Lectures de saison

Pour accompagner nos balades dans la nature et la création d’un herbier. Nous apprenons à reconnaître la végétation et nous nous intéressons à la vie des arbres : Pourquoi les feuilles tombent t’elles ? Qu’est ce qui compose un arbre ? Qu’est ce qui vit sur un chêne ? 
Nous nous renseignons aussi sur les habitants des bois est sur les métiers en lien avec la forêt.

 Coup de cœur pour ce livre CD “Bulle et Bob dans la forêt » les filles adorent! Elles dansent, elles chantent ! On l’écoute en boucle !C’est cool d’avoir trouvé une activité qui leur plait à toutes les deux, malgré leurs 4 ans d’écart! Les illustrations sont par ailleurs très jolies!

HELP , ma petite fille ne tient pas en place devant les histoires! Il me faut les rendre ludiques et interactives pour capter son attention! Alors nous sommes allées chercher les doudous d’automne et l’imagier des animaux raconté en histoire de Camille Jourdy. J’adore les illustrations! Le but est de demander de l’aide aux animaux de la forêt pour trouver Louise! Nous avons donc fait la lecture aux doudous et nous avons associé images et peluches. Ariane reconnaît bien les animaux, elle commence à les nommer. Nous avons ensuite aidé petit hibou à retrouver sa maman dans la forêt en faisant « hou hou » avec le petit instrument fourni avec le livre « les bruits de la forêt ». Durant son périple petit hibou rencontre des animaux de la forêt, une occasion de les nommer à nouveau !

Découverte d’une nouvelle pépite l’école des loisirs : la collection POP. Il est trop sympa ce POP, tout le monde l’aime ! Ariane a adoré !

L’imagerie des sorcières et des fées : livre parfait pour accompagner la période d’Halloween

Toujours dans le thème de la forêt, une lecture ludique avec les marionnettes à doigts les minis-héros de la forêt aux éditions Auzou.

Spectacles de fin d’année testés et approuvés

Quand il fait froid , que les enfants retournent l’appartement durant les week-end et les vacances, il faut trouver des échappatoires, n’est-ce pas!!? Un petit avant goût de fête ou l’envie de les prolonger? J’ai ce qu’il vous faut, voici (par ordre de préférence) notre top 3 des sorties en famille de décembre. Ces spectacles sont renouvelés chaque année. Nous les avons testées l’année dernière. Un peu de magie, de féérie, ça fait du bien à tout le monde! Et surtout, si vous avez des bons plans, n’hésitez pas à les partager !!

  • En number one : le top du top. Le festival du merveilleux c’est …merveilleux. D’une durée de 10 jours (du 26 décembre au 05 janvier), il a lieu chaque année au pavillon Bercy (Paris 12) avec un programme renouvelé. Nous avons passé la journée dans un décor digne d’un film de Jeunet! Il y avait des familles, des amoureux jeunes et vieux, des artistes qui se posaient pour dessiner… Pour vous donner une idée, voici le programme de l’année dernière, 4 espaces: le théâtre du merveilleux, les salons Vénitiens et le Magic Mirror où sont joués une succession de spectacles courts de qualité. Nous avons adoré le Clown burlesque,le spectacle de danse d’Ibrahim Hassan et le cours de claquettes. Le musée d’art forains est magnifique : ses vieux manèges nous transportent dans un monde d’autrefois. Nous avons joué, nous avons dansé, nous avons ri, puis nous avons mangé dans la jolie petite cour au son de l’orgue de barbarie.Vraiment vraiment chouette! A faire chaque année, adapté aux enfants de tout âge. Pour les familles, c’est no stress : les petits peuvent bouger. 17 Euros la place adulte, 9 Euros la place enfant, gratuit pour les moins de 3ans. http://arts-forains.com/visite-grand-public/le-festival-du-merveilleux

  • le spectacle des enchanteurs de Noël : on valide à fond! la parade sur le superbe site du château de Vincennes est géniale. Le spectacle est un mélange de féerie de Noël, de chevaliers, de tours de magie et de numéros de cirque. Les représentations ont lieu tous les ans durant le mois de décembre. Faustine en a pris pleins les yeux! Par contre, c’est un peu compliqué d’y aller avec un bébé : poussette difficile à trimbaler durant la parade et pas évident pour un petit bout de tenir en place pendant le spectacle d’une heure. 19 Euros adulte, 17 Euros enfant, gratuit moins de 3 ans. https://lesenchanteursdenoel.fr/boutique/

Voilà, profitez bien !!!! J’espère que vous apprécierez autant que nous !

Minute Papillon 3/3 : le grand débat

2 /La période délicate du post partum : donner du temps au parents, les informer et les écouter !

Je consacrerai plusieurs semaines à ce sujet, en partageant des articles et poadcasts.

Connaissez vous l’impact de la grossesse sur le corps et le cerveau ?

J’ai appris récemment que les femmes vivaient une métamorphose en devenant mère, la grossesse impactant la structuration du cerveau. Des IRM ont montré des modifications importantes au niveau du volume du cortex cerébal, zone de l’empathie qui persiste au dela des 2 ans de l’enfant (non observables chez les hommes ). Le processus de devenir une mère, que les anthropologues appellent «matrescence», a été largement inexploré dans la communauté médicale. La majorité des recherches sont axées sur le développement du bébé, peu d’entre elles concernent ce changement d’identité de la femme. Une étude de l’année 2015 , développée par le Dr Julie Wray de l’Université de Salkford, a révélé cette information: « Les femmes ont besoin d’au moins un an pour se rétablir après l’accouchement. Les changements hormonaux et physiques que le corps de la femme vit pendant la grossesse ne se terminent pas avec l’accouchement. »

Je ne sais pas vous mais moi j’ai mis un temps considérable à accepter mon corps après l’accouchement, et à mettre en route mes allaitements. Pour ma deuxième grossesse, j’ai ressenti des douleurs pendant de long mois en post partum. Face à ces difficultés, je n’ai pas vraiment trouvé d’interlocuteurs du côté des professionnels : ni auprès de la sage femme qui me suivait, ni de mon médecin généraliste qui a complètement manqué d’empathie : « vous avez mal ben c’est normal« . Durant cette période, nous sommes particulièrement sensible et j’ai très mal vécu cette situation. Les parents ont besoin d’être accompagnés sur le plan émotionnel, de parler de leur quotidien : à l’arrivée du premier enfant on se pose tant de questions et lorsque la famille s’agrandie on peut avoir du mal à retrouver ses marques (surtout dans un contexte où l’on a pas de famille sur place). Aujourd’hui , des réseaux de mères s’organisent pour venir en aide aux autres mères pour combler ce vide . Des applications telles que Yoomum permettent aux mamans d’échanger et se rencontrer. Les doulas (cf définition dans le podcast qui suivra) peuvent également accompagner les femmes en post partum mais leur statut n’est pas vraiment reconnu et leur intervention a un coût financier. Dans ce contexte, des avancées sociétales sont vraiment attendues.

Un groupe de travail sur les 1000 premiers jours de l’enfant présidé actuellement par Boris Cyrulknik neuropsychiatre, doit faire des préconisations qui verront le jour au premier trimestre 2020. Il s’agit de mieux accompagner les parents. Isabel Filliozat, psychothérapeute dont les livres m’aident beaucoup à accompagner mes enfants, fera partie de ce comité. Elle explique qu’elle sera « la voix les parents« . J’ai hâte de découvrir les résultats de ce travail. Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher d’être pessimiste : je crains la déception dans le contexte économique que nous connaissons.

  • La question de l’égalité homme femme sera à l’odre du jour : Allonger les congés maternité et paternité serait déjà un beau progrès, pour l’égalité homme femme et dans l’interêt de l’enfant.
  • Une refonte du système de peri-natalité envisagé, vers un service publique d’accompagnement? Il s’agit de rompre l’isolement des parents. D’après ce que j’ai lu , il est question de réorganiser les PMI, de rendre obligatoire l’entretien prénatal, de l’éventuelle mise en place 15 rendez-vous avec les parents durant les deux premières années de l’enfant et de proposer des visites à domicile. Je trouve interessant de venir à la rencontre des parents car certains n’osent pas parler de leurs difficultés mais attention à ne pas rendre les choses trop contraignantes ( 15 rendez-vous c’est beaucoup pour des jeunes parents à l’emploi du temps chargé). Je ne suis pas favorable au caractère obligatoire de ces rencontres. A mon sens, il faut surtout informer les parents de ce qui existe et répondre à leur demande. Un travail est actuellement fait pour labelliser les maternités à l’écoute des familles en formant notamment leur personnel à la bienveillance. C’est une bonne nouvelle mais il faudrait que l’effort se poursuive en aval. Il serait interessant de créer des lieux d’accueil gratuits dédiés au post partum accueillant principalement les parents et non pas centrés uniquement sur les enfants (à la différence des PMI) avec un personnel spécialisé en post natalité. Il existe déjà des espaces conviviaux au sein desquels les parents peuvent venir spontanément parler autours d’un goûter mais ils sont peu connus. Je pense par exemple aux associations de type les pâtes au beurre, aux cafés éducatifs, aux café des parents (école des parents). J’ai surtout découvert les LAEP à l’arrivée de ma deuxième fille : lieux d’écoute parent enfant. Les accueillants sont des psychologues ou des travailleurs sociaux. Les parents se rencontrent et parlent aux professionnels autour d’un thé pendant que les enfants jouent. Il faut se renseigner auprès de la mairie de sa ville pour savoir quand et où ils ont lieu. Lorsque j’y suis allée pour la première fois, une maman pleurait à chaudes larmes : elle rencontrait des difficultés avec son allaitement. Je pense qu’elle a pu trouver le soutien dont elle avait besoin à cet instant. Il est question de developper ce type de structures, ce serait vraiment une bonne initiative. Il serait également interessant de donner un statut légal et une formation diplomante aux Doulas.
  • Boris Cyrulnik évoque la nécessité de privilégier le congé parental pendant la première année de vie. De nombreux professionnels s’accordent sur le fait que durant cette période la collectivité n’est pas un contexte idéal pour l’enfant car il a besoin d’une relation d’exclusivité avec l’adulte. Selon le Docteur Cohen-Solal ,pédiatre et auteur de comprendre et soigner son enfant l’enfant n’est pas plus sociable s’il fréquente précocement d’autres enfants que s’il ne les rencontre qu’à l’âge de 3 ou 4 ans. Jusqu’à 2 ans, 2 ans 1/2 les petits jouent côte à côte , il ne s’amusent pas vraiment ensemble. A partir de 2 ans 1/2, 3 ans , il parviennent à se réunir autour du même jeu. C’est à ce moment la que la présence de copains du même âge est très importante. Selon lui la collectivité avant 18 mois n’est pas impérativement, elle présente de l’intérêt à partir de l’école maternelle. C’est ensuite que les relations avec les congéneres deviennent importantes. Il est question dans un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) rendu le 25 septembre 2019, de favoriser le congé parental en le raccourcissant à 8 mois (au lieu de 3 ans possible avec une très faible rémunération), mais en le rémunérant mieux.(Il faut dire qu’on part de très bas 390Euros par mois). Si la rémunération change de manière significative, le congé parental sera mieux considéré et pourra être enfin investi par les hommes. Ce serait donc un progrès. La mission estime cependant que cette réforme n’est possible que si elle est accompagnée : d’une adaptation de l’offre de solutions d’accueil des jeunes enfants et de négociations interprofessionnelles sur la prise en compte du temps parental en milieu de travail. Mais quid des parents qui souhaitent s’occuper eux même de leur enfant durant leurs premières années de vie ? D’ailleurs 8 mois me semble un peu juste pour les familles nombreuses car il faut avoir en tête que le congé parental profite aussi aux ainés. Je suis consciente que mieux rémunérer le congé parental jusqu’aux trois ans couterait cher à la société. C’est en fait la question de la reconnaissance du travail invisible qui se pose. Je vous en parlerai prochainement en vous présentant un livre qui traite de ce sujet.
  • La questions épineuse des modes de garde sera traitée par la commission : si les structures sont desorgées pour la première année, le problème reste entier pour la suite. Les professionnels de la petite enfance se sont mis en grève cette année parce que des reformes envisageaient moins de personnel qualifié ainsi qu’une baisse du nombre d’encadrants par enfant et moins d’espace par enfant. Quid des conditions d’encadrement? Quid des parents qui n’ont pas de solutions et qui n’auront plus la possibilité de demander de congé parental même mal payé mais au moins existant? Quid aussi des femmes aux petits salaires qui devront plus vite retourner travailler et dont la paye sera engloutie par les frais de garde? Quid des personnes qui travaillent en horaires décalées?
  • La prise en compte du temps parental en milieu de travail? Est ce que si le congé parental est raccourci à 8 mois, la possibilité de prendre un temps partiel (avec prise en compte des trimestres de retraite et aide de la CAF) de droit jusqu’au 3 ans sera remise en question? Je trouvais déjà injuste qu’il ne soit plus de droit après les 3 ans… En effet, plus la famille s’agrandie, plus la charge est lourde entre maison et travail. Il y a de quoi se sentir dépassé, fatigué, entre la gestions des petits, les devoirs des plus grands, les activités extra scolaires, les courses, le ménage … D’autre part, la question du mercredi reste entière car si les enfants passent la journée au centre de loisirs ils n’ont pas de réelle coupure et engager une nounou a un impact financier. Ne parlons pas de la question du temps pour soi ! Alors de nombreuses femmes maintiennent leur temps partiel (pour info, les hommes gagnaient en moyenne 35% de plus que les femmes en 2017), au détriment de leur carrières et de leurs retraites. C’est encore la question du travail invisible qui se pose! Des aménagements de travail ont le vent en poupe comme : le télé-travail, la création de crèches sur les lieux de travail, la possibilité d’emmener son enfant au boulot. Ce sont certes des coups de pouce qu’il faut developper mais est-ce suffisant? Selon les études,  une maman qui travaille à temps plein est en effet 18% plus stressée que les autres personnes et  40% plus stressée si elle élève 2 enfants. Une étude réalisée par le professeur Tarani Chandola de l’université de Manchester, et des docteurs de l’Institut de recherche sociale et économique de l’Essex, a examiné pour les besoins d’une grande enquête les données biologiques 6 025 participants britanniques.Elle a mis en évidence le stress chronique causé par le travail : ni les horaires flexibles, ni le travail à domicile ne réduiraient le niveau de stress. Selon cette étude, travailler moins serait la véritable solution pour sortir de cet engrenage. A l’heure ou la question de l’augmentation du temps de travail fait débat, il n’est pas bien vue de prétendre qu’il serait bon de travailler moins et pourtant ne serait ce pas ce dont nous avons besoin nous les familles?

Minute Papillon 3/3 : le grand débat

2/ Laisser aux femmes le temps de vivre leur grossesse et les rendre actrices de leur accouchement

Non la grossesse n’est pas qu’un merveilleux moment :

  • Rendez-vous médicaux à la chaîne avec un professionnel différent à chaque rencontre
  • Non prise en compte de la douleur exprimée durant la grossesse
  • Absence de consentement pour des actes obstétricaux (utilisation d’instruments, épisiotomie, déclenchement …)
  • Refus d’écouter le ressenti de la femme lors de son accouchement (positions, projet d’accouchement…)
  • Réflexions désagréables et propos infantilisants.

Je ne me sentais pas concernée quand j’entendais parler des violences obstétricales jusqu’au jour où je suis tombée sur ce schéma via le site de l’association « pour une meuf » . Ce mouvement lutte contre le sexisme médical.

http://www.may28.org/wp-content/uploads/dlm_uploads/2015/05/Obstetric-Violence-FRENCH.png?fbclid=IwAR0JydJ1rYa0h-eGhYA29NvChU_TutfsG7k_BzBb_PeSJgyUaSiACRpyr4E

J’ai détesté cet aspect déshumanisant de la grossesse, celui qui m’a fait ne me sentir par moment qu’un ventre.

j’ai détesté servir de cobaye à la stagiaire qui m’a recousue sans avoir donné mon consentement . Je me souviens de sa panique. j’en garde un traumatisme.

J’ai détesté le médecin de la maternité qui n’a pas voulu m’arrêter en fin de grossesse , grâce à elle j’ai fini aux urgences quelques jours plus tard.

J’ai détesté que l’anesthésiste soit pressé et qu’il me pique pendant une contraction.

J’ai compris mais j’ai détesté que la sage femme qui m’a accompagnée tout au long de mon accouchement quitte la salle juste au moment de l’expulsion car elle terminait son service.

J’ai détesté ce contrôle du poids avec ces réflexions infantilisantes : « il faut prendre des melons moins sucrés »

J’ai détesté que le médecin me parle d’éventuelle malformation de mon bébé pour me dire que finalement « non » sans s’imaginer le cataclysme qui s’était produit en moi .$

J’ai détesté ne pas me sentir libre.

J’ai détesté ne pas avoir mon mot à dire alors je le dis quand même 🙂

« Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile « 

Je vous parle de mon vécu mais aussi de celui de nombreuses femmes qui m’ont relatée des expériences similaires.

Je vous jette en vrac par écrit des témoignages issus du poadcast « le gynécologue et la sorcière » et du documentaire « tu enfanteras dans la douleur » (Cf liens ci-dessous)

  • « Le gynécologue il faisait son truc dans son coin il ne me regardait pas »
  • « Il m’a dit d’aller vite parce qu’il devait prendre l’avion pour partir en week-end »
  • « Ce n’est pas parce qu’on à le sexe à l’air que c’est open bar pour tout le monde  »
  • « Dans la vie de tous les jours on est pas du genre à se laisser faire mais la ça se passe »
  • « le médecin m’a dit vous n’allez pas pleurer quand meme (à une femme qui venait de perdre son bébé)
  • « Le médecin est arrivé, il ne m’a pas dit bonjour, il m’a écarté les jambes  »
  • « C’était impossible de lui poser des questions, il m’a dit foutez moi la paix, je n’ai pas besoin de vous »
  • « Je me suis demandée ce que j’avais fais de mal, ce n’est pas moi qui me suis ouvert le vagin quand meme
  • « J’ai le sentiment d’avoir été agressée »
  •  » Ils pourraient être dans le lien, faire changer la femme de position mais c’est la rentabilité à fond, libérer les chambres, on fait une épisio »
  • « Sentant que j’étais un poids pour eux j’ai fini par accepter la péridurale »

Je reste pourtant convaincue que la plupart des professionnels de santé sont bienveillants. Il ne s’agit pas de fustiger une profession. Je comprends ce sentiment d’injustice, nous les travailleurs sociaux y sommes également confrontés. Mais il faut entendre les critiques et adopter une position humble. La violence n’est pas forcement liée à une volonté de nuire. A leur décharge, les professionnels de santé manquent surement de temps à accorder à leur patientes. Je comprends qu’on banalisent des patriques quotidiennes et répétitives mais dans ce contexte il s’agit d’actes qui touchent à l’intimité la plus profonde, de gestes susceptibles de raviver une histoire personnelle douloureuse, voir des traumatismes. Comme dans tous les métiers de relation d’aide, les soignants s’habituent à la douleur, à la souffrance, à la plainte. Ils ont vu pire, bien pire, que votre cas… mais est-ce une raison pour ne pas écouter? Les femmes d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier. Elles sont peut-être sont plus isolées, plus éloignées de leur famille.Elles attendent surement plus qu’autrefois d’être entourées. Pour nombreuses d’entre elles tout va trop vite et 2 jours à la maternité ce n’est pas suffisant pour se remettre de l’accouchement. Elles cherchent à être rassurées mais elles ne veulent pas pour autant vivre leur accouchement de manière passive. Eduquées, elles ont accès aux moyens de communication. Elle réclament de la liberté et des consultations interactives. D’ailleurs n’est-ce pas plus intéressant ?

Selon Marie Hélène Lahaye juriste et auteure de « Accouchement : les femmes méritent mieux », il existe un manque de transmission entre femmes . Elle explique que dans les années 60 un message a été véhiculé incitant les femmes à ne plus partager leur expérience et à considérer le médecin comme le seul détenteur du savoir. Les mamans n’ont donc plus parlé à leur fille, elles les ont emmenées chez le gynéco pour qu’il fasse le boulot. Il s’agit, selon la juriste, d’un non sens, car ni les médecins ni les sages femmes ne seraient formés à donner ces informations, particulièrement dans un contexte où il faut aller de plus en plus vite.

Le positionnement du monde médical

Marie Hélène Lahaye constate que la médecine ne s’adapte pas aux nouvelles attentes des femmes. Il semblerait que toutes les plaintes de femmes victimes de violences obstétricales déposées à l’ordre des médecins aient été rejetées … Elle dénonce : une injonction à la passivité, de la violence dans des situations banales, des actes médicaux systématiques ainsi qu’une négation de la douleur : « vous ne pouvez pas avoir mal puisque vous avez la péridurale ». Selon elle, ce n’est plus l’interêt des femmes qui prime mais celui des médecins : « la péridurale sert aux soignants c’est beaucoup plus simple d’accompagner sous péridurale …la péridurale permet de faire une série d’actes médicaux ». Elle explique aussi que l’empathie que l’on pourrait attendre liée à la féminisation des gynécologues n’est pas aux rendez-vous car « ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on a deconstruit ce modèle patriarcal masculin…elles vont prouver qu’elles sont capables de faire aussi bien que leurs confrères masculins y compris dans la domination féminine ».

Mais là encore attention aux généralisations : des professionnels ont entendus, et réfléchissent à leurs pratiques. Dans le poadcast « Violences gynécologiques ou obstétricales mythe ou réalité? », sur France culture, sage femme et chef de service de maternité constatent l’absence d’explications données aux patients, un defaut d’information et un manque d’harmonisation des pratiques. Elles souhaitent donner plus de sens aux soins et prônent une évolution de la formation des professionnels de santé ainsi que la prise en compte nécessaire de l’histoire du patient.

Selon Michel Odent, chirurgien obstétricien, à l’origine du concept d’accouchement en salle de naissance:  » « il n’est pas possible aujourd’hui que persiste un tel hiatus entre ce qui se passe dans les maternités et ce qui est publié à la lumière des données scientifique actuelles« . Il revient sur la notion d’intimité : « les femmes devraient pouvoir accoucher dans un lieu intime et silencieux, dans la pénombre, où la température est suffisamment élevée et où elles ne se sentent pas observées. »

En vrac quelques phrases de professionnels à méditer, issues du podcast « le gynécologue et la sorcière » :

  • « Pour faire 5500 naissances je suis seul de garde...il y a des nuits où je dois choisir entre 3 césariennes laquelle est la plus urgente….un jour il ne va pas choisir la bonne et on le lui reprochera…
  • « La naissance est traitée à l’hôpital comme une maladie avec des quotas …on doit aller toujours plus vite et ça ne doit pas couter cher »
  • « Ce qu’on voit à l’hôpital c’est le contrôle du corps des femmes en permanence…laisser une marche de manoeuvre aux femmes ça inquiète …on intériorise le pouvoir du sachant…Les études de médecine sont empreintes de sexisme… la culture carabine consiste à stigmatiser les femmes pour désacraliser …
  • «  ça pourra changer si on arrête d’observer des gestes sans le consentement de la patiente « .

Apporter sa pièce à l’édifice

Il m’aura fallu deux grossesses pour comprendre : les femmes qui refusent la péridurale, celles qui ont recours à des Doulas, celles qui choisissent d’aller dans des maisons de naissance, celles qui accouchent à quatre pattes, celles qui accouchent à la maison. J’admire celles ont été actrices d’emblée, celle qui sont allées chercher l’information, celles qui ne se sont pas laisser dicter les choses. Si c’était à refaire, je ne sais pas quels seraient mes choix mais j’exigerais de me sentir considérée. Je ne vivrais plus ma grossesse et mon accouchement de manière passive. Je ne suivrais plus des protocoles sans poser de questions. Je me documenterais. D’ailleurs si j’avais écouté ces poadcasts avant mes grossesses , j’aurais probablement eu un autre positionnement. En me renseignant, j’ai compris qu’il existait un état d’esprit (patriarcal?) français. Certains pays pratiquent différemment, j’ai par exemple appris qu’aux Pays Bas 30% des femmes accouchaient à domicile. Chez nous, la pratique est encore mal considérée, le coût des assurance à payer pour les sages femmes est très dissuasif. Que penser de ces différences? J’ai aussi appris que les pratiques étaient très différentes d’une maternité à l’autre, alors que penser,par exemple, du fait que certaines maternités pratiquent beaucoup l’épisiotomies et d’autres quasiment pas?

Et si on remettait de l’humain dans tout ça ?

J’ai trouvé très intéressants les propos de Marie-Hélène Lahaye concernant la transmission et les relations mères-filles. A l’adolescence, j’enviais ma copine que sa mère accompagnait chez le gyneco. Je me disais que je ferais pareil avec ma fille. Aujourd’hui, j’ai changé d’avis. Je voudrais redonner une place à la transmission et échanger avec ma fille: pas comme une copine, ni comme une prof mais de femme à femme puisque c’est ce que nous sommes. J’ai dejà commencé en lui parlant de son corps, sans édulcorer. Nous avons abordé les notion de consentement, et d’intimité. Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain post. Je vous presenterai les livres qui me servent de support.

Conclusion: petit à petit l’oiseau fait son nid….

Un rapport récent sur le sujet commandé par la ministre de l’égalité homme/femme propose 25 recommandations. L’ordre des médecins n’a pas donné suite mais il a été approuvé par le conseil national des gynécologues et obstétriciens français. Une commission de promotion de la bientraitance en gynécologie a vue le jour. De plus en plus de langues se délient, des mouvements apparaissent tels #que paye ton utérus. C’est un bon début ! Affaire à suivre donc…

http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hce_les_actes_sexistes_durant_le_suivi_gynecologique_et_obstetrical_20180629.pdf

Je vous partage les poadcasts que j’ai écouté à ce sujet

  • Ce poadcast « Le gynécologue et la sorcière » regroupe de nombreux témoignages.

Une création de Charlotte Bienaimé

Résumé « Paroles blessantes, propos déplacés, gestes brutaux, manque d’empathie, actes réalisés sans explications ni consentement, absence de prise en compte de la douleur… De plus en plus de femmes racontent les maltraitances et violences vécues lors de leurs suivis gynécologiques, de leurs IVG et de leurs accouchements. Comment expliquer ces pratiques ? Les faire changer ? Comment les femmes peuvent elles se réapproprier leurs corps, leur santé ? »

Je vous mets le lien du rapport sur les violences obstétricales. La lecture est un peu longue mais intéressante

  • Le poadcast « Violences gynécologiques ou obstétricales mythe ou réalité? » sur France culture

https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser-avec-rene-frydman/violences-gynecologiques-ou-obstetricales-mythe-ou-realite

Résumé : Après l’annonce de notre Ministre à l’égalité des hommes et des femmes sur les maltraitances faites aux femmes en juin de cette année citant que 75% d’épisiotomies étaient réalisées (chiffre faux puisqu’il en a que 20%) a suscité un débat repris par de nombreux journalistes en manque de buzz. Il n’en reste pas moins que l’écoute, l’information, l’adhésion aux propositions médicales sont en deçà de ce que l’on pourrait souhaiter.  Une  césarienne, la pose de forceps, de ventouses, l’expression abdominale, l’injection de tel ou tel médicament mérite avant pendant et après un dialogue explicatif.Certes les préparations à l’accouchement (huit séances remboursées par la sécurité sociale) ou à la parentalité ne sont pas suffisamment fréquentées. C’est pourtant un lieu d’information et de dialogue.  Le monde de la naissance a beaucoup évolué ces trente dernières années, présence du père, accueil du bébé dans la douceur, salle d’accouchement … Toutes ces évolutions doivent être prise en compte pour être le plus objectif possible.

Minute Papillon (3/3) : le grand débat ! Donner du temps aux familles

Parents sous pression, burn out parental, charge mentale …la période du post partum est délicate, l’enfant soude le couple mais le met également à mal. Bref, on en bave de la matrescence (nouveau concept dont je vous parlerai) à l’adolescence! Les émissions de télé , les articles de journaux et les podcasts se multiplient. Le sujet est vendeur car il touche une large proportion de la population. Peu importe la classe sociale, peu importe la culture, tout le monde est concerné (voila enfin un sujet qui fédère 🙂 . Il reste pourtant tabou dans la sphère politique. Comment en vouloir à nos élites quand même Pascal le grand frère et super nanny sont dépassés 🙂 Les questions d’ordre familial sont quasi absentes du grand débat récemment mené. Seule la situation des familles monoparentales a été brievement abordée. Le sujet est pourtant crucial car si nous ne donnons pas de temps à nos enfants qui le fera? Si la société n’accompagne pas dignement les familles en difficulté, que deviendront ces enfants, adultes de demain? J’ai eu envie de réfléchir à ces questions. Dans ce dossier, je vous partage sur plusieurs semaines mes recherches, mes lectures d’articles, de livres et les poadcasts que j’ai écoutés. Je vous parle du post partum, des violences obstétricales, de l’isolement des parents, de l’accompagnement à la grossesse, des dispositifs existants, des nouvelles initiatives, du féminisme , du congé parental, du travail invisible, de la place des pères. Pourquoi prendre le temps d’aborder ces sujets ? Parce que si nous nous taisons rien de changera.

1/Donner du temps et de la place aux papas

Pour palier à l’isolement des mères, un mouvement actuel prône un investissement plus important des pères. J’ai récemment lu dans un article du nouvel obs cette présentation peu flatteuse :  » Pendant que Madame n’est pas lavée , et qu’elle éclate en sanglots, il lui faut quelqu’un à ses côtés mais ce quelqu’un n’est pas là, ce quelqu’un travail, sifflote, mange une escalope à la cantine, prend une bière  » . Elle vous fait envie cette bière hein les filles? Surtout si vous allaitez et que vous n’en pouvez plus des Bucklers et des Tourtels. Mais voilà, vous êtes crevées, vos cheveux sont gras et la perspective de vous alcooliser seule en pyjama avec votre bébé en écharpe serait digne d’une émission TV sur M6 ou d’un rôle de Marina Fois au cinéma. Votre ainé vous dit que vous avez encore un bébé dans le ventre et on vous laisse la place dans le métro quand vous êtes seule… C’est vrai, les hommes n’ont pas à vivre tous ces désagréments (ils ne doivent qu’à eux-même leur bide à bière:) ! Ils n’ont pas à subir ces changements corporels, ni ces douleurs physiques, ni cet allaitement foireux. Je reconnais qu’il y a une forme d’injustice. Ils reprennent leur train-train pendant que nous vivons notre quatrième trimestre, le pire à mon sens! Alors géniteurs fuyards ou pas ? Je n’ai pas l’impression que les pères soient forcement plus contents d’être au travail qu’à la maison, enfin je ne pense pas qu’on puisse en faire une généralité. J’irais même plus loin, il me semble qu’ils subissent aussi une grande pression, celle « du bon père de famille » qui doit assurer pour subvenir aux besoins de sa famille sauf que maintenant en plus ils changent les couches! Y en a même certains qui font la vaisselle et la cuisine 🙂 ! Et comme Monsieur n’a pas accouché, il ne peut ni pleurer, ni se plaindre en disant que c’est la faute des hormones. Ces jeunes papas , je les trouve pour la plupart investis et j’oserai même dire épanouis dans un maternage qui ne va pas à l’encontre de leur masculinité(je dois avoir un super entourage, lançons nous des fleurs). Je pense qu’ils aimeraient jouer les prolongations et qu’ils sont privés de moments certes difficiles mais précieux de tête à tête avec leur enfant. Je parle de ces instants où la relation se tisse, où le parent apprend de son enfant (on oublie souvent que l’apport est réciproque) Alors oui ,il faut qu’ils prennent leur place pas uniquement pour partager la difficulté avec leur moitié mais surtout parce qu’elle leur revient de droit (je parle aussi bien de la place que de la difficulté:) … A nous les femmes de mettre sur le même plan le lien père/enfant que le lien mère/ enfant…Arrêtons de penser que nous avons l’apanage de la maternité parce que nous avons enfanté. A nous les femmes de ne pas attendre du père qu’il ressemble au notre ou à l’image caricaturale que nous pouvons en avoir. A vous les hommes, d’oser vous depatriarcaliser. A nous parents de lutter contre les déterministes. A nous de prouver à nos enfants qu’il n’y a pas de supériorité dans la parentalité en leur montrant l’égalité sur les taches ménagères et de maternage, en autorisant nos garçons à pleurer et à jouer à la poupée, en apprenant à nos filles à bricoler. Enfin, à la société de valoriser les taches parentales en commençant par la place des pères auprès de leurs enfants. L’Espagne a recemment opté pour un congé paternité de 8 semaines qui sera porté à 16 semaines en 2021, indemnisé à 100%…Prenons exemple... Une étude des chercheurs médical de Stanford a montré qu’en introduisant plus de flexibilité dans le congé parental (autorisant les pères à utiliser jusqu’à 30 jours de congé payé de manière intermittente dans l’année suivant la naissance de l’enfant) des bienfaits sur la santé de la mère étaient constatés, notamment une réduction des complications liées à l’accouchement et de l’anxiété post-partum (moins de recours aux antibiotiques et aux anxiolytiques) . Cette mesure répondrait donc à un problème de santé publique. Selon ces mêmes chercheurs, il est bénéfique aux familles d’avoir la possibilité de décider, au jour le jour, quand le père va rester à la maison. Il est vrai que pour le premier enfant nous ne sommes pas trop de deux à découvrir le rôle de parents, à apprendre tous ces gestes du quotidien, à réaliser qu’un petit être est totalement dépendant de nous. Personnellement c’est surtout pour le deuxième enfant que j’ai ressenti la nécessité d’être ensemble afin de gérer une toute nouvelle logistique (amener l’enfant ainé à l’école, lui apporter l’attention nécessaire…)dans un contexte de fatigue physique. Il faut constamment se réadapter, la précipitation engendre tensions et ‘incompréhensions. Bref laissez nous le temps…. Nous aurons toute la vie pour être performants au boulot mais ces premiers instants de la vie de nos enfants nous ne pourrons pas les revivre. Laissez nous prendre nos marques, trouver notre équilibre.

Père d’hier et père d’aujourd’hui

  • Le mode « servante écarlate » : Ça c’était avant? Pas tout à fait! j’ai souhaité parler à ma fille de la famille et de son évolution. Je voulais qu’elle sache que le statut de la femme a changé, qu’elle apprenne qu’il diffère selon les cultures. J’ai trouvé à la bibliothèque le livre.-  » La Famille » collection Mes petites questions éditions Milan. Il explique brièvement l’histoire de la famille. Nous avons pu parler de la place du père et de l’évolution des lois. Un long travail reste à faire car certaines pratiques ne sont pas révolues. J’ai pu constater dans mon activité professionnelle qu’au sein de certaines familles seul l’homme pouvait signer les documents administratifs concernant les enfants. La situation étant d’autant plus problématique que certains pères sont absents durant des mois.
  • Les pères d’aujourd’hui:
  • je vous mets en lien le site de Johan Bavman. Ce photographe a réalisé une série de clichés sur le quotidien des papas : des photos réalistes et émouvantes. http://www.johanbavman.se/swedish-dads/
  • Parce qu’il n’y a pas que les mamans qui téléphonent à leurs enfants:) : des messages vocaux de père dans tous leurs états!

https://www.arteradio.com/son/61660164/c_est_papa

  • Cet article parle de la présence des pères pendant l’accouchement, il est accompagné de photos très parlantes.

La grande question maintenant c’est qui seront les pères de demain ? Vous trouverez une réflexion sur cette question interessante dans les poadcasts suivants.

Ma selection de Podcasts :

Qui étaient les pères d’hier? Qui sont les pères d’aujourd’hui, quels sont leur quotidien. Qu’est ce qu’un homme féministe ? A t’on besoin des pères ? Qu’est-ce qu’un père? Comment éduquer le petit garçon qui sera l’homme de demain? Quelle place occupe la mère dans la construction du père? Des questions abordées à travers les écrits de grands auteurs, les interviews de professionnels et les témoignages de monsieur tout le monde.

  • Je vous partage ce poadcast d’Arte « un autre homme est possible » les enjeux de la mascunilité d’aujourd’hui , une création de Charlotte Bienaimé. Résumé : « Comment réfléchir à sa masculinité ? A l’heure des combats féministes et du mouvement #MeToo, comment se construisent les identités masculines ? Quels stéréotypes de genre pèsent sur les hommes ? Quels rapports de domination existent entre eux ? Pourquoi certains vont jusqu’au viol ? À l’inverse des masculinistes qui cherchent à retrouver une virilité perdue, comment déconstruire ses pratiques de domination, ses injonctions intériorisées à la virilité ? C’est ce que j’ai cherché à comprendre dans ce podcast. Parce qu’interroger les masculinités est un enjeu féministe, une pratique nécessaire pour faire changer les rapports de domination. » Des sujets abordés à travers un regard anthropologique, et sociologique. Des témoignages de garçons danseurs, d’hommes refusant l’évolution de la société ou empruntant la voix du féminisme après une remise en question personnelle .

https://www.arteradio.com/son/61659963/un_autre_homme_est_possible_8

  • Dans ce poadcast  » Etre père sans plonger dans la masculinité toxique » un papa du quotidien raconte le chamboulement de son quotidien suite à sa paternité. Il évoque aussi les conséquences sur son couple, peut-être que vous vous reconnaîtrez dans son récit. Il est bon de savoir que les difficultés ressenties sont partagés par de nombreux parents.

https://podtail.com/fr/podcast/la-matrescence/etre-pere-sans-plonger-dans-la-masculinite-toxique/

  • Pour les littéraires et ceux qui s’intéresse à la psychanalyse, l’émission »les chemins de la philosophie  » de France culture à réalisé un dossier « le père » constitué de 4 poadcasts. La place du père est abordé à travers l’oeuvre de Shakesperare et de Dostoïevski. Père idéal ou monstrueux, l’émission m’a donné envie de lire ces classiques. Le complexe d’oedipe est évoqué aussi bien au travers la littérature que du point de vue psychanalyste. J’ai été particulièrement interpelée par le prisme du père en tant que construction culturelle. Selon Lacan c’est la mère qui fait le père, à bon entendeur Mesdames 🙂

https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie

  • Je vous conseille ce poadcast « J’élève mon fils ». Il évoque la façon d’élever ce garçon qui sera un homme et un père de demain. Il nous fait réfléchir à nos pratiques. J’ai mis un peu de temps à accrocher avec l’interview. J’ai trouvé la deuxième partie beaucoup plus intéressante. Si j’avais eu un fils, est-ce que j’aurais osé l’habiller en rose ou lui donner des barbies? Est-ce que je me serais adresser à lui de la même façon? Est-ce que l’aurais inscrit à la danse? Je ne sais pas. Je répète souvent à mes filles qu’elles sont belles mais est-ce que je leur dis aussi fréquemment qu’elles sont intelligentes ? Il m’arrive de dire en parlant de mes filles et des fils d’amis « on va les marier, ou fait lui un bisous ». Tous ces comportements sont abordés dans ce poadcast. L’idée n’est pas de tout changer et de se dire que l’on a mal fait! Il s’agit plutôt de réfléchir à ce que l’on veut transmettre et à l’impact de la société de consommation sur nos choix. J’ai appris avec étonnement que les jouets dans les années 60 étaient beaucoup moins genrés. Les stéréotypes d’aujourd’hui ne dateraient donc pas d’hier, intéressant…

Résumé : Quel rôle jouons-nous en tant qu’adultes dans la fabrique des garçons ? Comment élever un petit garçon bien dans ses baskets ? Élever un individu de genre masculin dans une société profondément sexiste soulève bien des questions, auxquelles Aurélia Blanc a longuement réfléchi, et dont nous discutons dans cet épisode. Quels jouets, quels vêtements, quelles activités choisir ? Comment éduquer aux émotions, à l’intimité, à la sexualité ? Comment, en tant que parents féministes, s’interroger sur nos propres mécanismes sexistes ? 
Journaliste féministe au sein du magazine Causette, mère d’un petit garçon d’un an et demi, Aurélia Blanc vient de publier « Tu seras un homme – féministe – mon fils ! ». Dans ce manuel d’éducation antisexiste, elle réfléchit à comment éduquer « des garçons libres et heureux » en prenant le contre-pied des stéréotypes de genre auxquels ils sont constamment exposés, à travers une éducation libre et non-genrée. https://www.binge.audio/jeleve-mon-fils/

Affiche d’Elise Gravel , illustratrice , je vous conseille d’aller faire un tour sur son blog ! Les affiches téléchargeables constituent un bon support pour parler aux enfants.



un debrief Puériculture et produits bébé

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Je m’attaque à un sujet abordé maintes et maintes fois! Voici donc un avis de plus qui pourra peut-être servir à certains parents fraichement débarqués sur le marché de la puériculture. Je ne prétends bien sur pas détenir la vérité sur ce sujet car un produit pourra nous convenir et pas à une autre famille.

  • Siège auto : L’étiquette doit comporter plusieurs mentions  » Universel  » et le label E encerclé (conforme aux règles européennes)
  • Coussin d’allaitement : je valide celui de la marque des Babilleuses, il est un peu cher mais c’est un bon investissement. Il est très pratique pour se caler le bidon pour dormir à partir du 2ème trimestre de grossesse.
  • Transat : Je pense qu’il n’est pas nécessaire  de trop investir car le bébé ne doit pas y rester trop de temps pour travailler sa motricité le plus librement possible et réduire les risques de plagiocéphalie.  Mes copines recommandent le baby bjorn.
  • lit parapluie :  Après avoir mis 1heures à 3 à ouvrir l’ancien lit de ma fille, la scène étant digne d’un sketch de Florence Foresti, j’ai succombé  à l’argument du « se plie et se déplie en quelques secondes de l’AeroMoov (mes copines en sont ravies, le Babybjorn aussi). Mon mari, par contre, le trouve trop encombrant et cher. Je précise que c’est lui qui range le coffre de la voiture quand nous partons en vacances!
  • Poussette :  vaste sujet ! Je ne suis pas fan des poussettes combinées qui sont souvent imposantes. Mes parents nous en avait offert une et nous ne nous ne l’avons plus utilisée à partir des 6 mois de nos filles. Beaucoup d’amis confirment qu’ils ont vécu la même situation. J’utilise un porte bébé les 6 premiers mois et après j’enchaine avec la poussette canne.  La Yoyo et  la bugaboo sont achetées en masse mais  nécessitent un investissement considérable. Certaines copines trouvent que la Yoyo n’est pas très stable, bref  c’est une poussette urbaine. De mon point de vue, la Maclaren est une référence. Ses point forts :  très solide, elle survit à plusieurs enfant. Elle existe en version inclinable, avec la nacelle en premier âge. Ses points faibles : tout le monde à la même,  du coup il m’est arrivé à deux reprises de prendre celle de quelqu’un d’autre…OUPS! Sinon, je la trouve un peu lourde, alors  j’acheté aussi  la Pock it.   Ses points forts : son prix, elle est  super compacte, je ne maudis plus ceux qui font semblant de ne pas me voir me galèrer dans le métro, mon mari l’adore (ouf!).  Son point faible : elle ne semble pas très robuste donc à voir dans la durée. Concernant les gadgets à poussette : j’ai fait l’acquisition d’un superbe parapluie à poussette. Je n’en pouvais plus d’être trempée à chaque sortie pluvieuse, n’ayant toujours pas trouvé la recette pour pousser la poussette, tenir le parapluie en même temps et surveiller ma fille ainée. En conclusion, je valide cet achat qui me dépanne bien par contre c’est cher pour ce que c’est. Quant à la planche à poussette (buggyboard) pour l’ainée , certains parents ne peuvent pas vivre sans et d’autres n’en voient pas l’utilité. Certaines amies ont été jusqu’à dire que cet objet leur avait sauvé la vie. J’avoue que quand tout à coup notre adorable bambin décide catégoriquement qu’il ne fera pas un pas de plus, on est bien content d’avoir une alternative. Je pense qu’elle est pratique quand il y a un petit écart d’âge entre les enfants(2 ans). Comme me l’avait suggéré une copine c’est vrai que pour les plus grand on peut vite passer à la trottinette.
  • Porte bébé : pour  les 6 premiers mois, j’utilise un porte bébé (ergobaby avec le couffin).  De nombreuses mamans sont adeptes de l’écharpe . Je vous conseille de faire un atelier de portage avec le papa pour mieux vous rendre compte du système de portage qui vous convient. Je valide l’ErgoBaby sauf l’été pour les balades par temps chaud car…on crève de chaud !
  • Tapis d’éveil : je pense qu’il n’est pas nécessaire d’investir dans un tapis hors de prix car le bébé va vite vadrouiller, son usage est donc limité. Après il faut le ranger et les arches sont encombrantes!
  • J’ai une chaise haute Ikea qui fait très bien son Job 
  • Je n’ai pas acheté de baby cook mais certaines ne peuvent pas s’en passer, j’utilise un brave mixeur !
  • Tire lait : Mes copines conseillent le calypso de la marque ardo loué, en location sur grandir nature. Personnellement  j’ai préféré le tire lait manuel de base.
  • En ce qui concerne les couches, avant de devenir maman je ne savais pas qu’il était possible que ce sujet déchaine toute les passions et pourtant !  je m’intéresse régulièrement aux  enquêtes d’associations de consommateurs. Le problème étant que les compositions varient :une marque bien classée une année peut devenir mauvaise élève l’année suivante…c’est le Dallas des couches, un univers impitoyable 🙂  Actuellement les Joone sont bien notées. Sinon, avant je n’étais pas emballées les couches lavables …Mais je serais presque tentée de m’y mettre… Sachez qu’il existe des services de laverie : un service de livraison de couches lavables , unissant un circuit eco-reponsable existe en Ile de France. https:/www.mapetitecouche.fr
  • Pour choisir le lait et les pots vous pouvez utiliser l’application YUKA où acheter le livre « le bon choix au supermarché » (cf rubrique santé du blog). Les bons élèves : Babybio, good gout et hipp, Galia Callisma (sauf formule épaisse), Guigoz, Nestlé Nidal (sauf lait de croissance)
  • Pour les produits de toilette , les bons élèves : l’eau nettoyante pédiatrie d’Avene, la toilette douceur Biolane, le bain moussant Maya, pour le change Corinne de Farme Crème change peau sensible. De manière générale, le liniment est recommandé pour le change et les lingettes sont à proscrire.
  • En matière de lessive : je prends une lessive avec Ecolabel. Les bons élèves : Rainett, Ecoidées, Etamine, Arcyvert
  • Les déceptions : Beaucoup d’amis ne rachèteraient pas : le cocoon baby (et non les bébés ne s’arrêtent pas miraculeusement de pleurer parce que le cocoon leur rappelle l’utérus de maman), des machines à biberon, les fameuses poubelles à caca, le chauffe biberon.  A mon sens la cape à bain n’est pas non plus très utile. J’ai aussi acheté un truc qui ne m’a servi à rien , le seau ce rinçage pour éviter l’eau dans les yeux. J’ai beau le retourner dans tous les sens rien n’y fait (blonde?!)
  • J’ai remarqué que je n’avais pas utilisé certains incontournables pour ma 2ème fille alors qu’ils me semblaient indispensables avant : le baby phone, l’anneau de bain, les barrières de sécurité… pourquoi ? parce que j’ai plus confiance en moi? Peut-être que je suis plus à l’arrache ! Par contre je me suis laissée séduire par des articles vus à des émissions TV qui me semblaient à chaque fois les inventions du siècle (couverture double usage poussette/porte BB, rehausseur de voyage…), verdict : ils ont plutôt vidé mon porte monnaie que simplifié ma vie…à bons entendeurs…

Et vous quels sont vos indispensables et vos produits blacklistés? Je sais que de plus en plus de personnes fabriquent leur lessive et leur liniment…peut-être qu’un jour je me motiverais mais la j’ai un peu la flemme !

Les jouets qui ne sont pas restés dans le placard (de 1 à 5 ans)

Mes marques favorites :

  • Pour les jeux : Djeco (mon chouchou), HABA, Villac, Janod, Oxybul, Smallable, les Lilliputiens , HEMA
  • Pour les livres : Editions Tourbillon, Editions Auzou, Editions Nathan, l’ Ecole des loisirs (Livres et abonnement magazine), Bayard (abonnement magazine), Zebrabook et « Dansmacarriole » pour les livres personnalisables
  • Pour les jeux de société : Djeco et Haba
  • Pour les déguisements : HM et Kiabi
  • Pour les loisirs créatifs : HEMA, Action, Oxybul
  • Pour les objets personnalisables :  les petits raffineurs
  • Pour la déco : HM, Action, Hema

 

Idées cadeaux 1 an :

  • Balles sensorielles idéales pour la motricité et les dents : à partir de 6 mois
  • Jeux qui font du bruit : Baton de pluie, instruments de musique
  • Poupées : j’ai un faible pour les poupées Corolle
  • Jeu de construction : nous avons opté pour le smartbax (jeu aimanté), les gros legos classiques sont une valeur sure.
  • Les jeux d’empilement
  • Les livres à toucher, les imagiers, les livres sonores. J’ai un coup de coeur pour les éditions Tourbillon et les « regarde comme… » des éditions Nathan.
  • Les tableaux d’activités, jeux sonores (Ariane adore les petites voitures Vtech TuTuT bolides)
  • un chariot de marche, le mieux étant d’en prendre un avec un système de vitesses
  • Les comptines à doigts
  • Les jeux qui avancent
  • Les boites à forme
  • un tricycle
  • Les jeux de bain : un conseil ne faites pas comme moi, évitez les jouets gicleurs. Les enfants ne jouent pas vraiment avec et la crasse s’incruste.
  • Des boites à animaux : vous en trouverez à prix abordable chez HEMA. Le top c’est de choisir des livres en rapport avec les figurines.
  •  Un animal sauteur de type vache

 

 

Idées cadeaux 2 ans:

  • Une draisienne : La puky est une valeur sure (beaucoup de personnes de mon entourage ont été déçus par les draisiennes en bois )
  • Les jeux coopératifs : Djeco a conçu des jeux de société pour les tous petits.
  • Les imagiers Montessori.
  • Les livres sur les couleurs.
  • Les jeux d’imitation : une dinette, un mini -étendoir pour le linge (il faut vite leur apprendre à faire les corvées!), une valise de medecin.
  • Des marionnettes.
  • Des barils de construction.
  • Des cubes.
  • Des grosses perles en bois (la marque Villac en propose des sympas)
  •  Des livres : J’aime bien la collection « ça sert à quoi? » (ça sert à quoi un papa? ça sert à quoi le pot?..)aux éditions Fleurus
  • Un projecteur d’histoires du soir de la marque Moulin Roty
  • Des jeux aimantés : j’ai petit faible pour celui des saisons (nature et découvertes ou marque HABA.

 

Idées 3ans

  • Des Playmobils. Faustine adore ceux qui sont entourés d’un oeuf., elle ne doit pas être la seule (à moins qu’elle ait des TOCS)
  • Des Jeux de société  : loto, domino… Voici mes coups  de coeur : le Batawaf de Djeco (jeu de cartes, celui qui a le plus grand chien gagne et attention s’ils ont la même taille c’est BATAWAF) , le Verger de Haba (il s’agit d’un jeu coopératif , vous formez une équipe avec votre enfant contre le corbeau et vous évitez d’avoir à choisir entre le laisser gagner et une grosse crise de nerfs!), le Badaboom chez Oxybul (jeu d’équilibre qui a l’avantage d’être rapide) .
  • Des Livres : Les premiers kididocs, Des livres pour apprendre à compter, des livres de la collection Catherine Dolto (supports pédagogiques pour aborder  quotidien de l’enfant parce qu’il n’est pas toujours facile de trouver les mots), Les « Emilie »
  • Des déguisements : si comme moi vous aimez le Kitsch foncez chez HM.
  • Une peluche interactive (marque HASBRO)
  • Des objets personnalisés : sac pour aller à l’école (j’aime bien ceux proposés sur le site les petits raffineurs), livres personnalisés ( ceux de Zebrabook sont beaux et permettent aux enfants d’identifier les lettres de leurs prénoms, ceux proposés par le site « dansmacarriole » ont de jolis illustrations)
  • Une trottinette : la marque Globber est une valeur sure
  • une tirelire
  • De la pâte à modeler
  • Des perles à encastrer
  • Des coffrets Montessori sur la Nature (Jardinage animaux)
  • Des puzzles
  • La fabrique à histoires Lunii

 

 

Idées pour les 4/5ans

  • Les livres de la collection « Mes ptits contes « éditions Milan (grands classiques racontés de manière succinte, l’histoire du soir c’est encore plus sympa quand ça ne dure pas des plombes!), les livres de la collection  « Deux coqs d’or » (j’aime leur côté vintage)
  • Les kididocs des « pourquoi,comment, des dinosaures… »
  • un réveil
  • Des figurines poneys, licorne, chevaliers… (Mention spéciale pour les noms des Licornes de my little Pony : Rainbow dash, Twilight Sparkle que Faustine appelle Twilight splarteuf , Celestia…. )
  • Une pêche au canards
  • Des déguisements
  • les cahiers d’activités Montessori
  • un petit bureau
  • une ardoise effaçable
  • des pochoirs
  • des CD (je consacrerai  un article à ce sujet)
  • une tête à coiffer : vous avez vu le carnage, j’aime mieux sur la tête de la poupée que sur la mienne !
  • un vélo, avec un petit plus : un panier ou un porte doudou (chez Decat)
  • un cerf volant
  • des puzzles (petit faible pour ceux de la marque Djeco, petite variante : il en existe des phosphorescents marque mudpuppy )
  • une montre : je suis restée fidèle à la marque de mon enfance Flickflack
  • Du sable magique
  • Des Rollers
  • Des livres CD à écouter : Faustine adore ceux de la collection Auzou (la petite poule rousse, la chèvre de Monsieur Seguin…). Le petit plus c’est le gling signal qui indique à l’enfant de tourner la page, pas besoin d’être à côté de lui et ça c’est cool)
  • un petit robot interactif
  • un lecteur CD ou une enceinte Bluetooth
  • Des boules de bain (Lush, Tinii, Hema)
  • Une maison de poupée : je conseille d’en choisir une qui se ferme sinon ça fait vite bazar.
  • des perles, des bijoux (petit faible pour la marque Deco jolis colliers petite fée, poupée, poney )
  • des barbies à partir de 5 ans
  • Le coffret montessori Astronomie
  • Un appareil photo : la marque Vtchec est une valeur sure.
  • un jeu de codage
  • un jeu d’acrobate de type Twister
  • Un abonnement à un magazine : Faustine est ravie de recevoir son Toupie chaque mois.
  • Un livre pour apprendre à reconnaitre les oiseaux, les arbres , les fleurs
  • Un livre de bricolage, des cahiers d’activité
  • des activités de loisirs créatifs
  • pour les jeux de société, Mes coups de coeur : Le Mistigri et le Piou Piou (jeux de stratégie) de chez Djeco,  j’aime faire cotcotcot quand j’ai pondu mon oeuf (les petits plaisirs de la vie ). La vendeuse du magasin de jouets semblait adorer aussi m’expliquant qu’elle y jouait avec ses amis une fois les enfants couchés (on s’éclate  vraiment quand on devient parents, soirée du samedi soir :une tisane, un piou-piou et au lit à 23h30 maxi) . Le dobble (jeu de rapidité) est également très drôle. Je précise que les jeux de cartes sont très pratiques car ils prennent peu de place, nous les emmenons dans le train et au resto, j’évite juste de jacasser en public!

 

 

A partir de l’âge de 3 ans , offrir un spectacle ou une activité à l’année est aussi une chouette option.

J’aime bien aussi l’idée du carnet de bon cadeau : « bon pour inviter une copine à la maison » « bon pour aller au cinéma avec papa « , « bon pour manger des bonbons », « bon pour regarder un dessin animé… »

Bêtisier :

Les jeux préférés de mes filles :

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Depuis ses 3 ANS, Faustine passe son temps à faire ses valises !

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Ariane adore mes tabourets en osier, elle s’en sert comme pousseur pour avancer et pour grimper. Quand elle en a marre elle les retourne et rentre dedans en mode contorsionniste !  Elle aime aussi secouer avec frénésie une boite remplie de pâtes!

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Faustine a une passion pour le métro, une vraie vocation de poinçonneur des Lilas. Bref, elle récupère mes tickets usagers et joue à prendre le train.

Conclusion : ça sert pas à grand chose de se casser la tête!

Le jeu que je déteste : La chienne qui accouche (pourtant elle est Kitsch) ! Hier une petite copine de classe a flashé dessus , elle a dit qu’elle voulait la même pour Noel ! Le père Noel pourrait avoir bon dos,  j’hésite à  la déposer incognito devant sa porte.

 

Bon ça se confirme,  ma fille a des goûts plus que douteux, voici le jouet qui a retenu son attention dans le magasine de Noel  :

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La question de l’organisation de l’espace :

J’aimerais être minimaliste mais force est de constater que je ne le suis pas! Depuis que je suis maman je consomme moins pour moi, par contre j’ai souvent envie d’acheter pour les petites. J’adore l’univers des jouets, surtout les livres et les jeux de société. Pour le moment, peu de jeux restent au placard donc pas de panique sur le trop plein. Par contre en appart,  le problème du stockage se pose. J’ai donc changé mon mode de consommation. Pour les jeux de société et les livres, je loue à la ludothèque et j’emprunte à la bibliothèque. D’autre part, nous avons instauré des règles car il y avait des jouets dans toutes les pièces. En dehors du fait que notre appartement s’était transformé en salle de jeu gigantesque, je pense que cette situation incitait Faustine à constamment nous solliciter. Un jour, quand elle avait 3 ans, j’ai décidé de lui faire confiance. J’ai déplacé les jouets et je l’ai laissée  jouer seule dans sa chambre. Pour moi, c’était prendre le risque de ne pas contrôler ce qui se passait (je précise que la chambre est à l’étage). Bon, je n’avais pas tort, quelques temps plus tard, je l’ai découverte entrain de faire des petites scènettes avec ses bonhommes dans le vide au bord de la fenêtre. Après quelques ajustements pour sécuriser l’espace, je me suis vite rendue compte qu’elle appréciait ces moments et qu’elle était très créative. Depuis cette année, je lui ai installé un petit bureau à sa taille avec un grosse boite de crayons, gommettes… Elle a bien investi cet espace. J’ai laissé dans le salon des livres accessibles et des cahiers d’activité .  Maintenant nous travaillons sur le rangement. J’ai fait l’erreur de commencer tardivement, je m’y collais pour être tranquille. Je pense que c’est un apprentissage qui peut pourtant se faire très tôt, l’enfant peut se sentir valoriser de se voir confier des missions. Il est important que chaque chose ait une place bien définie pour instaurer un rituel.  Quant à Ariane, a 1 an , elle range déjà, non évidemment je blague, elle met surtout le bazar. Je laisse des jeux à sa disposition dans le salon,  à sa portée mais en petite quantité pour qu’elle puisse bien se les approprier, idem dans sa chambre. J’en range une partie et j’alterne de semaine en semaine. Elle a une petite bibliothèque dans sa chambre et un petit coin cosy lecture qu’elle s’est bien approprié.

Et vous, Avec quels jeux vos enfants s’amusent-ils le plus? Quels sont vos jouets coup de gueule? Comment avez vous organisé votre maison? les jeux sont-ils en libre service ou soigneusement rangé dans des boites avec des étiquettes  ?