je consacrerai plusieurs semaines à ce sujet, en partageant des articles et poadcasts.

Connaissez vous l’impact de la grossesse sur le corps et le cerveau ?

J’ai appris récemment que les femmes vivaient une métamorphose en devenant mère, la grossesse impactant la structuration du cerveau. Des IRM ont montré des modifications importantes au niveau du volume du cortex cerébal, zone de l’empathie qui persiste au dela des 2 ans de l’enfant (non observables chez les hommes ). Le processus de devenir une mère, que les anthropologues appellent «matrescence», a été largement inexploré dans la communauté médicale. La majorité des recherches sont axées sur le développement du bébé, peu d’entre elles concernent ce changement d’identité de la femme. Une étude de l’année 2015 , développée par le Dr Julie Wray de l’Université de Salkford, a révélé cette information: « Les femmes ont besoin d’au moins un an pour se rétablir après l’accouchement. Les changements hormonaux et physiques que le corps de la femme vit pendant la grossesse ne se terminent pas avec l’accouchement. »

Je ne sais pas vous mais moi j’ai mis un temps considérable à accepter mon corps après l’accouchement, et à mettre en route mes allaitements. Pour ma deuxième grossesse, j’ai ressenti des douleurs pendant de long mois en post partum. Face à ces difficultés, je n’ai pas vraiment trouvé d’interlocuteurs du côté des professionnels : ni auprès de la sage femme qui me suivait, ni de mon médecin généraliste qui a complètement manqué d’empathie : « vous avez mal ben c’est normal« . Durant cette période, nous sommes particulièrement sensible et j’ai très mal vécu cette situation. Les parents ont besoin d’être accompagnés sur le plan émotionnel, de parler de leur quotidien : à l’arrivée du premier enfant on se pose tant de questions et lorsque la famille s’agrandie on peut avoir du mal à retrouver ses marques (surtout dans un contexte où l’on a pas de famille sur place). Aujourd’hui , des réseaux de mères s’organisent pour venir en aide aux autres mères pour combler ce vide . Des applications telles que Yoomum permettent aux mamans d’échanger et se rencontrer. Les doulas (cf définition dans le podcast qui suivra) peuvent également accompagner les femmes en post partum mais leur statut n’est pas vraiment reconnu et leur intervention a un coût financier. Dans ce contexte, des avancées sociétales sont vraiment attendues.

Un groupe de travail sur les 1000 premiers jours de l’enfant présidé actuellement par Boris Cyrulknik neuropsychiatre, doit faire des préconisations qui verront le jour au premier trimestre 2020. Il s’agit de mieux accompagner les parents. Isabel Filliozat, psychothérapeute dont les livres m’aident beaucoup à accompagner mes enfants, fera partie de ce comité. Elle explique qu’elle sera « la voix les parents« . J’ai hâte de découvrir les résultats de ce travail. Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher d’être pessimiste : je crains la déception dans le contexte économique que nous connaissons.

  • La question de l’égalité homme femme sera à l’odre du jour : Allonger les congés maternité et paternité serait déjà un beau progrès, pour l’égalité homme femme et dans l’interêt de l’enfant.
  • Une refonte du système de peri-natalité envisagé, vers un service publique d’accompagnement? Il s’agit de rompre l’isolement des parents. D’après ce que j’ai lu , il est question de réorganiser les PMI, de rendre obligatoire l’entretien prénatal, de l’éventuelle mise en place 15 rendez-vous avec les parents durant les deux premières années de l’enfant et de proposer des visites à domicile. Je trouve interessant de venir à la rencontre des parents car certains n’osent pas parler de leurs difficultés mais attention à ne pas rendre les choses trop contraignantes ( 15 rendez-vous c’est beaucoup pour des jeunes parents à l’emploi du temps chargé). Je ne suis pas favorable au caractère obligatoire de ces rencontres. A mon sens, il faut surtout informer les parents de ce qui existe et répondre à leur demande. Un travail est actuellement fait pour labelliser les maternités à l’écoute des familles en formant notamment leur personnel à la bienveillance. C’est une bonne nouvelle mais il faudrait que l’effort se poursuive en aval. Il serait interessant de créer des lieux d’accueil gratuits dédiés au post partum accueillant principalement les parents et non pas centrés uniquement sur les enfants (à la différence des PMI) avec un personnel spécialisé en post natalité. Il existe déjà des espaces conviviaux au sein desquels les parents peuvent venir spontanément parler autours d’un goûter mais ils sont peu connus. Je pense par exemple aux associations de type les pâtes au beurre, aux cafés éducatifs, aux café des parents (école des parents). J’ai surtout découvert les LAEP à l’arrivée de ma deuxième fille : lieux d’écoute parent enfant. Les accueillants sont des psychologues ou des travailleurs sociaux. Les parents se rencontrent et parlent aux professionnels autour d’un thé pendant que les enfants jouent. Il faut se renseigner auprès de la mairie de sa ville pour savoir quand et où ils ont lieu. Lorsque j’y suis allée pour la première fois, une maman pleurait à chaudes larmes : elle rencontrait des difficultés avec son allaitement. Je pense qu’elle a pu trouver le soutien dont elle avait besoin à cet instant. Il est question de developper ce type de structures, ce serait vraiment une bonne initiative. Il serait également interessant de donner un statut légal et une formation diplomante aux Doulas.
  • Boris Cyrulnik évoque la nécessité de privilégier le congé parental pendant la première année de vie. De nombreux professionnels s’accordent sur le fait que durant cette période la collectivité n’est pas un contexte idéal pour l’enfant car il a besoin d’une relation d’exclusivité avec l’adulte. Selon le Docteur Cohen-Solal ,pédiatre et auteur de comprendre et soigner son enfant l’enfant n’est pas plus sociable s’il fréquente précocement d’autres enfants que s’il ne les rencontre qu’à l’âge de 3 ou 4 ans. Jusqu’à 2 ans, 2 ans 1/2 les petits jouent côte à côte , il ne s’amusent pas vraiment ensemble. A partir de 2 ans 1/2, 3 ans , il parviennent à se réunir autour du même jeu. C’est à ce moment la que la présence de copains du même âge est très importante. Selon lui la collectivité avant 18 mois n’est pas impérativement, elle présente de l’intérêt à partir de l’école maternelle. C’est ensuite que les relations avec les congéneres deviennent importantes. Il est question dans un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) rendu le 25 septembre 2019, de favoriser le congé parental en le raccourcissant à 8 mois (au lieu de 3 ans possible avec une très faible rémunération), mais en le rémunérant mieux.(Il faut dire qu’on part de très bas 390Euros par mois). Si la rémunération change de manière significative, le congé parental sera mieux considéré et pourra être enfin investi par les hommes. Ce serait donc un progrès. La mission estime cependant que cette réforme n’est possible que si elle est accompagnée : d’une adaptation de l’offre de solutions d’accueil des jeunes enfants et de négociations interprofessionnelles sur la prise en compte du temps parental en milieu de travail. Mais quid des parents qui souhaitent s’occuper eux même de leur enfant durant leurs premières années de vie ? D’ailleurs 8 mois me semble un peu juste pour les familles nombreuses car il faut avoir en tête que le congé parental profite aussi aux ainés. Je suis consciente que mieux rémunérer le congé parental jusqu’aux trois ans couterait cher à la société. C’est en fait la question de la reconnaissance du travail invisible qui se pose. Je vous en parlerai prochainement en vous présentant un livre qui traite de ce sujet.
  • La questions épineuse des modes de garde sera traitée par la commission : si les structures sont desorgées pour la première année, le problème reste entier pour la suite. Les professionnels de la petite enfance se sont mis en grève cette année parce que des reformes envisageaient moins de personnel qualifié ainsi qu’une baisse du nombre d’encadrants par enfant et moins d’espace par enfant. Quid des conditions d’encadrement? Quid des parents qui n’ont pas de solutions et qui n’auront plus la possibilité de demander de congé parental même mal payé mais au moins existant? Quid aussi des femmes aux petits salaires qui devront plus vite retourner travailler et dont la paye sera engloutie par les frais de garde? Quid des personnes qui travaillent en horaires décalées?
  • La prise en compte du temps parental en milieu de travail? Est ce que si le congé parental est raccourci à 8 mois, la possibilité de prendre un temps partiel (avec prise en compte des trimestres de retraite et aide de la CAF) de droit jusqu’au 3 ans sera remise en question? Je trouvais déjà injuste qu’il ne soit plus de droit après les 3 ans… En effet, plus la famille s’agrandie, plus la charge est lourde entre maison et travail. Il y a de quoi se sentir dépassé, fatigué, entre la gestions des petits, les devoirs des plus grands, les activités extra scolaires, les courses, le ménage … D’autre part, la question du mercredi reste entière car si les enfants passent la journée au centre de loisirs ils n’ont pas de réelle coupure et engager une nounou a un impact financier. Ne parlons pas de la question du temps pour soi ! Alors de nombreuses femmes maintiennent leur temps partiel (pour info, les hommes gagnaient en moyenne 35% de plus que les femmes en 2017), au détriment de leur carrières et de leurs retraites. C’est encore la question du travail invisible qui se pose! Des aménagements de travail ont le vent en poupe comme : le télé-travail, la création de crèches sur les lieux de travail, la possibilité d’emmener son enfant au boulot. Ce sont certes des coups de pouce qu’il faut developper mais est-ce suffisant? Selon les études,  une maman qui travaille à temps plein est en effet 18% plus stressée que les autres personnes et  40% plus stressée si elle élève 2 enfants. Une étude réalisée par le professeur Tarani Chandola de l’université de Manchester, et des docteurs de l’Institut de recherche sociale et économique de l’Essex, a examiné pour les besoins d’une grande enquête les données biologiques 6 025 participants britanniques.Elle a mis en évidence le stress chronique causé par le travail : ni les horaires flexibles, ni le travail à domicile ne réduiraient le niveau de stress. Selon cette étude, travailler moins serait la véritable solution pour sortir de cet engrenage. A l’heure ou la question de l’augmentation du temps de travail fait débat, il n’est pas bien vue de prétendre qu’il serait bon de travailler moins et pourtant ne serait ce pas ce dont nous avons besoin nous les familles?

Mes idées cadeaux pour la fête des Mamans

Le cadeau touchant : Gros gros coup de cœur pour ce livre “Maman” d’Hélène Delforge et Quentin Gréban. Un ouvrage qui s’adresse aussi bien aux mamans qu’à leurs enfants. Les textes sont beaux, émouvants, ils font échos. Les illustrations sont magnifiques. Faustine a beaucoup aimé.  

Le cadeau cocotte : Mes amis m’ont offert ce pendentif avec les initiales de mes filles de chez émoi émoi, je l’aime bcp. C’est aussi une bonne idée pour un cadeau de naissance. Le concept du dessin gravé est également sympa. Sur la deuxième photo, je vous montre le résultat de celui que j’ai fait réaliser via happybulle à partir d’une œuvre de Faustine. J’adore ce dessin qu’elle a fait de sa sœur et moi. C’est un cadeau que je me suis fais à moi même 😂. Depuis ma fille veut le même, ça commence les cocotteries😊! Je pense que je lui offrirai pour son anniversaire et à sa sœur aussi!

Le cadeau move your body : un album qui parle et plait aux dames! Il tourne en boucle à la maison!

Le cadeau classique (un peu cucu quand-même) mais sympa : la box maman ! J’aime bien la BestMama proposée que propose le site l’avantgardiste. Elle plaira aux fans de mignonneries et de babioles (nous sommes nombreuses au désespoir de notre cher et tendre!) !

https://www.lavantgardiste.com/cadeau-original-femme/5576-coffret-best-mama.html

Le cadeau écolo : la carte à planter ! J’aime beaucoup l’idée.
« Une fois le message lu, vos proches n’auront plus qu’à planter la carte et voir pousser une surprise qui leur rappellera pendant longtemps le doux message que vous leur avez écrit. »

https://www.natureetdecouvertes.com/livres-loisirs/papeterie/cartes-postales/carte-a-planter-bonne-fete-maman-14128890

Le cadeau romantique : je valide l’abonnement Bouquet de fleurs de chez Mr Marguerite !

Le cadeau gourmand : le calendrier « 12 jours pour dire je t’aime »

https://www.natureetdecouvertes.com/thes-epicerie/thes/coffrets-the/calendrier-12-jours-pour-dire-je-t-aime-61168090

Le cadeau Do it yourself : totalement gratuit ! le kit mylittlekids à imprimer et à personnaliser !

Cliquer pour accéder à Fete-des-mamans-MyLittleKids%282%29.pdf

Le cadeau partage : Pour moi la fête des mères, c’est avant tout fêter une relation. J’aime l’idée de choisir un cadeau qui nous permettra de passer un moment ensemble. Il peut s’agir d’un jeu, d’une sortie ou d’un bouquin.

Côté baby, ce livre « Regarde Maman » est une valeur sûre. Ariane peut se poser jusqu’à la fin de l’histoire alors que ce n’est pas son habitude😅, sûrement parce qu’il fait écho à son quotidien ou peut être qu’elle kiffe juste les pandas😂😊

Pour les plus grands, j’aime bien ce livre « Avec toi maman » de Sandrine Beau et Marie Leghima, il relate les petits bonheurs partagés par un petit garçon et sa mère. Les illustrations sont jolies. C’est surtout un bon support pour parler avec votre enfant des moments précieux du quotidien que vous partagez.

Mais voilà surtout ce qui ferait plaisir aux gentilles mamans :

un debrief Puériculture et produits bébé

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Je m’attaque à un sujet abordé maintes et maintes fois! Voici donc un avis de plus qui pourra peut-être servir à certains parents fraichement débarqués sur le marché de la puériculture. Je ne prétends bien sur pas détenir la vérité sur ce sujet car un produit pourra nous convenir et pas à une autre famille.

  • Siège auto : L’étiquette doit comporter plusieurs mentions  » Universel  » et le label E encerclé (conforme aux règles européennes)
  • Coussin d’allaitement : je valide celui de la marque des Babilleuses, il est un peu cher mais c’est un bon investissement. Il est très pratique pour se caler le bidon pour dormir à partir du 2ème trimestre de grossesse.
  • Transat : Je pense qu’il n’est pas nécessaire  de trop investir car le bébé ne doit pas y rester trop de temps pour travailler sa motricité le plus librement possible et réduire les risques de plagiocéphalie.  Mes copines recommandent le baby bjorn.
  • lit parapluie :  Après avoir mis 1heures à 3 à ouvrir l’ancien lit de ma fille, la scène étant digne d’un sketch de Florence Foresti, j’ai succombé  à l’argument du « se plie et se déplie en quelques secondes de l’AeroMoov (mes copines en sont ravies, le Babybjorn aussi). Mon mari, par contre, le trouve trop encombrant et cher. Je précise que c’est lui qui range le coffre de la voiture quand nous partons en vacances!
  • Poussette :  vaste sujet ! Je ne suis pas fan des poussettes combinées qui sont souvent imposantes. Mes parents nous en avait offert une et nous ne nous ne l’avons plus utilisée à partir des 6 mois de nos filles. Beaucoup d’amis confirment qu’ils ont vécu la même situation. J’utilise un porte bébé les 6 premiers mois et après j’enchaine avec la poussette canne.  La Yoyo et  la bugaboo sont achetées en masse mais  nécessitent un investissement considérable. Certaines copines trouvent que la Yoyo n’est pas très stable, bref  c’est une poussette urbaine. De mon point de vue, la Maclaren est une référence. Ses point forts :  très solide, elle survit à plusieurs enfant. Elle existe en version inclinable, avec la nacelle en premier âge. Ses points faibles : tout le monde à la même,  du coup il m’est arrivé à deux reprises de prendre celle de quelqu’un d’autre…OUPS! Sinon, je la trouve un peu lourde, alors  j’acheté aussi  la Pock it.   Ses points forts : son prix, elle est  super compacte, je ne maudis plus ceux qui font semblant de ne pas me voir me galèrer dans le métro, mon mari l’adore (ouf!).  Son point faible : elle ne semble pas très robuste donc à voir dans la durée. Concernant les gadgets à poussette : j’ai fait l’acquisition d’un superbe parapluie à poussette. Je n’en pouvais plus d’être trempée à chaque sortie pluvieuse, n’ayant toujours pas trouvé la recette pour pousser la poussette, tenir le parapluie en même temps et surveiller ma fille ainée. En conclusion, je valide cet achat qui me dépanne bien par contre c’est cher pour ce que c’est. Quant à la planche à poussette (buggyboard) pour l’ainée , certains parents ne peuvent pas vivre sans et d’autres n’en voient pas l’utilité. Certaines amies ont été jusqu’à dire que cet objet leur avait sauvé la vie. J’avoue que quand tout à coup notre adorable bambin décide catégoriquement qu’il ne fera pas un pas de plus, on est bien content d’avoir une alternative. Je pense qu’elle est pratique quand il y a un petit écart d’âge entre les enfants(2 ans). Comme me l’avait suggéré une copine c’est vrai que pour les plus grand on peut vite passer à la trottinette.
  • Porte bébé : pour  les 6 premiers mois, j’utilise un porte bébé (ergobaby avec le couffin).  De nombreuses mamans sont adeptes de l’écharpe . Je vous conseille de faire un atelier de portage avec le papa pour mieux vous rendre compte du système de portage qui vous convient. Je valide l’ErgoBaby sauf l’été pour les balades par temps chaud car…on crève de chaud !
  • Tapis d’éveil : je pense qu’il n’est pas nécessaire d’investir dans un tapis hors de prix car le bébé va vite vadrouiller, son usage est donc limité. Après il faut le ranger et les arches sont encombrantes!
  • J’ai une chaise haute Ikea qui fait très bien son Job 
  • Je n’ai pas acheté de baby cook mais certaines ne peuvent pas s’en passer, j’utilise un brave mixeur !
  • Tire lait : Mes copines conseillent le calypso de la marque ardo loué, en location sur grandir nature. Personnellement  j’ai préféré le tire lait manuel de base.
  • En ce qui concerne les couches, avant de devenir maman je ne savais pas qu’il était possible que ce sujet déchaine toute les passions et pourtant !  je m’intéresse régulièrement aux  enquêtes d’associations de consommateurs. Le problème étant que les compositions varient :une marque bien classée une année peut devenir mauvaise élève l’année suivante…c’est le Dallas des couches, un univers impitoyable 🙂  Actuellement les Joone sont bien notées. Sinon, avant je n’étais pas emballées les couches lavables …Mais je serais presque tentée de m’y mettre… Sachez qu’il existe des services de laverie : un service de livraison de couches lavables , unissant un circuit eco-reponsable existe en Ile de France. https:/www.mapetitecouche.fr
  • Pour choisir le lait et les pots vous pouvez utiliser l’application YUKA où acheter le livre « le bon choix au supermarché » (cf rubrique santé du blog). Les bons élèves : Babybio, good gout et hipp, Galia Callisma (sauf formule épaisse), Guigoz, Nestlé Nidal (sauf lait de croissance)
  • Pour les produits de toilette , les bons élèves : l’eau nettoyante pédiatrie d’Avene, la toilette douceur Biolane, le bain moussant Maya, pour le change Corinne de Farme Crème change peau sensible. De manière générale, le liniment est recommandé pour le change et les lingettes sont à proscrire.
  • En matière de lessive : je prends une lessive avec Ecolabel. Les bons élèves : Rainett, Ecoidées, Etamine, Arcyvert
  • Les déceptions : Beaucoup d’amis ne rachèteraient pas : le cocoon baby (et non les bébés ne s’arrêtent pas miraculeusement de pleurer parce que le cocoon leur rappelle l’utérus de maman), des machines à biberon, les fameuses poubelles à caca, le chauffe biberon.  A mon sens la cape à bain n’est pas non plus très utile. J’ai aussi acheté un truc qui ne m’a servi à rien , le seau ce rinçage pour éviter l’eau dans les yeux. J’ai beau le retourner dans tous les sens rien n’y fait (blonde?!)
  • J’ai remarqué que je n’avais pas utilisé certains incontournables pour ma 2ème fille alors qu’ils me semblaient indispensables avant : le baby phone, l’anneau de bain, les barrières de sécurité… pourquoi ? parce que j’ai plus confiance en moi? Peut-être que je suis plus à l’arrache ! Par contre je me suis laissée séduire par des articles vus à des émissions TV qui me semblaient à chaque fois les inventions du siècle (couverture double usage poussette/porte BB, rehausseur de voyage…), verdict : ils ont plutôt vidé mon porte monnaie que simplifié ma vie…à bons entendeurs…

Et vous quels sont vos indispensables et vos produits blacklistés? Je sais que de plus en plus de personnes fabriquent leur lessive et leur liniment…peut-être qu’un jour je me motiverais mais la j’ai un peu la flemme !

Le top 10 des activités à faire pendant le congé maternité/ parental

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En discutant avec des futures mamans et des jeunes mamans, je me suis rendue compte que le congé maternité pouvait susciter de l’inquiétude. Lorsque l’on vit à 100 à l’heure, que l’on est investie dans son travail à 100%,  on peut avoir peur du changement de rythme. Je suis actuellement en  congé parental et pas  question de passer mon temps à faire le ménage, le repassage et à rester enfermer dans mon appart! Alors pour une question de survie mentale j’ai réfléchi  à comment mettre ce temps à profit. Je vous livre mes conclusions :

-Prendre soin de soi : Yoga, Pilates, méditation, sophrologie. Vous trouverez facilement des bouquins avec des CD audio ou des vidéos pour vous guider. Si comme moi vous avez souffert de sciatique pendant la grossesse, si comme moi vous avez le dos en compote à force de porter bébé, prenez ce temps pour vous!   J’en ai retiré de gros bénéfices aussi bien sur le plan physique que psychique !!! Je suis même devenue carrément Addict ! Réserver vous une plage horaire journalière et aménagez vous un petit coin cosy!

-Aller manger avec des amis  sur le temps de leur pause déjeuner.  Retrouvez-vous à mi-chemin.  Grace à cette idée je découvre de nouveaux endroits qui deviennent des incontournables! Le petit rendez-vous du jardin des Tuileries avec Fabien me fait vraiment plaisir ! Les amis sont contents de vous voir sur ce temps du midi, ça les change des collègues qui parlent boulot! Parfois quand on est parents c’est compliqué de dégager du temps le soir ou le week-end, alors pensez-y! Et puis quand le dej se termine, vos amis retournent au boulot et pas vous! Alors continuez la balade !

-Faire un album photo, des photos vous en avez à la pelle?  Et bien c’est le moment de les trier  et de les  retoucher . Vous allez retrouver des pépites, j’en suis certaine! Vous serez émue de voir comme le temps passe vite. Avoir un bébé c’est aussi le moment de faire le bilan,vous avez accompli tant de choses!  L’album c’est  également une bonne idée de cadeau. J’en ai confectionné un pour mes copines en  souvenir de nos années folles. J’en ai aussi fait un pour ma famille. Dans la foulée, en mode mono maniaque de l’album, j’en ai offert à mon Mari. Celui là retrace notre histoire, de notre rencontre à la naissance du bébé. De nombreuses anecdotes me sont revenues en tête et j’ai tout mis sur papier. L’idée du carnet de naissance pour votre bébé est aussi très sympa et lui fera un joli souvenir d’enfance.

-Congeler des bons petits plats, pour celles qui aiment cuisiner c’est le bon plan!  Avant la naissance on se fait un petit stock et on est bien content de ne pas manger du picard tous les jours une fois que le bébé a pointé le bout de son nez!

-Rencontrer d’autres mamans , c’est un moment unique pour faire de nouvelles rencontres. Plusieurs manières d’y parvenir s’offrent à vous,  notamment via les réseaux sociaux. Je n’étais pas fan des rencontres via internet mais j’ai changé d’avis! Je vous raconterai mon expérience personnelle dans un autre article car voilà un sujet qui me donne vraiment envie de partager.

-Ecrire un blog , vous aurez peut-être vous aussi envie de partager sur votre vie de mamans alors saisissez  le moment!  Vous pouvez créer le blog qui vous ressemble, le rendre public ou le garder secret. Vous en retirerez  forcement un bénéfice! A  la naissance de ma première fille, j’avais besoin de conseils. J’ai donc crée un groupe de Mamans sur facebook. Au début j’y avais invité quelques copines mamans. Puis de fil en aiguille mes copines ont invité leurs copines. Aujourd’hui 5 ans plus tard nous formons une belle communauté de mamans. J’y ai trouvé beaucoup d’entraide et de richesse dans les échanges.  C’est à l’occasion de la naissance de ma seconde fille que j’ai choisi d’écrire un blog public.

-Découvrir des lieux d’éveil pour les bébés, ludothèque, LAEP, bébés nageurs , médiathèque…Renseignez vous auprès vos mairies de quartier, de nombreuses activités gratuites sont proposées à destination des tous petits. Vous passerez un bon moment avec votre bébé lors des ateliers d’éveil et vous rencontrerez  d’autres parents !

-Faire de la couture, vous pouvez vous même confectionner des jolies petites choses pour bébé.  Plusieurs copines s’y sont mises et le résultat est top!

-S’investir dans la vie quartier, si vous avez un enfant à l’école vous pouvez devenir parent d’élève, vous inscrire sur les sites de rencontres de voisins, prendre le temps de parler aux voisins que vous croisez,  se renseigner des centres sociaux et des associations du coin, organiser la fête des voisins…

-Dormir, Autorisez vous à vous reposer pendant la journée en fin de grossesse ou pendant que bébé dort. Le ménage et les courses attendront ! Votre famille a besoin d’une maman en forme!

PS : ne culpabilisez pas de prendre du temps pour vous, une femme heureuse sera une maman épanouie !

PS2 : c’est aussi le moment de faire des recherches sur une réorientation professionnelle si vous sentez le besoin d’un changement de vie.

 

La sage femme en libéral , une aide précieuse avant et après la grossesse.

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J’ai eu des difficultés à savoir vers qui m’orienter durant ma première grossesse                Première déconvenue, ma gyneco overbookée ne faisait pas les suivis grossesse. Je me suis donc fait rapidement suivre à la maternité mais j’étais un peu perturbée de voir à chaque fois une sage femme différente. Les rendez-vous étaient à la chaine  et je ressentais une certaine frustration de ne pas pouvoir m’exprimer sur mon vécu de grossesse. L’idée n’est pas de critiquer le personnel de l’hôpital qui fait de son mieux mais qui travaille dans des conditions difficiles (sous effectif…). Personne ne m’avait non plus expliqué quel était le rôle de la sage femme. Je vais donc vous en dire un peu plus.

Le rôle de la sage femme pendant la grossesse : 

La sage femme nous examine durant les  visites obligatoires avant l’accouchement.         C’est aussi souvent une sage femme qui nous accouche. Enfin, elle assure le suivi post grossesse.  Je ne savais pas non plus en quoi consistait ce fameux suivi. Alors Je vais tout vous dire !

 Le rôle de la sage femme après l’accouchement :

Tout d’abord il faut savoir que dans de nombreuses maternités les séjours sont courts (environ 2 nuits). Les hôpitaux organisent  un suivi à la maison par une sage femme qui vient vérifier que maman se remet bien de l’accouchement et que tout roule aussi pour bébé.  La sage femme fait un petit prélèvement au bébé qu’elle envoie au labo pour vérifier qu’il n’est pas atteint de maladie. Alors je lui dis adieu à ma copine sage femme après la visite post accouchement? Ben non, parce que deux mois plus tard c’est partie pour la rééducation du périnée (vous pouvez aussi choisir un Kiné). Encore une fois je n’étais au courant de rien ! donc petit retour sur la rééducation du périnée!

La rééducation du périnée

La réeducation du perinée vous est prescrite par la maternité si besoin, il s’agit souvent de 10 séances remboursées par la sécu. Vous devez vous renseigner sur les méthodes utilisées soit le biofeedback soit la méthode manuelle, parfois les deux. Personnellement après avoir testé les deux, je préfère la manuelle (qui l’aurait cru!) Eh oui je n’aime pas trop faire des jeux vidéos en contractant mon périnée ! Autant vous dire que vous devez vous sentir à l’aise avec votre sage femme car vous allez la voir souvent! Elle entrera vraiment dans votre intimité la plus profonde. C’est aussi à elle que vous allez parler de vos premiers moments de vie avec bébé, et des questionnements vous en aurez des tonnes  (allaitement, développement du bébé…).  Avec son réseau la sage femme  peut vous orienter vers des professionnels compétents (ostéopathes , acupuncteur…) . Voilà qui rassure la jeune maman en quête d’informations!

Mon expérience : 

Donc durant ma première grossesse j’avais vu un nombre incalculable de sage femmes! Ne voulant pas revivre cette situation, je m’y suis pris autrement pour ma deuxième grossesse. J’ai rencontré ma sage femme avant mon accouchement. Sachez que vous pouvez effectuer les séances de préparation à l’accouchement avec une sage femme en libéral (prise en charge par la sécu). J’ai fait des séances de préparation classique en collectif à l’hôpital, je trouve ça bien pour s’approprier les lieux, c’est quand même l’endroit où l’on accouche ! J’ai aussi bien aimé y rencontrer d’autres futures mamans! Puis dans un  second temps ,j’ai fait des séances en individuel avec une sage femme en libéral que j’ai choisie. J’ai trouvé ses coordonnées sur le site de l’ordre des sages femmes. Je trouvais  intéressant de pouvoir échanger avec elle en individuel sur des sujets dont je n’avais pas forcement envie de parler devant d’autres mamans. Ensuite, J’ai gardé cette sage femme en suivi post accouchement. Lorsque l’hôpital a organisé mon retour à domicile, j’ai indiqué que j’avais déjà une sage femme. C’est donc celle qui est venue chez moi et non une totale inconnue! C’est aussi elle qui m’a suivie pour les séances de rééducation.

Sachez que les sages femmes n’interviennent pas uniquement au moment des grossesses, elles peuvent assurer les suivis gynécologiques classiques (frottis…). Donc si vous vous sentez bien avec votre sage femme, songez à cette possibilité.

N’hésitez pas à en rencontrer plusieurs  avant de faire votre choix et renseignez vous sur les tarifs car certaines  pratiquent des dépassements d’honoraires.