Direction la Salle de bains

J’ai abordé avec les filles les thèmes suivants : l’habillement, le corps, l’hygiène, les éléments de la salle de bain et les accidents domestiques. Je vous mets en ligne mes supports d’activité.

A travers la thématique de l’habillement, nous verrons comment accompagner l’enfant dans son autonomie, l’aider à mieux se situer dans le temps et favoriser le développement de sa motricité .

Je vous partage aussi quelques astuces pour améliorer votre quotidien :

  • concernant la préparation du matin source de stress intense pour beaucoup d’entre nous !!! (voir même de pétage de plombs réguliers ! )
  • concernant les corvées du quotidien : des idées pour exploiter votre progéniture 🙂

Et pour finir, nous découvrirons que ce sujet est également une occasion de remettre en question nos pratiques éducatives : injonction à la propreté et à la féminité, rapport à la consommation, réflexion écologique et éthique.

Identification des éléments de la salle de bain

-Supports utilisés : Puzzle Vilac, Imagier de Balthazar, Livre petit ours brun, Dookeo imagier sonore

Identification des parties du corps :

Hygiène :

Nous avons parlé du brossage de dents : utiliser un sablier pour que l’action ne soit pas bâclée est une petite astuce sympa.

Ariane adore l’histoire de Trompette qui prend son bain. Elle me répète en boucle « Maman, on lit Trompette qui pue ».

Vous pouvez trouver à télécharger gratuitement des affiches qui détaillent les étapes du lavage de dents et de mains sur hoptoys.fr.

Accidents domestiques:

Habillement :

Supports utilisés : l’imagier de Balthazar, le Kididoc pour les 2/4ans, Dookeo, Puzzles et jeu aimanté. J’ai posé des petites colles à Ariane : pas facile de trouver ses mollets et ses chevilles, de ne pas confondre oreille et orteils et cou et coudes. Par contre, totale maîtrise du dressing pour ma choupette . 

Quelques repères pour les parents :

Les étapes :

  • 2 ans, un enfant est en capacité de retirer des vêtements déboutonnés .
  • 3 ans, il peut s ‘habiller et se savonner seul
  • 3 ans1/2, il sait déboutonner
  • 4 ans 1/2, il sait tout mettre sauf faire ses lacets
  • des 5 ans, il peut prendre sa douche seul

L’habillement est une activité polyvalente pour l’enfant.

Elle lui permet :

  • de comprendre la journée à travers des rituels de préparation
  • d’acquérir du vocabulaire et de mieux situer son corps : pour l’aider vous pouvez décrire l’habillement ainsi que nommer les différents parties du corps concernées.
  • de developper son autonomie : Pour l’accompagner ,vous pouvez installer une routine avec rappel en image, toujours enfiler les vêtements dans le même ordre , choisir des vêtements faciles à enfiler et les disposer dans l’ordre la veille.
  • de developper sa motricité en manipulant vêtements, fermeture et boutons. L’enfant peut également s’entrainer sur des poupées.
  • Plus tard, de créer un lien d’appartenance ou de distinction par rapport à un groupe social. Le choix des vêtements deviendra également un enjeu dans son rapport à l’institution (règlement scolaire…)

Comment en finir avec la corvée de la préparation matinale?

Quelques astuces :

  • avoir en tête que l’enfant de 3/4 ans n’est pas lent par opposition mais plutôt par distraction liée à son immaturité cérébrale
  • il s’habillera plus rapidement dans un lieu où il y a moins d’objets.
  • utiliser des méthodes ludiques : Le jeu JACADI, habillage en musique, habillage chronométré, se préparer ensemble
  • le réveiller plus tôt pour éviter le stress du temps qui passe trop vite, ou plutôt pour mieux vivre le décalage de nos temporalités respectives !
  • adapter son environnement à l’enfant pour qu’il puisse faire un maximum possible de choses tout seul : se laver les dents, aller chercher ses vêtements… Un petit tabouret peut être pratique, utiliser les tiroirs du bas pour leur rendre leur sous vêtements accessible…

Participation aux activités de la maison

Un enfant est en capacité de :

  • D’exceller dans l’art de ranger slips et chaussettes : Les enfants peuvent rapidement aider à trier le linge et à l’étendre.
  • Devenir un pro du Cirage de pompes
  • Mettre son linge sale dans le panier dédié plutôt que le rouler en boule sous son lit l’air de rien !!

L’habit fait-il le moine?

La question de l’habillement peut sembler anodine. Il s’agit pourtant d’une manifestation de nos pratiques éducatives en lien avec nos conceptions de vie. Alors quel message véhiculer à nos enfants? les vêtements, ça compte ou pas?

  • L’habillement est un enjeu de classe sociale : l’adulte se distingue à travers son enfant. Quelle image de nous voulons nous donc véhiculer?
  • L’injonction des vêtements propres : Lachons prise et laissons nos enfants salir leur vêtements! Ils ont besoin de faire des expériences : ils n’ont pas a être entravés par leurs vêtements. Je me souviens d’une fois où j’ai grondé Faustine parce qu’elle avait fait une tache indélébile sur sa nouvelle robe JACADI, ça nous a carrément pourri l’après midi. Franchement est ce que ça en valait la peine ? Au final, je n’étais pas fière de moi.
  • La question de l’injonction à la féminité des filles : L’année dernière, Faustine était obsédée par les robes, le rose, les princesses et les paillettes (et c’est contagieux, à deux ans, Ariane ne veut plus lâcher son pull à paillettes !) Je voulais faire plaisir à ma fille, je consommais donc dans ce sens. Par la suite, cette situation est devenue source de conflit. j’y ai alors mis un terme en lui proposant fermement d’autres produits. Au début, Faustine s’y est opposée mais le sujet n’a rapidement plus fait débat. Actuellement en CP, elle fait pas mal d’activités sportives, ce qui l’amène à s’habiller souvent en sportwear. Les robes ne sont pas pour autant bannies de sa garde robe et elles continuent à apprécier d’en porter. En y réfléchissant, je me suis rendue compte que j’avais agi complètement différemment avec ma première et ma seconde fille. En effet, Pour Faustine j’ai acheté peu de vêtements mixtes alors que pour Ariane j’ai vraiment privilégié le confort. J’ai avant tout cherché à faciliter sa mobilité et son autonomie. Un jour, je me suis rendue compte qu’elle était entravée dans ses mouvements quand elle était en robe au parc et j’ai trouvé la situation absurde. Il faut dire que ces dernières années, j’ai moi même changé mon rapport aux vêtements en y consacrant un budget moindre et en privilégiant l’aspect pratique. J’ai été submergée par une envie de simplicité! Aujourd’hui, j’ai encore tendance à complimenter les filles quand elle sont en robes, j ‘ai d’ailleurs remarqué que le personnel de la garderie faisait pareil..Je pense que j’agis inconsciemment de cette manière parce que ce sont des filles et ça me dérange. Ne serait-il, en fait, pas plus constructif de valoriser chez elles d’autres compétences que leur physique ?Et quel sera l’impact futur de régulièrement mettre l’accent sur leur façon de se vêtir?
  • Le rapport à la consommation et le message écologique : nous avons la chance d’avoir récupéré beaucoup de vêtements d’autres enfants et je trouve ça bien que les filles le sachent. J’achète très peu pour Ariane, du coup elle est ravie quand elle a quelque chose de nouveau, et ça fait plaisir à voir ! Nous avons récupéré dans le grenier des mamies quelques vêtements tricotés main ainsi que quelques robes d’enfance de ma mère réalisées par une couturière. C’est incroyable de voir qu’elles sont encore tout à fait mettables. C’est la question de la durabilité et de la réparation des vêtements qui se pose. Faustine fait parfois de la couture avec ma soeur, c’est une pratique que je souhaite encourager, d’autant plus que ça lui plait !

La petite robe bleue qui ne faisait pas ses 70 ans.

Une petite émotion quand je pense qu’il y a 35 ans la petite fille qui la portait c’était moi!

Acquisition de la propreté : quelques pistes.

J’ai fait quelques recherches récentes sur le sujet pour mener à bien cette étape. La documentation obtenue provient de professionnels du secteur de la petite enfance. Evidemment, je me suis rendue compte que je faisais des erreurs. L’autoflagellation étant vaine , allons de l’avant.

1/ Quelques repères :

Entre 18 et 24 mois, l’enfant a besoin de s’affirmer, notamment en exerçant la maitrise de son corps. Il décide ce qui y entre, ce qui en sort et à quel moment. Il apprend à disposer de sa bouche et de son anus.

Comme le reste des mammifère, l’homme est naturellement continent.

2/ Inspecteur Laurette : à la recherche d’indices! Ma fille me renvoie t’elle des signes de maturité?

Sur le plan physique , elle sait baisser et remonter ses vêtements , monter et descendre les escaliers en alternant les pieds d’une marche à l’autre (exercice qui révèle la maturité des fibres nerveuses). Elle court et grimpe. Je la sens à l’aise avec son corps. Elle ne semble pas gênée par ses couches sales mais les enfants n’ont pas la même notion de confort que nous donc rien d’anormal !

Sur le plan cognitif et langagier, elle connait son corps et les mots pour en nommer toutes les parties. Elle parle mais n’exprime pas toujours ses besoins distinctement et elle ne s’intéresse pas vraiment au sujet. Elle reconnait les lieux pour assouvir ses besoins et sait enlever sa couche. Elle a compris que le papier servait à s’essuyer les fesses.

Sur le plan relationnel , elle n’est pas en opposition ni en recherche. A plusieurs reprises, elle était contente de me faire plaisir avec un pipi dans le pot. Elle cherche parfois à imiter sa soeur quand elle va aux toilettes.

Conclusion : Elle commence à cheminer sur le sujet . L’idée n’est pas d’envisager un apprentissage de la propreté mais de chercher à créer des conditions propices pour qu’elle l’acquière d’elle même.

3/ Comment pratiquer ?

  • Mettre un pot à disposition de l’enfant ou un adaptateur à ses toilettes, en respectant son intimité : le pot ne doit pas être mis au yeux de tous (bouhhh moi qui le trimballais partout). Expliquer à quoi servent des toilettes et où s’en va le caca (dans un monde imaginaire où tout est rose et rempli de bisounours et de petits elfes et de lutins joyeux ? ) 🙂 . L’enfant met du temps à comprendre que ce qui sort de son corps peut être perdu sans dommage, que ce n’est pas un morceau de lui qui s’en va.
  • Présenter à l’enfant le pot lorsqu’il manifeste le besoin d’uriner ou d’aller à la selle et l’asseoir dessus (avec son accord) même s’il a déjà fait tout ou partie. Eviter les séances interminables.
  • Habiller l’enfant avec des vêtements faciles à retirer.
  • Intéresser l’enfant au sujet en utilisant des livres comme support (scenariser les étapes avec des éléments visuels peut aider ) . Pour expliquer à Ariane à quoi sert le pot, j’ai trouvé les livres suivants ; « le pot ça sert à quoi ? »éditions fleurus, « P’tit loup va sur le pot » éditions Auzou, « le pire livre pour apprendre le pot « d’Antonin Louchard aux éditions seuil jeunesse. Il est interessant d’expliquer à l’enfant qu’il va gagner en liberté .Vous pouvez rapidement lui proposer de s’essuyer seul les fesses, de jeter le papier etde tirer la chasse. Et pourquoi pas choisir ses sous vêtements et son pot avec lui? Le livre « Non, pas le pot » de Stephanie Blake, de l’école des loisirs illustre bien ce gain d’autonomie. Gaspard envie les jeux de son frère et décide de retirer sa couche pour pouvoir jouer plus tranquille. Je vous conseille également le livre « Max et lapin les grands coureurs vont sur le pot  » d’Astrid Desbordes aux éditions Nathan . Max décide d’enlever sa couche pour être plus léger pour courir plus vite.
  • Vous pouvez tenir un journal de bord en y répertoriant la fréquence et les horaires auxquels votre enfant va au pot et mettre en place des repères journaliers : heures fixes , l’accompagner au wc même s’il a commencé

4/ Quelques conseils à destination des parents

  1. Attention à ne pas sur-féliciter votre progéniture pour ne pas créer trop de pression autour du sujet. Avoir en tête qu’il ne s’agit pas d’un exploit mais d’un acte en rapport avec son développement . Eviter les annonces à la famille en grande pompe et les promenades triomphales dans le logement avec le pot (ça aussi je l’ai fait)!!!.
  2. Ne pas démarrer la propreté quand survient un événement familial majeur : naissance, déménagement… Il vaut mieux choisir une période de calme émotionnel.
  3. Accepter même sans comprendre les périodes de régression (pfff)
  4. Ne pas assimiler le pot à un jeu ou ne pas l’utiliser avec d’autres jeux censés détourner son attention (erreur également commise!)
  5. Faire une pause si vous ressentez de la frustration face à l’échec, une perte de patience, ou si l’enfant voit des échecs sur plusieurs jours. Si vous le pouvez n’hésitez pas à déléguer (en voila une bonne idée qu’elle est bonne!!Quelqu’un veut s’en charger? !).
  6. Ne pas oublier que l’enfant « qui ne préoccupe pas de devenir propre est occupé ailleurs, à parfaire son habilité corporelle ou à exercer son intelligence » (Anne Bacus docteur en psychologie)
  7. Renseignez vous auprès du directeur de l’école qui accueillera votre enfant pour voir ensemble ce qui est prévu lorsqu’un enfant scolarisé n’est pas encore continent. La continence de l’enfant n’est pas imposée par la loi, l’école n’a donc pas le droit de refuser un enfant qui n’a pas la maturité physiologique nécessaire pour contrôler ses sphincters! (et toc!)
  8. En cas de blocage, n’hésitez pas à demander un rendez-vous avec le psychologue de la PMI !

3/ Plan d’action 2020

Seriez vous prêt à tenir un journal ? Avez-vous identifié vos moments de gratitude, de grâce et vos talents ? Comment comptez vous les exploiter? quelles sont vos attentes vis à vis de vous même, et de votre entourage? Quelles seraient vos perpectives d’expériences variées?

J’ai tenté de répondre à ces questions et je vous partage ma réflexion :

réalisations 2019 et objectif 2020 :

Tenir un journal :

J’ai tenté de tenir un journal en notant mes 3 kifs par jour sur plusieurs mois. Je voulais que toute la famille y participe aussi bien par curiosité de savoir ce qui rendait les uns et les autres heureux, que pour positiver et valoriser les réussites de chacun (faudrait que je retourne bosser, non?:) . Aprés une année de pratique, je trouve l’exercice pertinent, en particulier pour les enfants. En se forçant à voir le positif, on finit sa journée sur une note optimiste. Au final, l’état d’esprit global est meilleur (exit la drogue, l’alcool, les anxiolytiques :un bon vieux journal fait l’affaire). Au bout de quelques semaines, Faustine s’est vraiment prêtée au jeu au point de me parler spontanément de ses sources de satisfaction sans que je ne lui pose plus aucune question. Bon le hic c’est que ça ça a viré un peu « dictature du bonheur » : une certaine personne de la maison de type masculin (sans citer de nom) cherchant régulièrement à se soustraire à l’exercice!! L’idée étant de réduire le stress, je ne voulais pas d’une action contre productive : j’ai donc revu mes ambitions à la baisse en espaçant les bilans ….au point où j’ai fini par ne plus être assidue, bon en fait j’ai totalement lâché l’affaire!!.. Au final, j’ai bien compris que pour que cette pratique soit efficace, il fallait en faire une discipline. En effet, lorsque l’on s’interrompt, on en perd tout de suite les bénéfices. En 2020, l’objectif sera de tenir bon (sans drogue, sans alcool, sans anxiolytique, avec 3 gosses!!) , même en période de rush je kifferai !!!

D’autre part, je me suis rendue compte que la majorité de « mes kifs » étaient des moments de gratitude (cf définition dans le chapitre précédent) , notamment en lien avec la nature. Cette année, je souhaiterais axer mon action sur « les moments de grâce « autrement dit de production personnelle (faut d’abord que je me retire de la tête cette image de Bernadette Soubirou quand j’utilise cette expression, suis-je la seule à la voir?). Bref, il me faudra faire un effort car ces moments sont plus facilement accessibles dans la sphère professionnelle, domaine duquel je suis éloignée (loinnnnn loinnn loinnnn) . L’avantage c’est que je sais que je peux trouver cette forme d’accomplissement via l’écriture, je maintiendrai donc mon activité de blog et peut-être que j’aurais d’autres idées chemin faisant.

Connaître ses forces : Developper ses qualités plutôt que corriger ses défauts :

J’ai réalisé le test de personnalité conseillé par le livre 3 kifs par jour. Voici le résultat des talents mis en évidence ( ce serait bien d’exploiter ces ressources, ce sera une perceptive pour l’année à venir) :

– Amour des études et des apprentissages : Je compte lire sur des thèmes qui m’intéressent, me documenter. A plus long terme, j’aimerais reprendre des études.

– Reconnaissance de la beauté : va falloir que flo se mette sur son 31 pour me satisfaire:) Bon là je sèche un peu : aller contempler des oeuvres d’art, des beaux paysages?

– Capacité à diriger : ça devrait me servir avec les gosses! Sinon je pourrais en mode Blanche Neige gérer une équipe de mini- animaux de la forêt trop mignons qui feraient le ménage à ma place dans la chaumière 🙂

Expériences variées :

En congé parental, le risque d’isolement est important et la routine s’installe facilement. Il faut donc adopter des stratégies pour se désengluer du quotidien. Jusqu’à maintenant, j’ai misé sur : les sorties les week-ends dans des lieux nouveaux à Paris, l’investissement au sein de l’école des enfants en participant aux Parents d’élèves, la participation à des rencontres entre parents (cafés des parents, LAEP…) et la création du blog. Cette année, je n’ai plus les mêmes envies. Je pense plutôt partir à la découverte de lieux de nature dans la région parisienne, et pourquoi pas des visites de musées (avec les enfants je ne sais pas si ce sera possible).

Avoir des attentes élevées envers soi même et son entourage :

J’ai des attentes élevées vis à vis de moi en tant que maman , j’ai d’ailleurs commencé à tabler sur l’éducation positive. Au début, cette notion m’agaçait, je me disais que toute éducation devait forcement être positive. J’ai ensuite changé d’avis en lisant des ouvrages à ce sujet. Il s’agit encore une fois de s’astreindre à une discipline mais en matière d’éducation, donc de faire des choix. Je reviendrai plus précisément sur ce point lorsque je consacrerai un article « à la prise en charge des émotions des enfants ». Après plusieurs mois de pratique, je peux vous dire que cette décision n’est pas anecdotique. J’ai observé de réels bienfaits au niveau du comportement de ma fille et du climat familial à la maison. Bref, j’ai compris qu’être parent ça se travaille et c’est en lisant que j’arrive à me donner un cadre. L’éducation positive ce n’est pas, comme on pourrait l’imaginer , une sorte de laxisme mais au contraire la maitrise de soi. C’est un choix difficile car en creusant ces questions nous sommes mis face à nos erreurs éducatives. J’avais donc bien avancé sur le sujet mais, comme pour le journal, je me suis laissée aller à mes contrariétés … et puis j’en ai eu marre : j’ai tout remis sur le dos des enfants et sur leur nature machiavélique:). Donc en 2020, le maitre mot sera persévérance : malgré un enfant en plus et la fatigue il ne faudra pas lâcher. Il faudra aussi tacher à être autre chose qu’une Moman 🙂 J’ai décidé de donner du temps à mon couple et à l’amitié, ce qui veut dire confier plus souvent mes enfants. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas culpabiliser de dépenser de l’argent en bab- sitting et à faire confiance à une inconnue mais ça y est j’ai passé le cap. Malgré l’arrivée du 3ème enfant, il faudra continuer sur cette lancée.

Concernant les attentes vis à vis des enfants, je tâtonne : je ne souhaite pas encourager l’esprit de compétition et j’ai la hantise de les stresser. Cependant je ne voudrais pas, comme le mentionne Florence Servan-Chreiber dans son ouvrage, manquer d’ambition pour eux (faudrait pas qu’ils finissent travailleurs sociaux ou intermittents du spectacle ou pire des TANGUY:) . Je vais donc réfléchir à ce sujet en leur donnant des objectifs (« tu vois Emmanuel Macron il a bien travaillé à l’école, sciences po tu connais .? 🙂 ») .Va falloir peut être aussi interdire le visionnage de THE VOICE, et je pourrais mettre Tchoupi in English? :)… Pour commencer, j’ai demandé à Faustine quelles étaient ses résolutions pour 2020, je lui ai également fait part des miennes. Puisque déclarer un objectif publiquement lui donne vie,, nous allons les afficher pour nous encourager à les tenir.

Concernant mon mari, je passe… On a déjà dit qu’il devait répondre à mon inclinaison pour la beauté 🙂 et on lui a préparé sa liste de résolutions 2020 avec Faustine :)))

Etre bienveillant vis à vis de soi même et d’autrui :

je suis décidée à travailler sur les ruminations autrement dit à ne plus voir les problèmes comme irréversibles, bref il faut arrêter de faire un fromage de tout et de rien parce qu’en fait on s’en fou. Je vais également reconnaitre ce que je fais de bien et m’en attribuer le mérite.

Je souhaite aussi être plus proche des autres, plus à l’écoute, m’attarder sur leurs qualités (Bernadette sort de ce corps) . Comme le conseille l’auteur du livre 3 kifs par jour, je prendrai le temps d’écrire une lettre de remerciement à une personne de mon entourage et je ne choisirai pas la solution de facilité (ma mère !!? :))).

J’entretiendrai le kif en le cultivant à travers des objets

Je prendrai le temps de faire un album photos de l’année, en notant les phrases rigolotes des enfants, en complétant leur « cahier d’enfance » , en cultivant et en inventant des traditions familiales telles que les recettes de familles ou zoner devant the Voice:) ….

J‘ai aussi acheté des livres aux filles qui parlent de bonheur, je vous partage mes trouvailles : les petits bonheurs d’Ernest et Celestine, le livre CD les petits bonheurs accompagné de son cahier à remplir (JACADI)

Pour Finir, je vous joins ce podcast qui traite du thème « qu’est ce qui rend les enfants heureux  » et je vous invite à leur poser la question régulièrement…. ainsi qu’à vous même aussi d’ailleurs 🙂

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-03-octobre-2018

2/ 3 kifs par jours… Ou la psychologie positive : bullshit or not bullshit?

l’auteur Florence Servan-Schreiber en bref : Maman de 3 enfants, formée à la psychologie humaniste, journaliste et chroniqueuse. Elle a suivi une formation auprès de Tal Ben-Shahar docteur en psychologie et philosophie.

J’ai enfin lu ce livre qui trainait depuis longtemps dans ma bibliothèque, comme tous les bouquins qui prennent la poussière depuis que j’ai des enfants 🙂

J’ai décidé d’en faire un résumé afin de vraiment m’en imprégner dans l’objectif d’une mise en pratique. Ok pour moins lire mais dans cas autant lire mieux 🙂

Ce que je retiens :

Qu’est-ce que le bonheur :

L’auteur distingue les moments de grâce et le gratitudes.

  • Le moment de grâce se caractérise par une activité qui absorbe au point de perdre la notion du temps, par exemple : une conversation passionnante, un temps d’écriture… Nous sommes acteurs de ce moment car il fait appel à une compétence qui s’exerce avec un objectif clair. L’activité fournit un feed back immédiat . L’auteur explique que les expériences optimales sont observées au travail.
  • Les gratitudes sont des plaisirs d’instants stimulants qui éveillent les sens et les émotions. Il ne s’agit pas du bonheur que l’on fabrique, mais de celui que l’on reçoit naturellement comme un don (par exemple : un paysage émouvant…)

D’ou vient-il?

  • Le bonheur est en partie génétique : nous naissons avec un taux de base. Notre capacité à être heureux se divise en 3 morceaux : 50% gouvernés par la longueur du gène 5HTT qui a une influence directe sur la façon dont nous ressentons un événement.
  • Les facteurs extérieurs ont un faible impact sur le bonheur : 10% de notre capacité à être heureux est conditionnée par des éléments tels que : l’argent, le soleil, les résultats scolaires des enfants…
  • D’où l’importance de fabriquer notre bonheur : 40% de notre capacité à être heureux dépend de nos comportements. On parle de bonheur synthétique et de discipline du positif. Il faut être conscient qu’être heureux demande de la rigueur. L’émerveillement est un muscle. Se transformer prend du temps.

Comment fabriquer du bonheur ?

  • Avoir des attentes élevées envers soi même et son entourage. L’auteur conseille de déclarer un objectif publiquement car ça lui donne vie. Elle explique que le pessimistes orientent leur enfants vers de cibles accessibles par peur de l’échec.
  • Selon des études, La quête d’un objectif et la curiosité (l’envie d’apprendre et de poser des question sur tout) rendent heureux. Avoir des objectifs de long terme libèrent les plaisirs du quotidien. L’auteur propose d’écrire sa vision idéale de l’avenir en la détaillant. Elle conseille de faire des listes de vie telles que la liste des lieux à visiter….
  • Connaître ses forces : Developper ses qualités plutôt que corriger ses défauts : l’auteur propose la réalisation de ce test de personnalité qui vous révèlera vos talents. Vous pouvez le faire en français en créant un compte. Elle conseille ensuite de choisir une qualité mise en évidence lors de cet exercice et de l’utiliser consciemment pendant une période donnée en tenant un journal. Elle nous invite à lister les croyances que nous avons sur nous même et à les regarder bien en face comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. https://www.viacharacter.org/
  • Mesurer son bonheur pour mieux connaitre ses besoins en répondant à une enquête journalière courte via l‘application Track your Happiness, sur votre activité, votre humeur. Les questions sont en anglais mais facilement compréhensibles, il est important d’y répondre de manière instantanée. Le programme dure deux semaines, vous recevrez ensuite un rapport et vous saurez quels sont les moments de la journée qui vous rendent le plus heureux.
  • Etre bienveillant vis à vis de soi même et d’autrui : l’auteur écrit : » l’art d’être optimiste consiste à s’imputer la responsabilité d’un événement positif et de le considérer comme durable tout en attribuant les situations négatives à une cause extérieure à soi en ne leur accordant qu’un impact limité sur ce qui va suivre. » Elle insiste sur le fait qu’il ne faut pas croire que les revers subis sont durables et irréversibles. Elle nous invite également à prendre conscience de ce que les autres font pour nous . Elle propose d’écrire une lettre pour remercier quelqu’un de notre entourage. Elle évoque la nécessité d’être en lien l’autre : se réunir une fois par mois en groupe produit autant de bonheur chez un individu que si on doublait son salaire. » Pour des relations de qualité, elle conseille de manifester de l’intérêt pour la vie des autres, de partager le plaisir que l’on ressent avec son entourage( le fait d’en parler sur le champ augmente son intensité) , de se taire au moment d’énoncer une critique et de ne pas préjuger des pensées des autres.
  • Se recentrer sur l’essentiel : Il s’agit d’explorer les domaines de notre vie que nous pourrions simplifier tels que : réduire les situations de taches multiples, refuser des sollicitations , limiter des engagements… Elle écrit :« prendre son temps est indispensable pour laisser émerger notre vraie personnalité et élaborer des objectifs. » Les questions à se poser sont les suivantes : « Qu’est ce qui a le plus d’importance? » « Dans un an est ce que cela aura encore de l’importance? ». Elle conseille également des périodes de jeunes médiatiques.
  • Je vous partage cette vidéo de Christophe André qui aborde le thème des ruminations. Tout d’abord, il s’agit de distinguer réflexion et rumination. Le travail sur soi-meme consiste à prendre conscience de la répetition de ce schéma mental et à l’interrompre le plus rapidement possible. Pour cela, il faut se poser les bonnes questions : « ma réflexion est-elle pertinente, suis-je soulagé? » et il est également nécessaire d’admettre qu’il n’y a pas forcement de réponse immédiate au problème. Christophe André conseille la médiation et la marche pour rompre ce mécanisme de pensée.
  • Varier les expériences : Les études montrent que faire une chose pour la première fois rend plus heureux que les habitudes. Il s’agit donc de faire attention à l’effet de répétition en espaçant la fréquence d’une expérience plaisante.
  • positiver : des outils comme tenir un journal peuvent être utilisés, des objets qui rappellent le kif tels que les souvenirs de vacances ou les photos. Dans cette vidéo jointe, Christophe André évoque l’importance de s’analyser par écrit, de manière régulière. Il nous parle de l’impact de cette pratique sur la santé et l’intelligence émotionnelle.

Dossier « cui-cui les petits oiseaux « 

1/ 2020 : objectif bonheur ?

Un titre un tantinet provocateur car volontairement niais 🙂

Chaque début d’année est l’occasion de s’interroger sur nos fameuses résolutions. On fait le bilan, on se donne des objectifs et des perspectives à plus ou moins long terme. Alors s’agit-il d’un moment déprimant ou enthousiasmant ?

1/ Faut-il maintenir ce rituel?

Il me semble toujours interessant de se poser et de s’accorder (s’imposer?) un temps d’introspection. Je pense également que le positif amène le positif et qu’il faut forcer le bonheur. Durant l’année 2019, j’ai tenté de mettre des actions en place. Je vous partagerai ces idées dans les articles à venir. Ce sont des petits pas. La démarche semble, en effet, simpliste mais elle demande un effort de persévérance (que je n’ai d’ailleurs pas réussir à tenir !).

Au programme :

  • Présentation du livre 3 kifs par jours : comment qu’on s’y prend pour être content?!

L’objectif de cet ouvrage est de mieux comprendre la notion de bonheur. Il s’agit de trouver des outils et des supports à mettre en place pour répondre à une démarche personnelle.

  • Partage de vidéos courtes de Christophe André qui font échos aux thèmes abordés et surtout qui me parlent.
  • Présentation des axes choisis dans le cadre d’une « discipline et d’une education positive »

2/ La réponse de Christophe André :




Alors convaincus ?

Récapitulatif jeux et activités de saison

En ce dernier jour d’automne, un petit bilan :

Nous avons commencé à remplir notre herbier. Faustine a la mission de ramener 100 objets de son choix à l’école pour “la fête des 100” qui aura lieu en mars. Nous avons choisi de mettre à profit cet exercice pour mieux connaître la nature. Nous devons donc réunir 100 fleurs et feuilles en 6 mois. A ce jour, nous en avons 40: un bon début! Nous mènerons ce projet à bien tout au long de cette année de CP, à travers nos balades et nos voyages. L’idée c’est aussi que Faustine puisse partager sur le sujet avec ses grands parents qui habitent d’autres régions que la nôtre. Ils auront beaucoup à lui apprendre en la matière . Nous avons également demandé à sa tata de nous ramener des feuilles de Guinée , ainsi qu’à son papi des feuilles de Syrie , l’occasion de découvrir la végétation d’autres pays.

On a testé avec Ariane le badaboum d’oxybul et je peux vous dire qu’il y eu bcp bcp de badaboum. L’expérience du verger a été bcp plus concluante , particulièrement intéressante pour l’apprentissage des fruits et des couleurs! Bien aussi pour la motricité en mettant les fruits dans les petits paniers. Par contre, ils ne sont vraiment pas assez solides face à mes bulldozers de filles qui les ont mis en morceaux! Quel plaisir de jouer à ce jeu collaboratif, j’aime beaucoup de concept. La famille a donc vaincu le corbeau 

Plantations d’automne ! je trouvais sympa l’idée de jardiner en cette période de l’année alors nous avons opté pour les crocus et les jacinthes. Par contre, la prochaine fois nous nous y prendrons un peu plus tôt dans l’année: en octobre

Nous avons joué à reconnaître les animaux de la forêt et à chanter des comptines d’automne avec son nouveau jeu : le DOKEO. Un bon support d’imagier ludique et interactif!

Nous avons admiré et observé la nature

Parfait pour la période d’Halloween ! Le jeu de stratégie Djeco Damoniak

Nous avons décoré la frise du temps et nous avons accroché des photos des moments fort de la saison : les anniversaires des filles! A l’issue d’un an la frise nous donnera une vision de notre année , permettant aux filles de mieux se situer dans le temps en s’appropriant les notions de semaines/mois et saisons.

Lectures de saison

Pour accompagner nos balades dans la nature et la création d’un herbier. Nous apprenons à reconnaître la végétation et nous nous intéressons à la vie des arbres : Pourquoi les feuilles tombent t’elles ? Qu’est ce qui compose un arbre ? Qu’est ce qui vit sur un chêne ? 
Nous nous renseignons aussi sur les habitants des bois est sur les métiers en lien avec la forêt.

 Coup de cœur pour ce livre CD “Bulle et Bob dans la forêt » les filles adorent! Elles dansent, elles chantent ! On l’écoute en boucle !C’est cool d’avoir trouvé une activité qui leur plait à toutes les deux, malgré leurs 4 ans d’écart! Les illustrations sont par ailleurs très jolies!

HELP , ma petite fille ne tient pas en place devant les histoires! Il me faut les rendre ludiques et interactives pour capter son attention! Alors nous sommes allées chercher les doudous d’automne et l’imagier des animaux raconté en histoire de Camille Jourdy. J’adore les illustrations! Le but est de demander de l’aide aux animaux de la forêt pour trouver Louise! Nous avons donc fait la lecture aux doudous et nous avons associé images et peluches. Ariane reconnaît bien les animaux, elle commence à les nommer. Nous avons ensuite aidé petit hibou à retrouver sa maman dans la forêt en faisant « hou hou » avec le petit instrument fourni avec le livre « les bruits de la forêt ». Durant son périple petit hibou rencontre des animaux de la forêt, une occasion de les nommer à nouveau !

Découverte d’une nouvelle pépite l’école des loisirs : la collection POP. Il est trop sympa ce POP, tout le monde l’aime ! Ariane a adoré !

L’imagerie des sorcières et des fées : livre parfait pour accompagner la période d’Halloween

Toujours dans le thème de la forêt, une lecture ludique avec les marionnettes à doigts les minis-héros de la forêt aux éditions Auzou.