La préparation et l’accueil d’un petit nouveau dans la famille

Je pensais ne pas faire de préparation à l’accouchement pour mon 3ème enfant, les motifs : faute de temps et parce que je connaissais déjà le contenu proposé par l’hôpital. Pour ma première grossesse, les rencontres à la maternité m’avaient permis de me familiariser avec les lieux mais le contenu de la préparation ne m’a pas vraiment marqué. Malgré tout, il y a quelques temps, j’ai commencé à cogiter sur la peur du post-partum, surtout concernant la gestion du quotidien : 3 enfants à la maison ça met la pression ! Durant ce confinement, j’ai ressenti des inquiétudes exacerbées par le contexte : je me suis imaginée accoucher seule, dans un environnement peu sécurisant. Je voulais alors reculer un maximum le moment d’accoucher ! J’ai ensuite ressenti le besoin de me préparer, de me remplir de positif et de confiance en moi. Troisième grossesse ou pas, j’ai pris conscience qu’ il restait important de se mettre dans un état d’esprit pour accueillir un enfant et de prendre du temps pour soi. J‘ai suivi les conseils de proches en lisant le livre « Le mois d’or » et j’ai bénéficié de la préparation à la grossesse virtuelle de Karine la sage femme sur Quantikmama. Au départ, cette démarche renforçait mon amertume et ma crainte de l’isolement en mettant l’accent sur la place centrale occupée par l’entourage dans cette aventure. Mais progressivement, je me suis laissée guider, en appréciant particulièrement que les auteurs considèrent la grossesse et le post partum comme une période sacrée de la vie, comme un rite initiatique. J’ai eu un déclic, celui d’arrêter de culpabiliser de prendre du temps pour ma grossesse , enfin plutôt de m’y autoriser enfin alors que j’avais jusqu’alors du mal à l’investir. Aujourd’ hui, je suis plus en phase avec moi même et plus confiante pour la suite des événements. Dans ma conception , la préparation ne me concerne pas uniquement, c’est toute de la famille qui va être impactée par l’arrivée de ce tout petit. C’est ce qui m’a amenée à avoir pas mal d’échanges sur le sujet avec mon mari et à inclure mes filles dans ce processus.

Je vous partage les éléments qui m’ont intéressés et que je tente de mettre actuellement en pratique.

Mes Sources inspirantes :

Livre le mois d’or :

Un ouvrage qui traite du post partum, je le trouve particulièrement interessant dans le cadre d’une première grossesse.

La préparation virtuelle proposée par Karine La sage Femme et Julie Bonapace

Il s’agit d’une approche holistique qui prône une conception de l’accouchement naturel, le rapport au pharmaceutique n’est pas dénigré mais il n’est pas considéré comme un automatisme.

Même si vous vous orientez vers un accouchement médicalisé (ce qui est mon cas) avec péridurale, cette approche est intéressante car elle nous apprend à mieux connaitre : les étapes de l’accouchement, ce qui se passe dans notre corps , et les enjeux psychologiques. Le contenu est bien plus étoffé que celui qui m’a été proposé par la maternité. La préparation à la gestion de la douleur aide à gérer le travail et l’accouchement. Dans le cas où vous ne pourriez pour X raison pas bénéficier de la péridurale vous ne seriez pas prise de cours. On ne sait jamais de quoi sera fait demain!

Vous trouverez sur Site Quantikmama https://quantikmama.com (préparation payante) des vidéos et podcasts sur :

  • la préparation à l’accouchement.
  • La gestion de la douleur
  • Le post partum
  • Des méditations

Qui prodigue cette préparation?

  • Karine la sage femme : Karine est sage femme et doula. Elle est spécialisée en approche quantique.
  • Julie Bonapace a inventé la La méthode Bonapace de préparation à la naissance. Cette approche sert à contrôler la douleur durant les dernières semaines de la grossesse et pendant l’accouchement. La démarche se base sur plusieurs recherches et a pour objectif d’augmenter les compétences du couple à vivre la période périnatale. Elle est enseignée est utilisée dans les maisons de naissances et les maternités des hôpitaux du Québec.

La partie sur le post partum prône une approche de la parentalité proximale (allaitement, cododo, portage…) . Elle donne des conseils favorisant le retour à l’équilibre psychologique et physique de la mère, le bien être du couple et de la famille en général .

Les prises de positions et le travail réalisés par Marie Hélène Lahaye

Marie Hélène Lahaye est une Féministe, blogueuse , auteur du blog « Marie accouche là « qui traite particulièrement de la question des maltraitances dont peuvent être victimes des femmes pendant et autour de la période de l’accouchement.

Ces articles m’ont permis d’approfondir ma réflexion sur la médicalisation de l’accouchement et la considération sociale du post partum , aboutissant à une affirmation de mes choix et de mes convictions. Nous sommes là dans le cadre du militantisme !!!

Les travaux de Michel Odent :

Je n’aurais malheureusement pas lu ses livres avant mon accouchement mais j’ai consulté de nombreux articles concernant ses prises de positions.

Michel Odent était chirurgien obstétricien, il est à l’origine du concept d’accouchement en salle de naissance:. Il a mis en évidence « la persistance d’un hiatus entre ce qui se passe dans les maternités et ce qui est publié à la lumière des données scientifique actuelles » , en prônant notamment un retour à l’intimité. Selon lui, « les femmes devraient pouvoir accoucher dans un lieu intime et silencieux, dans la pénombre, où la température est suffisamment élevée et où elles ne se sentent pas observées. »

Les conseils de Bernadette de Gasquet

Je me suis intéressée à ses conseils concernant les positions à adopter durant le travail et l’accouchement. Ainsi qu’à ses méthodes pour aider notre corps à gérer les douleurs et se remettre de l’accouchement : ceinture physiomat et rééducation abdominale.

Médecin et professeur de yoga, Dr Bernadette de Gasquet associe dans son travail l’approche corporelle, les savoirs traditionnels et la médecine moderne. L’approche du Dr de Gasquet a des applications non seulement dans la maternité mais dans le travail des abdominaux, la protection du dos, du périnée, la relaxation, la respiration, les problèmes de transit et concerne tous les âges de la vie.

pour en savoir plus : http://www.leslouves.com/accouchement-et-post-partum-se-preparer-en-ligne-avec-la-methode-de-gasquet/?fbclid=IwAR3uucZ8jz-9THJELd2G5GoQYarfOvQCgxxCF3HHiLWACkg9cSQqn9PW_mI

Les approches concernant l’accueil du bébé d’Isabelle Filliozat , psychothérapeute.

1/ Preparer l’accouchement

  • Se projeter, mentaliser : tenir un journal de grossesse avec ses souhaits de naissance, visualiser son accouchement de manière positive et répétitive avec de plus en plus de détails, s’imaginer vivre son post partum et écrire « son mois d’or » idéal, avoir une discussion de couple sur l’organisation autour de la naissance (le livre le mois d’or propose une liste de questions à se poser en couple pour guider cette réflexion) , aménager son intérieur (investir dans un lit King Size a changé notre vie!), chercher des relais, congeler des petits plats pour être tranquille à l’arrivée du bébé (j’avais vraiment joué le jeu pour la naissance de Faustine et j’en étais très contente mais je n’ai pas eu le courage pour mes autres grossesses)

Concernant mes souhaits de naissance, je souhaite avoir un accouchement le plus naturel possible. C’est à dire éviter au maximum d’être déclenchée. J’ai déjà vécu un déclenchement et je ne remets pas en cause les raisons médicales mais je n’ai pas été informée sur cette pratique (surement pour ne pas m’inquiéter mais tout de même j’aurais aimé savoir). Il existe, en effet, un risque non négligeable que le col ne se dilate pas et que le bébé supporte mal des contractions qu’il n’est pas prêt à subir, un recours à la césarienne est plus souvent envisagé dans ce contexte. J’envisage également de pouvoir adopter d’autres positions que la position gynécologique contrairement à mes deux autres accouchements. Je ne savais pas jusqu’alors que je pouvais aider mon bébé à venir à ma rencontre! La péridurale me rassure mais je comprends celles qui font le choix de la refuser. Je suis apaisée d’avoir suivie une préparation qui me donne confiance au cas où je n’en bénéficierais pas. Mon autre souhait concerne le désir de calme et de silence à l’arrivée du bébé ainsi que l’assurance qu’il puisse bénéficier des soins qui favorisent sa santé (cf cordon ombilical) . Concernant la recherche des relais, nous ne pourrons probablement pas faire appel à la famille en post-partum mais nous avons décidé que l’accueil du bébé et la recherche d’un nouvel équilibre familial serait notre priorité, nous ferons passer tout le reste après : situation professionnelle, maison rangée, devoirs des enfants… C’était important d’avoir une discussion de couple à ce sujet et d’être raccord. j’avais repris très vite « mon intendance » après la naissance de ma deuxième fille parce que je me sentais en forme . Un mois plus tard sont apparues des douleurs au niveau du sacrum/hanche , elles ont duré plusieurs mois. Je me suis toujours demandée si ce n’était pas la résultante de cette reprise d’activité trop rapide, une sorte d’effet boomerang.

Je vous partage également mes souhaits de post partum pour cette ultime expérience du mois d’or : du calme dans la chambre, des moments de tête à tête avec le bébé, peu de déplacements et de visites, passer du temps au lit, moins d’usage du smartphone.

  • être au sommet de sa santé : consommer des aliments riches en fer et en vitamines C. J’ai consulté les études réalisées à ce sujet, Les dattes et la tisane de framboisier auraient une influence sur l’accouchement. Les dattes contiendraient de l’ocytocine ce qui leur permettrait d’exercer une action sur les contractions utérines. Leur consommation régulière ( 5/6 par jour à partir de 36 semaines de grossesse) le dernier mois de grossesse réduirait considérablement le temps d’accouchement. Je teste actuellement, je vous ferai un petit retour. Ne souhaitant pas accoucher en avance, j’avais peur d’en faire trop mais le dernier mois de grossesse entamé , c’est plutôt bien que le col soit déjà ouvert en fait (confirmation par la gynécologue qui me suis actuellement) . Il faut voir les séquences de contractions durant les dernières semaines comme une embarcation vers le travail, vers la rencontre avec notre bébé. Au 3ème trimestre, ne ne devrions donc pas hésiter à marcher, nager, nous accroupir, pour faciliter l’ouverture du col de manière naturelle et progressive (avoir en tête : » mon col va être le reflet de la manière dont je me comporte« .) Comme dirait Karine la sage femme : « c’est du travail gratuit pour l’accouchement. » Donc je prends, je prends, je prends. Personne ne me l’avait jamais dit, il m’aura fallu 3 grossesses pour envisager les choses sous cet angle !
  • Découvrir sa propre histoire de naissance : Nous avons grandi dans un contexte de médicalisation, les échanges entre femmes sur l’accouchement sont empreintes de tabous ou envisagés sous l’angle de la douleur et de la crainte. Cette carence de transmission est relatée dans beaucoup d’écrits, un retour à la sororité est souhaité par de nombreuses femmes. Dans sa préparation à l’accouchement, Karine la sage femme nous encourage d’ailleurs à parler avec notre mère de notre naissance et à observer les mots utilisés (connotation positive ou négative). Nous verrons dans un autre paragraphe que le vécu de l’accouchement impacte le devenir de l’enfant et de la relation avec ses parents également.
  • Etre bien informée, participer aux décisions de santé : j’en avais déjà parlé dans un article précédent. Il faut oser, notre consentement pour certains actes est indispensable. Les soignants ont un devoir d’information. Ne vous censurez pas, posez des questions et dite parfois dire « non ». La encore, il m’aura fallu 3 grossesses pour adopter ce positionnement. Vous pouvez rencontrer plusieurs sages femmes en libéral et choisir celle avec laquelle vous vous sentez le mieux, choisir le lieu de naissance en fonction de vos attentes est également important. J ‘ai choisi l’hôpital public car mes grossesses sont à risques en raison de troubles de la coagulation sanguine mais j’aurais préféré accoucher en maison de naissance. Le critère géographique me semble important, la maternité se situe vraiment à côté de mon domicile. Un vrai point positif : elle donne une place importante aux papas , en les incluant dans la préparation à l’accouchement. Pour cette dernière grossesse , j’ai fait attention au choix du médecin (ma gynécologue de ville n’assurant pas les suivi de grossesse, j’ai été suivie à la mater ) , j’ai fait en sorte qu’elle soit ma seule interlocutrice . Elle a adopté un positionnement respectueux à mon égard. J’ai vu la différence avec mes grossesses précédentes : pas d’examen vaginal systématique, les pesées à la maison, une demande de consentement avant chaque acte. C’était très important pour moi. Je regrette qu’elle ne soit à mes côtés le jour J. Même si j’ai conscience que c’est difficile de faire autrement, je trouve que le turn over de plusieurs sages femmes durant les accouchements n’est pas idéal, le mieux étant d’avoir crée un lien avec la personne au préalable et qu’elle soit présente du début à la fin. Pour mon deuxième accouchement, la sage femme m’a dit » bye bye » juste au moment de l’expulsion de bébé, elle terminait son service. Bien sur , j’ai compris son départ mais je ne l’ai pas très bien vécu pour autant.
  • Vivre des moments de solitude avec son bébé , lui raconter la naissance, lui parler : les interactions avec l’enfant commencent durant la grossesse, il nous reconnait à la naissance. Pour ma première fille, j’avais beaucoup investi la relation avant la naissance, je passais de longs moments à interagir par des mouvements et je lui parlais. Malheureusement ce n’a pas été le cas pour mes grossesses suivantes. Ces moments d’isolement en pré-natal sont proches d’une forme de méditation. Ils sont nécessaires pour établir une connexion avec le bébé et se retrouver soi-même. Alors surtout ne culpabilisez pas de prendre ce temps, dites vous que ce sont des instants uniques et précieux et que les corvées peuvent attendre!
  • Vous pouvez vous renseigner sur les positions qui facilitent l’accouchement et réduisent les douleurs durant la grossesse : certains exercices peuvent être réalisés avec son partenaire avant et pendant l’accouchement, ils concernent : la symphyse pubienne, l’alignement de l’utérus, le relâchement du sacrum… Ils sont expliqués sur Quantikmama par Julie Bonapace. Sachez également que les douleurs durant la grossesse ne sont pas une fatalité, à la maternité on m’a souvent dit qu’il fallait « faire avec « , pourtant il y a des choses à tenter ! Vous pouvez vous faire aider par un ostéopathe ou vous munir de certains « outils ». La sciatique est mon ennemi depuis quelques temps, mais j’ai trouvé un allié : le siège Feagar (une révélation). J’ai aussi testé la ceinture physiomat recommandée par Bernadette de Gasquet qui sert à maintenir le bassin pendant la grossesse et à réduire les douleurs après l’accouchement. Je dois reconnaitre que je n’ai pas vraiment investi cet outil mais il me servira peut être en post-partum. Sachez également que rien ne vous oblige à rester statique pendant le travail qui peut être favorisé par certaines positions (vous pouvez aller sur le site de Gasquet, vidéo gratuite en ce moment) , ni à accoucher en position gynécologique. Encore une fois, il m’aura fallu 3 grossesses pour avoir accès à ces informations. Je vous encourage donc à regarder cette vidéo avec votre partenaire : https://www.degasquetonline.com/courses/take/extrait-gratuit-programme-yoga-pre-natal-de-gasquet/lessons/11553161-accouchement-positions-et-poussee

Je kiffe ce siège et je ne suis pas la seule : mon mari n’arrête pas de me le piquer !!

Préparer les enfants ainés

Réaction en fonction des ainés de l’âge :

  • entre 1 et 2 ans : relations pas forcement flagrantes entre les enfants
  • entre 3 et 4ans : les enfants verbalisent ce qu’il ressentent et peuvent proférer des propos qui horrifient les parents
  • A partir de 6 ans : les ainés changent d’attitude. Il peuvent se sentir en compétition et tenter de s’approprier le bébé.

Idées à partager :

  • Attiser la curiosité de l’enfant avant l’arrivée du bébé : faire sentir les coups de pieds du bébé, lire des histoires sur la naissance.

Je vous propose quelques supports :

Nous avons passé un moment agréable avec les filles à lire «  Le ventre de ma maman » de Joe witek ». J’adore cette collection tendre aux jolies illustrations. Ariane a apprécié le côté ludique avec les petites fenêtres à ouvrir pour voir le bébé joyeux dans le ventre. Cette activité nous a permis de nous centrer sur lui! Les filles se sont amusées à toucher mon ventre et à sentir bouger leur petit frère. Elles lui ont aussi parlé et chanté des chansons. Une belle façon d’entrer en communication, d’attiser la curiosité d’Ariane(qui se demandait si elle aussi avait un bébé dans le ventre 😂), et de se projeter dans une nouvelle vie à 5!!! Une occasion aussi pour moi de me poser et de prendre à nouveau conscience de la beauté de porter la vie.

 « Maman, comment on fait les Bebes? Vous y pensez très fort et il arrive c’est ça ? Non mais la graine du papa elle rentre comment ? » alors on est rentré dans le vif du sujet, au programme petite leçon d’anatomie et une fifi très attentive. Nous beaucoup aimé ce livre de la collection Balthazar! Donc voilà maintenant, elle sait que le père Noel n’existe pas, ni la petite souris, ni les cloches et que les papas et les mamans se collent très fort pour faire les bébés 🙂 Une sacrée année de CP !

  • J’ai retrouvé ce livre de Babette Cole que ma mère avait acheté quand ma sœur est née, j’avais 9 ans… je me rappelais des illustrations, ce thème avait du bien attiser ma curiosité !
  • Le préparer au « non » pendant la grossesse et l’ aider à s’autonomiser : j’ai dit rapidement à Ariane que je ne pouvais plus la porter. De manière générale, je demande aux filles de s’investir davantage dans la vie de la maison et de m’aider: Faustine fait son lit, elles rangent leurs chambres, et elles mettent la table .
  • Ne pas lui présenter le bébé comme un futur copain de jeu : aller chez des amis qui ont un nouveau né, lui montrer des photos de sa propre naissance
  • L’associer au choix du prénom : petit bémol quand même à ce sujet , je dois avouer que ça fuite donc j’hésite à vous le conseiller. Je garde pourtant un très bon souvenir d’avoir choisi le prénom de ma soeur avec ma mère et mon père à l’âge de 9 ans.
  • Faire la liste à l’enfant des avantages et des inconvénients à être plusieurs : nous avons passé un moment sympa à faire cette liste avec Faustine, Ariane écoutait attentivement. Voici les avantages à être grande soeur : » un jour quand ils sont grands on peut jouer avec eux , en fait on joue déjà avec eux même aux jeux de bébés et c’est bien quand même, on peut donner le biberon, on fait des sorties tous ensemble en famille, ma petite soeur elle vient dans mon lit me faire des câlins et des bisous, les bébé sont drôles on peut les faire rire et leur faire faire à dada »Voici la liste d’inconvénients : «  Ils ne sentent pas toujours bons, ils sont énervants quand : ils tapent et ils allument et éteignent la lumière, montent sur la table, il faut partager papa et maman qui passent beaucoup de temps avec le bébé« .
  • Préparer avec ses ainés la valise de grossesse : c’est Faustine qui a choisi la tenue du bébé , elle était ravie et moi aussi.

Accouchement : le jour J

  • on ne sait toujours pas ce qui déclenche le signal de l’accouchement: chacune d’entre nous a un temps de gestation correspondant à la maturation du bébé. Les chercheurs ont mis en évidence des éléments maternels , mais également foetaux : facteurs hormonaux, maturation, marqueurs génétiques, facteurs psychologique.
  • C’est un travail d’équipe : le bébé doit trouver son chemin, pendant longtemps, l’accouchement a été considéré comme un traumatisme dévastateur pour le bébé mais en réalité il est massé par les contractions qui le poussent vers le bas. La maman doit se saisir de la douleur pour l’écouter : ne pas entrer en résistance contre les contractions, accepter l’ouverture ( éviter de bloquer son souffle , profiter du temps de pause). Le partenaire protège et soutien sa famille. Certains hôpitaux proposent des préparations à la grossesse qui lui sont destinées , sur le site quantikmama un poadcast leur est dédié. Le partenaire applique des gestes qui visent à soulager la douleur . Il est le gardien des souhaits de naissance. Durant mon accouchement précédent, on ne m’a pas demandé mon consentement pour certains actes. Dans un état second, je n’ai pas pu manifester mon désaccord. J’ai demandé à mon conjoint d’être vigilant pour cet accouchement à venir (vous allez dire que je suis méfiante, je précise que c’est la médecin qui me suit à la maternité qui m’a prodigué ce conseil :). Vous comprenez donc l’importance d’avoir une discussion de couple au préalable sur les souhaits de naissance (pour nous :vigilance par rapport au cordon, pas d’intervention de stagiaire, du calme à l’arrivée du bébé, pas de smartphone… )
  • l’état psychologique et émotionnel de la femme influence l’accouchement : s’entourer d’objets et de gens qui augmentent la création d’ocytocine (Faustine m’a donné des dessins et un petit carnet de surprises : elle était ravie de cette mission) , avoir confiance en son bébé , avoir à l’esprit que chaque contraction vous rapproche de votre bébé, oser poser des questions au personnel soignant.
  • Comprendre la douleur aide : Ce sont les contractions qui font mal. le col s’ouvre (bas du ventre qui tire), la douleur peut être osseuse (sacrum), la femme peut sentir: une pression dans les fesses , des douleurs aux jambes , les contractions peuvent faire vomir (on dilate pendant ce moment là, bon signe) . Les muscles de l’utérus vont pousser le bébé vers le bas et favoriser l’ouverture du col. Les ligaments autours de l’utérus s’étirent , des récepteurs d’ocytocine sont présents dans l’utérus (c’est pour ça qu’il est important de fabriquer cette hormone durant tout le 3ème trimestre, à l’accouchement et en post partum!) Les douleurs vont varier en fonction de la position du bébé. Il faut se rendre à l’hôpital quand les contractions sont régulières toutes les 4/5 minutes et durent 45 à 60 secondes.
  • la crainte de ne pas arriver à temps est souvent présente mais c’est rare. La difficulté se situe plus dans le fait de ne pas partir trop tôt. Si les contractions débutent durant la nuit , il faut éviter de se laisser impressionner et de se mettre en branle immédiatement. Le mieux est d’essayer de dormir pour économiser son énergie et ne pas arriver épuisée à la phase de travail actif. Le travail peut être long, souvent la latence est prolongée parce que bébé cherche son positionnement. Il est préférable de vivre ce moment à la maison, de toute façon si vous vous vous rendez à la maternité vous serez renvoyée chez vous. Les études montrent que les femmes admises rapidement pendant la période de latence vont vivre plus d’interventions.
  • Prendre un bain chaud pendant les contractions (sauf si rupture poche des eaux, une douche sera préférable) accélère la dilatation et diminue la douleur (le papa peut arroser le dos avec de l’eau chaude). Si les contractions s’estompent c’est que vous n’allez pas accoucher maintenant!
  • Les positions peuvent aider : au moment de l’ouverture du col, vous pouvez faire des rotations de bassin sur le ballon, adopter des positions de gravité : positions vers l’avant (4 pattes avec une jambe en l’air…), vous pencher en vous accoudant sur une table, vous accroupir,. L’autre parent peut « soulever » votre ventre pendant 10 contractions, il peut faire des pressions sur votre sacrum vers les fesses et sur les crêtes iliaques . Ces positions sont compatibles avec la péridurale et seront dans tous les cas bénéfiques pour aider votre bébé à s’engager dans le bassin. Il faut écouter son corps, son intuition, ressentir et adopter les positions de manière instinctive. Il faut avoir en tête qu’on peut aider son enfant à naitre en étant acteur de son accouchement. Pendant la phase active , il faut éviter de se tasser assise sur la table d’accouchement. Tous les bébés se présentent en oblique, il faut trouver le côté ou faire de la place. Le bébé a plus de travail à réaliser quand la femme est allongée sur le dos. l’accouchement est facilité lorsqu’il peut s’engager sur le côté car il n’a pas à lutter contre l’apesanteur , à 4 pattes le périnée est déchargé. En position gynécologique , on peut aménager la position avec étriers en demandant à ce qu’il soit mis en » chasse neige » pour ouvrir l’arrière du bassin, descendre la table pour libérer le périnée et limiter l’appui sur le sacrum, ajouter des poches de liquide pour libérer le centre du sacrum et coccyx. (cf vidéo Gasquet)

Il faut savoir qu’après l’arrivée du bébé, la femme accouche de son placenta (délivrance artificielle en cas de péri) . Cette information n’est souvent pas donnée au femmes. Sachez également que vous avez le droit de refuser une suture : en cas de déchirure légère ce n’est pas forcement recommandé.

  • Avoir la vessie vide

L’ Accueil du nouveau né

  • l’accueil à l’accouchement doit prendre en compte la dimension psychique de l’événement pour les parents et l’enfants . Le bébé a besoin de retrouver les bruits du coeur de sa mère et l’odeur du liquide amniotique. Les premiers instants de rencontre ont un impact sur l’attachement d’où l’importance du peau à peau, de toucher le bébé et de lui parler. Selon Françoise Dolto, l’enfant garderait en mémoire toute sa vie inconsciemment les paroles prononcer à ce moment là : « les paroles qui ont été dites s’écrivent comme des destins ». Les propos des personnes présentes peuvent aussi marquer la mère et le père car l’état de réceptivité est amplifié. Par la suite, les problèmes alimentaires, d’endormissements et terreurs inexpliquées des bébés sont quelques uns des symptômes qui incitent la plupart des professionnels de la petite enfance à se faire préciser les conditions de l’accouchement pour y trouver une source d’interprétation.

Attendre 3 à 5 minutes pour couper le cordon pour que le bébé récupère tout son sang (recommandations de l’OMS). Ne pas le couper avant la sortie du placenta ou que le cordon n’ai cessé de battre. https://www.who.int/elena/titles/cord_clamping/fr/, https://quantikmama.com/ne-coupez-pas-le-cordon-de-mon-bebe/

Quelques repères post accouchement :

  • première tétée intuitive dans la première heure ( le colostrum est rempli d’anticorps, il aide à protéger les intestins du bébé ), attention à la position pour l’allaitement : le ventre du bébé doit être contre le ventre de la mère.
  • le nouveau né va dormir beaucoup les premières 24h/ le mieux est de suivre son rythme et d’en profiter pour se reposer également !!!
  • peu de tétées les premières 24h puis tétées toutes les 2/3h.
  • ne pas s’inquiéter s’il régurgite le liquide restant dans ses poumons
  • Première selle (méconium : noires) et urines dans les 24h
  • Jour 2 : 2 pipis caca
  • jour 3 : selles de transition
  • Jour 3 montée de lait : le bébé stimule la production par ses pleurs
  • poussée de croissance au bout de 7 à 10 jours : le bébé tête beaucoup
  • 3ème semaine : fausse routine, le bébé reste imprévisible

Bon à savoir :

  • un bébé n’ a pas besoin de beaucoup d’affaires (pas besoin d’une gare robe énorme et de trop d’objets de puériculture )
  • les tétées groupées (souvent le soir) ne sont pas un signe ce manque de lait
  • ne pas lui chanter de berceuses au bébé la nuit pour qu’il distingue rapidement la nuit et et le jour
  • Avoir en tête que les premières expériences du nourrisson quant à la satisfaction de ses besoins sont fondatrices , elles restent physiologiquement ancrées en lui : le nourrisson à besoin de dormir en entendant les bruits de ses parents et en sentant l’odeur de sa maman, la séparation précoce ne conduit pas vers l’autonomie mais vers la peur de l’abandon et la dépendance relationnelle (Isabelle Filliozat Psychothérapeute)
  • Avoir en tête que les pleurs sont un outil naturel de réparation et qu’ils peuvent être l’expression de tensions accumulées. Un bébé posé des heures dans un berceau accumule de la tension. Ne pas chercher à faire taire les pleurs mais les favoriser pour que l’enfant se libère. Si le parent n’intervient pas, le bébé considère ses émotions comme dangereuses. Le laisser pleurer peut avoir un effet sur sa croissance, le niveau de stress entraine également des dommages sur le cerveau.

3/ Le post partum pour les parents :

Quelques repères concernant la maman :

  • Juste après l’accouchement, ne pas se lever toute seule car risque de malaise . A savoir : à partir du second accouchement la femme peut subir les tranchées (douleur liées à l’utérus qui se remet en place qui durent environ deux jours) quand elle allaite. Nous n’en sommes pas toujours informées, vider la vessie avant allaitement peut aider.
  • la maman doit faire face à des restructurations de son cerveau : on sait que les premiers temps de rencontre influence l’avenir de la relation, la situation mentale de la mère et l’équilibre familiale. A J3 post accouchement : la montée de lait a lieu , l’éjection du lait dépend de son état émotionnel. L’hormone ocytosine très présente durant la grossesse et l’accouchement chute et soumet la mère à un bouleversement hormonal qui la rend émotive. La mère a besoin d’un contexte propice au maintien de la production de cette hormone en post partum pour cela elle a besoin d’un environnement calme , d’une alimentation saine et d’être éloignée du stress, et surtout de s’autoriser du repos. Elle a besoin de la présence de l’autre, que l’on pense à son bien être. Elle peut également avoir des pensées parasites de types phobies d’impulsion (cf lien ci dessous). Elle doit dépasser les clichés de la représentation sublimée qu’elle avait idéalisée, faire le deuil de l’accouchement et du bébé idéal. Je vous partage les propos de Marie Hélène Lahaye à ce sujet : » Elles seront en plus terrassées par une grande fatigue surtout si elles ont un bébé normal qui se réveille donc plusieurs fois par nuit.C’est dans ce contexte de grande vulnérabilité qu’elles devront tout apprendre : changer une couche, donner le sein ou le biberon, enfiler les vêtements sur un petit corps si fragile, prendre soin d’un nouveau-né alors que beaucoup d’entre elles n’en n’ont jamais tenu dans les bras. Leur entourage ne sera pas toujours soutenant. Elles entendront des conseils contradictoires, des injonctions douteuses, des dépréciations et des jugements, mais elles ne bénéficieront que de très peu d’aide utile. »
  • Le corps est en remaniement pendant plusieurs semaines , Comment l’aider?

1/ besoin de repos et de lenteur . J’ai appris pour cette troisième grossesse au travers de mes lectures qu’il était déconseillé de porter des charges lourdes et conseillé de favoriser les positions horizontales en post partum, personne ne m’en avait parlé avant, pas meme le personnel de la maternité!!!! Pourtant maintenant ça me semble évident! Marie Hélène Lahaye met en exergue dans ses écrits l’injonction faite aux femmes à rester femmes et bonnes épouses : « la pression a vite reprendre une activité sexuelle, a réaliser la rééducation du périnée rapidement, Il s’agit tout d’abord de nier les transformations physiques liés à la grossesse et à l’accouchement. Le ventre flasque, les vergetures et les kilos de trop doivent être effacés au plus vite.La société envoie même aux hommes des messages compatissants sur la difficulté pour eux de voir leur femme les délaisser au profit du bébé.  » Je tiens à préciser que cet état d’esprit n’est pas le fait que des hommes mais égalementdes femmes elle mêmes et d’une partie du personnel soignant. Le congé maternité court est considéré comme reposant alors que ce n’est pas la réalité pour la majorité des familles.

Dans sa préparation à la grossesse, Karine prône la douceur et la lenteur , elle propose le programme suivant :

-5 premiers jours coucher : respecter le processus de reconstruction de du plancher pelvien. Ne pas gérer les courses, corvées ménagères.

– deuxième semaine : coucher-assise : petite forme possible : baisse d’adrénaline, coup de fatigue, inquiétudes par rapport à la gestion du quotidien. Conseil : repousser le retour à la vie à 100 à l’heure

-semaine 4 à 6 petites sorties autour de la maison.

2/ Veiller à son alimentation : boire chaud( tisanes-soupes), manger du bon gras (oeufs , poissons, avocat, viande), limiter le café. prendre des suppléments alimentaires

  • Le paternage existe et il est souhaitable : la science montre que les pères qui sont impliqués emotivement à la naissance et qui dorment à proximité de leur enfant vont sécréter de la prolactine ce qui aura un impact sur l’attachement à l’enfant . Les pères qui retournent vite au travail sont en décalag hormonal avec la mère !
  • La femme doit faire le deuil de celle qu’elle était avant. Elle doit accepter un nouveau corps et l’idée de perdre du poids de manière progressivement . Les difficultés corporelles sont encore taboues et non abordée durant les cours de préparation à l’accouchement, à cela s’ajoute un soutien inexistant en post partum, et un manque de formation du personnel médical « si bébé va bien c’est que tout va bien »les besoins primaires des parents entrent en rivalité avec les besoins du bébé . Je vous cite de nouveau les propos de Marie Hélène Lahaye à ce sujet : « Beaucoup de femmes ignorent qu’elles vont saigner pendant de nombreux jours, que leur ventre va rester gonflé et mou, que leurs seins vont passer plusieurs fois par jour de l’état d’oreilles de cocker à celui d’obus, qu’elles vont probablement avoir des douleurs liées à l’allaitement, aux contractions qui permettent à l’utérus de retrouver sa place, aux muscles des bras et du dos qui seront très sollicités pour porter leur nouveau-né.

Les solutions :

Au niveau de la société :

  • Une meilleure prise en compte politique : la mise en place d’un service d’aide en post partum, revoir la place que l’on donne à l’enfant et à la famille, un allongement du congé paternité , un congé parental plus valorisé financièrement et culturellement , une sensibilisation de l’opinion publique. sachez qu’il existe des sociétés ou le post partum est envisagé totalement différemment. Marie Hélène Lahaye explique qu » Historiquement en Occident, les relevailles consistaient pour la famille à soutenir la jeune mère pour lui permettre de se reposer jusqu’à une fête qui marquait la fin de cette période….Dans d’autres sociétés, des interdits religieux empêchent les femmes d’effectuer des tâches ménagères ou de cuisiner pendant 6 ou 8 semaines après un enfantement. Même si ces interdits sont critiquables parce que souvent associés à une notion d’impureté, leur intérêt pratique est indéniable puisqu’ils permettent la prise en charge par l’entourage des tâches effectuées en temps normal par la femme. « Au pays bas et en Belgique l’état met en place un service qui aide les jeunes parents au niveau des soins donnés à l’enfant et des taches ménagères. En Chine, la tradition veut que pendant le mois qui suit l’accouchement, la jeune mère reste alitée dans la famille de son mari où sa belle-mère s’occupe de tout. Aujourd’hui, cette tradition s’est transformée en de nombreux services hôteliers qui accueillent les Chinoises pendant leur post-partum.
  • Une adaptation des cours de préparation à la naissance : information sur la notion de consentement, sur la liberté des positions d’accouchement, l’importance de l’ocytocine, des notions sur l’attachement du bébé avan/ pendant/après la naissance, la gestion des douleurs pendant la grossesse/l’accouchement/ le post partum, le rôle du partenaire et de l’entourage, le besoin de repos et d’horizontalité en post partum. …

L’entourage :

Voici ce que nous dit Hélène-Lahaye : »Une visite classique à une proche qui vient de donner naissance se résume à apporter un cadeau pour le bébé (pas pour elle), à attendre d’elle qu’elle nous serve le café et nous fasse la conversation, et à la quitter en lui laissant la vaisselle sale » . Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle et j’avoue avoir eu un déclic à ce sujet. Il suffit de pas grand chose en fait : apporter un repas, demander aux parents à quel moment ils souhaitent notre présence et respecter leur choix, passer un temps avec les enfants ainés pour les aider…

A la maison :

  • Preparer le post partum : se mettre dans un état d’esprit de couple, je dirai même de famille, propice à accueillir le bébé. Considérer ce temps comme sacré conditionne beaucoup la suite des événements : relation de couple, bien être de la fratrie, épanouissement de l’enfant. D’autre part, il me semble également important d’organiser des temps pour soi, ce qui passe aussi pour une organisation de couple. Petit conseil pratique post partum : dans sa préparation à l’accouchement Karine parle du fait que la mère qui allaite secrète une hormone qui lui permet de mieux supporter d’avoir ses nuits hachées. Je suis d’accord avec elle sur le fait que c’est l’occasion pour le conjoint de se reposer et qu’en retour il peut gérer les enfants le matin pendant que la mère poursuit sa nuit.
  • Prendre soin de la mère en post partum : aujourd’hui on ne célèbre plus les mères et la société ne permet pas non plus aux pères de prendre leur place auprès de leur petit( pour info, en France on est quand meme à la traine, par exemple partenaires ont 5 semaines de congé paternité au Quebec). Dans sa préparation Karine conseille au partenaire de ne pas prendre le congé paternité de manière fractionné, elle pense que sa présence est nécessaire en continu durant les 40 premiers jours de post partum.
  • Apprendre et accepter de demander de l’aide : les professionnels conseillent de créer « son village », ils nous invitent à nous entourer de gens inspirants qui nous ressemblent, à lâcher prise en laissant l’autre parent gérer à sa manière . Ce n’est pas grave si les objets sont rangés à une place qui n’est pas habituelle, si le linge n’est pas plié parfaitement.
  • Couper son portable lâcher sur son besoin de contrôle, vivre le présent
  • Accepter le repos, la lenteur , et surtout dormir : sauf si on le souhaite, il est conseillé de ne pas organiser trop de visites, ni trop de de déplacements , et d’éviter les grands changement durant la première année de l’arrivée du bébé tels que les déménagements, les nouveaux projets au boulot. J’aime bien l’idée de célébrer l’arrivée du bébé à la fin du mois d’or : le gold blessing peut prendre la forme d’une fête intime ou non , d’un rituel , il ne doit pas occasionner de travail aux parents (chacun ramène un plat) . C’est l’occasion de faire à un voeux pour le bébé (ça me fait penser aux petites fée dans la belle au bois dormant), de planter un arbre.
  • Assumer ses idées, suivre son instinct , se détacher des exigences sociétales : Personnellement, je considère que la phase du post partum dure jusqu’au 2 ans le l’enfant voir 3 ! Je ne dis pas que nos choix sont les meilleurs mais ils nous ressemblent. Nous avons décidé de centrer ces années sur la vie familiale peut être au détriment du reste d’ailleurs (ou pas !). L’important c’est de faire des choix de couple, d’obtenir un consensus sur la façon d’envisager les choses. Nous étions notamment d’accord sur : le cododo, l’allaitement et le mode de garde (moi, nous aurions aimé partagé à 50/50 mais nous dépendons trop du salaire de mon mari). C’est plus compliqué de trouver un consensus concernant les pratiques éducatives. Je suis très axée parentalité proximale, gestion des émotions… Florian partage partiellement mes points de vue mais je le remercie de lire à ce sujet pour se forger une opinion.

Par rapport aux ainés

J’ai utilisé comme support un article qui m’a été donné par le personnel de la garderie d’Ariane.

  • Favoriser l’expression des émotions : Attention à l’enfant qui se montre ultra gentil pour ne pas laisser paraitre sa méchanceté. Donner la permission à l’enfant d’être jaloux ou en colère en lui disant que ses sentiments sont naturels. Evoquer sa propre enfance et sa jalousie. »un autre ne veut pas dire que, toi, te ne suffit pas . Au contraire si tu n’avais pas été aussi merveilleux nous n’aurions pas eu envie d’un deuxième enfant » Si l’enfant verbalise le désir de jeter le bébé à la poubelle : imaginer la scène avec lui!

Nous avons utilisé ces 3 livres comme support : 1/« jaloux pas jaloux « de Catherine Dolto( nous apprécions particulièrement cette collection). 2/« Et moi? » de Mireille d’Allancé (école des loisirs ): déstabilisée par l’arrivée du bébé, Lolotte décide de se cacher dans la cabane du jardin. Elle se rend alors compte que ses parents ne l’ont pas oubliée et quel soulagement !🙃. 3/ « Jaloux comme un doudou » l’histoire d’une petite fille qui exprime ses émotions par l’intermédiaire de son doudou. L’objectif de ces lectures était d’ouvrir une discussion, de donner la permission aux filles d’être jalouses 😉J’ai ensuite évoqué ma propre enfance : je leur ai expliqué que j’avais moi même été jalouse de ma petite sœur, nous avions pourtant 9 ans d’écart! J’ai d’ailleurs retrouvé un journal intime de cette epoque : j’y avais écrit que son arrivée était une ….CATASTROPHE 🙃Maintenant, je suis tellement contente d’avoir une Sœur ! Une vraie chance ❤️

  • Valoriser le statut d’ainé sans pour autant propulser l’enfant à la place du grand (vous pouvez toujours lui dire qu’il reste votre bébé) , c’est l’occasion de lui octroyer de nouveaux « privilèges « , de valoriser ce qu’il sait faire par rapport au bébé. Attention à ne pas lui imposer de faire le silence à la maison, l’impliquer dans les soins du bébé seulement s’il en fait la demande.

Nous avons choisi ces deux livres pour parler des avantages de la fratrie : « soeur mode d’emploi « et  » Un amour de petite soeur »

  • Accepter que l’ainé régresse momentanément , lui expliquer qu’on le comprend mais qu’il ne faut pas que cette situation dure
  • Maintenir une relation intime avec chacun des enfants avec des moments de tête à tête.
  • Mettre en place des relais : garderie, famille pour permettre à l’enfant de s’aérer , rappeler aux personnes qui viennent en visite de de leur manifester de l’attention aux ainés.
  • Expliquer à l’enfant que le bébé n’est pas en capacité de se débrouiller seul : c’est une évidence pour vous mais pas pour lui.
  • Fêter l’arrivée du bébé en famille : on peut s’offrir des petits cadeaux 🙂

Conclusion à tout ça :

Voila ma valise est prête et ma tête aussi. Vive l’ocytocine 🙂 Mon mari est dans la boucle et les filles se projettent. Ma maison n’est pas tout a fait en ordre, nous n’avons pas de chambre pour le bébé, mais elle est accueillante. Je suis contente du cheminement parcouru depuis le début de cette grossesse, et plus généralement depuis le début de cette aventure de devenir parents avec l’arrivée de Faustine en 2013. C’est cool d’avoir des enfants !!!! D’ici quelques jours, nous allons rentrer dans notre bulle, entamer notre temps sacré. Nous serons surement moins présents et loins de nos smartphones durant les semaines à venir. Puis viendra le temps de célébrer l’arrivée du bébé avec nos proches. Je vous dis donc See you soon et n’hésitez pas à nous ramener un petit plat fait maison la prochaine fois qu’on se verra 🙂

Pâques

Ce week-end, nous ferons la chasse aux œufs dans l’appart! Mon meilleur souvenir d’enfance de Pâques remonte à cette fois où nous avions cherché, avec mes cousins, les chocolats dans la maison de ma tante en Alsace ! Comme quoi en intérieur ça peut être sympa aussi !

Scoop : Faustine ne plus croit plus aux cloches. Elle m’a posé la question, je lui ai donc dit la vérité “ oui c’est maman la poule et c’est papa le lapin “😂😉.

point culture :

Pâques est à la fois une fête chrétienne mais également une tradition païenne ancienne qui honore le printemps! Saviez vous que la chasse aux oeufs était une ode à la nature, l’oeuf représentant la fertilité?

lectures de Pâques

  • L’imagier de Pâques adapté à partir d’un an (éditions p’tit chou)
  • Une poule sur un mur : un livre tactile adapté à partir de 6 mois , 1 an

Emilie et les oeufs de Pâques

Un livre parfait pour Ariane 2 ans et un bon entrainement lecture pour Faustine 6ans

  • Mes docs de Pâques aux éditions Milan

Un livre qui raconte Pâques avec des gommettes à placer. Des explications sur l’aspect religieux et culturel de cette fête. Adapté à partir de 4/5 ans.

  • Un poulailler dans les étoiles

l’histoire rocambolesque d’une rencontre entre des poules terrestres et leurs cousines extra-terrestres! Faustine a adoré!

  • Le premier oeufs de paques

Le premier œufs de Pâques “est une histoire très mignonne de petite poule persévérante.

  • Les poules et les lapins

L’occasion d’aborder le cycle de vie de la poule et de faire t un petit point sur la vie de nos amis lapins.

  • La petite poule rousse

Faustine et Ariane aime beaucoup cette collection de livres audio, sutout quand ça fait ding au moment de tourner la page :)…Pratique, pas besoin d’être là!!!

Activités manuelles

Quelques petites idées toutes simples.

bientôt un nouveau petit lapin dans la famille 🙂

Le tuto : https://www.youtube.com/watch?v=xv4SBqzFzIM

D’autres idées sympas sur le site humeurs créatives : https://humeurscreatives.com/2020/03/38-bricolages-paques-enfants/?fbclid=IwAR3SiNYzlHNSU6-INy2aWEXe34bRQRD3LLR2ybFmxEBdlpyD-eCKJDDfmTk

Looks de Pâques :

Déguisements trouvés chez Oxybul, HM et Cyrillus

Jeux de Pâques

Le cultissime jeu du Piou-Piou de chez Djeco, adapté partir de 5 ans :même papa et maman s’amusent ! Le premier qui a 3 poussins a gagné !!

La danse des oeufs, marque HABA, à partir de 5ans, bien pour un petit groupe d’enfants (2 à 4 joueurs). L’objectif : attraper l’oeuf sauteur !

Direction la Salle de bains

J’ai abordé avec les filles les thèmes suivants : l’habillement, le corps, l’hygiène, les éléments de la salle de bain et les accidents domestiques. Je vous mets en ligne mes supports d’activité.

A travers la thématique de l’habillement, nous verrons comment accompagner l’enfant dans son autonomie, l’aider à mieux se situer dans le temps et favoriser le développement de sa motricité .

Je vous partage aussi quelques astuces pour améliorer votre quotidien :

  • concernant la préparation du matin source de stress intense pour beaucoup d’entre nous !!! (voir même de pétage de plombs réguliers ! )
  • concernant les corvées du quotidien : des idées pour exploiter votre progéniture 🙂

Et pour finir, nous découvrirons que ce sujet est également une occasion de remettre en question nos pratiques éducatives : injonction à la propreté et à la féminité, rapport à la consommation, réflexion écologique et éthique.

Identification des éléments de la salle de bain

-Supports utilisés : Puzzle Vilac, Imagier de Balthazar, Livre petit ours brun, Dookeo imagier sonore

Identification des parties du corps :

Hygiène :

Nous avons parlé du brossage de dents : utiliser un sablier pour que l’action ne soit pas bâclée est une petite astuce sympa.

Ariane adore l’histoire de Trompette qui prend son bain. Elle me répète en boucle « Maman, on lit Trompette qui pue ».

Vous pouvez trouver à télécharger gratuitement des affiches qui détaillent les étapes du lavage de dents et de mains sur hoptoys.fr.

Accidents domestiques:

Habillement :

Supports utilisés : l’imagier de Balthazar, le Kididoc pour les 2/4ans, Dookeo, Puzzles et jeu aimanté. J’ai posé des petites colles à Ariane : pas facile de trouver ses mollets et ses chevilles, de ne pas confondre oreille et orteils et cou et coudes. Par contre, totale maîtrise du dressing pour ma choupette . 

Quelques repères pour les parents :

Les étapes :

  • 2 ans, un enfant est en capacité de retirer des vêtements déboutonnés .
  • 3 ans, il peut s ‘habiller et se savonner seul
  • 3 ans1/2, il sait déboutonner
  • 4 ans 1/2, il sait tout mettre sauf faire ses lacets
  • des 5 ans, il peut prendre sa douche seul

L’habillement est une activité polyvalente pour l’enfant.

Elle lui permet :

  • de comprendre la journée à travers des rituels de préparation
  • d’acquérir du vocabulaire et de mieux situer son corps : pour l’aider vous pouvez décrire l’habillement ainsi que nommer les différents parties du corps concernées.
  • de developper son autonomie : Pour l’accompagner ,vous pouvez installer une routine avec rappel en image, toujours enfiler les vêtements dans le même ordre , choisir des vêtements faciles à enfiler et les disposer dans l’ordre la veille.
  • de developper sa motricité en manipulant vêtements, fermeture et boutons. L’enfant peut également s’entrainer sur des poupées.
  • Plus tard, de créer un lien d’appartenance ou de distinction par rapport à un groupe social. Le choix des vêtements deviendra également un enjeu dans son rapport à l’institution (règlement scolaire…)

Comment en finir avec la corvée de la préparation matinale?

Quelques astuces :

  • avoir en tête que l’enfant de 3/4 ans n’est pas lent par opposition mais plutôt par distraction liée à son immaturité cérébrale
  • il s’habillera plus rapidement dans un lieu où il y a moins d’objets.
  • utiliser des méthodes ludiques : Le jeu JACADI, habillage en musique, habillage chronométré, se préparer ensemble
  • le réveiller plus tôt pour éviter le stress du temps qui passe trop vite, ou plutôt pour mieux vivre le décalage de nos temporalités respectives !
  • adapter son environnement à l’enfant pour qu’il puisse faire un maximum possible de choses tout seul : se laver les dents, aller chercher ses vêtements… Un petit tabouret peut être pratique, utiliser les tiroirs du bas pour leur rendre leur sous vêtements accessible…

Participation aux activités de la maison

Un enfant est en capacité de :

  • D’exceller dans l’art de ranger slips et chaussettes : Les enfants peuvent rapidement aider à trier le linge et à l’étendre.
  • Devenir un pro du Cirage de pompes
  • Mettre son linge sale dans le panier dédié plutôt que le rouler en boule sous son lit l’air de rien !!

L’habit fait-il le moine?

La question de l’habillement peut sembler anodine. Il s’agit pourtant d’une manifestation de nos pratiques éducatives en lien avec nos conceptions de vie. Alors quel message véhiculer à nos enfants? les vêtements, ça compte ou pas?

  • L’habillement est un enjeu de classe sociale : l’adulte se distingue à travers son enfant. Quelle image de nous voulons nous donc véhiculer?
  • L’injonction des vêtements propres : Lachons prise et laissons nos enfants salir leur vêtements! Ils ont besoin de faire des expériences : ils n’ont pas a être entravés par leurs vêtements. Je me souviens d’une fois où j’ai grondé Faustine parce qu’elle avait fait une tache indélébile sur sa nouvelle robe JACADI, ça nous a carrément pourri l’après midi. Franchement est ce que ça en valait la peine ? Au final, je n’étais pas fière de moi.
  • La question de l’injonction à la féminité des filles : L’année dernière, Faustine était obsédée par les robes, le rose, les princesses et les paillettes (et c’est contagieux, à deux ans, Ariane ne veut plus lâcher son pull à paillettes !) Je voulais faire plaisir à ma fille, je consommais donc dans ce sens. Par la suite, cette situation est devenue source de conflit. j’y ai alors mis un terme en lui proposant fermement d’autres produits. Au début, Faustine s’y est opposée mais le sujet n’a rapidement plus fait débat. Actuellement en CP, elle fait pas mal d’activités sportives, ce qui l’amène à s’habiller souvent en sportwear. Les robes ne sont pas pour autant bannies de sa garde robe et elles continuent à apprécier d’en porter. En y réfléchissant, je me suis rendue compte que j’avais agi complètement différemment avec ma première et ma seconde fille. En effet, Pour Faustine j’ai acheté peu de vêtements mixtes alors que pour Ariane j’ai vraiment privilégié le confort. J’ai avant tout cherché à faciliter sa mobilité et son autonomie. Un jour, je me suis rendue compte qu’elle était entravée dans ses mouvements quand elle était en robe au parc et j’ai trouvé la situation absurde. Il faut dire que ces dernières années, j’ai moi même changé mon rapport aux vêtements en y consacrant un budget moindre et en privilégiant l’aspect pratique. J’ai été submergée par une envie de simplicité! Aujourd’hui, j’ai encore tendance à complimenter les filles quand elle sont en robes, j ‘ai d’ailleurs remarqué que le personnel de la garderie faisait pareil..Je pense que j’agis inconsciemment de cette manière parce que ce sont des filles et ça me dérange. Ne serait-il, en fait, pas plus constructif de valoriser chez elles d’autres compétences que leur physique ?Et quel sera l’impact futur de régulièrement mettre l’accent sur leur façon de se vêtir?
  • Le rapport à la consommation et le message écologique : nous avons la chance d’avoir récupéré beaucoup de vêtements d’autres enfants et je trouve ça bien que les filles le sachent. J’achète très peu pour Ariane, du coup elle est ravie quand elle a quelque chose de nouveau, et ça fait plaisir à voir ! Nous avons récupéré dans le grenier des mamies quelques vêtements tricotés main ainsi que quelques robes d’enfance de ma mère réalisées par une couturière. C’est incroyable de voir qu’elles sont encore tout à fait mettables. C’est la question de la durabilité et de la réparation des vêtements qui se pose. Faustine fait parfois de la couture avec ma soeur, c’est une pratique que je souhaite encourager, d’autant plus que ça lui plait !

La petite robe bleue qui ne faisait pas ses 70 ans.

Une petite émotion quand je pense qu’il y a 35 ans la petite fille qui la portait c’était moi!

Acquisition de la propreté : quelques pistes.

J’ai fait quelques recherches récentes sur le sujet pour mener à bien cette étape. La documentation obtenue provient de professionnels du secteur de la petite enfance. Evidemment, je me suis rendue compte que je faisais des erreurs. L’autoflagellation étant vaine , allons de l’avant.

1/ Quelques repères :

Entre 18 et 24 mois, l’enfant a besoin de s’affirmer, notamment en exerçant la maitrise de son corps. Il décide ce qui y entre, ce qui en sort et à quel moment. Il apprend à disposer de sa bouche et de son anus.

Comme le reste des mammifère, l’homme est naturellement continent.

2/ Inspecteur Laurette : à la recherche d’indices! Ma fille me renvoie t’elle des signes de maturité?

Sur le plan physique , elle sait baisser et remonter ses vêtements , monter et descendre les escaliers en alternant les pieds d’une marche à l’autre (exercice qui révèle la maturité des fibres nerveuses). Elle court et grimpe. Je la sens à l’aise avec son corps. Elle ne semble pas gênée par ses couches sales mais les enfants n’ont pas la même notion de confort que nous donc rien d’anormal !

Sur le plan cognitif et langagier, elle connait son corps et les mots pour en nommer toutes les parties. Elle parle mais n’exprime pas toujours ses besoins distinctement et elle ne s’intéresse pas vraiment au sujet. Elle reconnait les lieux pour assouvir ses besoins et sait enlever sa couche. Elle a compris que le papier servait à s’essuyer les fesses.

Sur le plan relationnel , elle n’est pas en opposition ni en recherche. A plusieurs reprises, elle était contente de me faire plaisir avec un pipi dans le pot. Elle cherche parfois à imiter sa soeur quand elle va aux toilettes.

Conclusion : Elle commence à cheminer sur le sujet . L’idée n’est pas d’envisager un apprentissage de la propreté mais de chercher à créer des conditions propices pour qu’elle l’acquière d’elle même.

3/ Comment pratiquer ?

  • Mettre un pot à disposition de l’enfant ou un adaptateur à ses toilettes, en respectant son intimité : le pot ne doit pas être mis au yeux de tous (bouhhh moi qui le trimballais partout). Expliquer à quoi servent des toilettes et où s’en va le caca (dans un monde imaginaire où tout est rose et rempli de bisounours et de petits elfes et de lutins joyeux ? ) 🙂 . L’enfant met du temps à comprendre que ce qui sort de son corps peut être perdu sans dommage, que ce n’est pas un morceau de lui qui s’en va.
  • Présenter à l’enfant le pot lorsqu’il manifeste le besoin d’uriner ou d’aller à la selle et l’asseoir dessus (avec son accord) même s’il a déjà fait tout ou partie. Eviter les séances interminables.
  • Habiller l’enfant avec des vêtements faciles à retirer.
  • Intéresser l’enfant au sujet en utilisant des livres comme support (scenariser les étapes avec des éléments visuels peut aider ) . Pour expliquer à Ariane à quoi sert le pot, j’ai trouvé les livres suivants ; « le pot ça sert à quoi ? »éditions fleurus, « P’tit loup va sur le pot » éditions Auzou, « le pire livre pour apprendre le pot « d’Antonin Louchard aux éditions seuil jeunesse. Il est interessant d’expliquer à l’enfant qu’il va gagner en liberté .Vous pouvez rapidement lui proposer de s’essuyer seul les fesses, de jeter le papier etde tirer la chasse. Et pourquoi pas choisir ses sous vêtements et son pot avec lui? Le livre « Non, pas le pot » de Stephanie Blake, de l’école des loisirs illustre bien ce gain d’autonomie. Gaspard envie les jeux de son frère et décide de retirer sa couche pour pouvoir jouer plus tranquille. Je vous conseille également le livre « Max et lapin les grands coureurs vont sur le pot  » d’Astrid Desbordes aux éditions Nathan . Max décide d’enlever sa couche pour être plus léger pour courir plus vite.
  • Vous pouvez tenir un journal de bord en y répertoriant la fréquence et les horaires auxquels votre enfant va au pot et mettre en place des repères journaliers : heures fixes , l’accompagner au wc même s’il a commencé

4/ Quelques conseils à destination des parents

  1. Attention à ne pas sur-féliciter votre progéniture pour ne pas créer trop de pression autour du sujet. Avoir en tête qu’il ne s’agit pas d’un exploit mais d’un acte en rapport avec son développement . Eviter les annonces à la famille en grande pompe et les promenades triomphales dans le logement avec le pot (ça aussi je l’ai fait)!!!.
  2. Ne pas démarrer la propreté quand survient un événement familial majeur : naissance, déménagement… Il vaut mieux choisir une période de calme émotionnel.
  3. Accepter même sans comprendre les périodes de régression (pfff)
  4. Ne pas assimiler le pot à un jeu ou ne pas l’utiliser avec d’autres jeux censés détourner son attention (erreur également commise!)
  5. Faire une pause si vous ressentez de la frustration face à l’échec, une perte de patience, ou si l’enfant voit des échecs sur plusieurs jours. Si vous le pouvez n’hésitez pas à déléguer (en voila une bonne idée qu’elle est bonne!!Quelqu’un veut s’en charger? !).
  6. Ne pas oublier que l’enfant « qui ne préoccupe pas de devenir propre est occupé ailleurs, à parfaire son habilité corporelle ou à exercer son intelligence » (Anne Bacus docteur en psychologie)
  7. Renseignez vous auprès du directeur de l’école qui accueillera votre enfant pour voir ensemble ce qui est prévu lorsqu’un enfant scolarisé n’est pas encore continent. La continence de l’enfant n’est pas imposée par la loi, l’école n’a donc pas le droit de refuser un enfant qui n’a pas la maturité physiologique nécessaire pour contrôler ses sphincters! (et toc!)
  8. En cas de blocage, n’hésitez pas à demander un rendez-vous avec le psychologue de la PMI !

3/ Plan d’action 2020

Seriez vous prêt à tenir un journal ? Avez-vous identifié vos moments de gratitude, de grâce et vos talents ? Comment comptez vous les exploiter? quelles sont vos attentes vis à vis de vous même, et de votre entourage? Quelles seraient vos perpectives d’expériences variées?

J’ai tenté de répondre à ces questions et je vous partage ma réflexion :

réalisations 2019 et objectif 2020 :

Tenir un journal :

J’ai tenté de tenir un journal en notant mes 3 kifs par jour sur plusieurs mois. Je voulais que toute la famille y participe aussi bien par curiosité de savoir ce qui rendait les uns et les autres heureux, que pour positiver et valoriser les réussites de chacun (faudrait que je retourne bosser, non?:) . Aprés une année de pratique, je trouve l’exercice pertinent, en particulier pour les enfants. En se forçant à voir le positif, on finit sa journée sur une note optimiste. Au final, l’état d’esprit global est meilleur (exit la drogue, l’alcool, les anxiolytiques :un bon vieux journal fait l’affaire). Au bout de quelques semaines, Faustine s’est vraiment prêtée au jeu au point de me parler spontanément de ses sources de satisfaction sans que je ne lui pose plus aucune question. Bon le hic c’est que ça ça a viré un peu « dictature du bonheur » : une certaine personne de la maison de type masculin (sans citer de nom) cherchant régulièrement à se soustraire à l’exercice!! L’idée étant de réduire le stress, je ne voulais pas d’une action contre productive : j’ai donc revu mes ambitions à la baisse en espaçant les bilans ….au point où j’ai fini par ne plus être assidue, bon en fait j’ai totalement lâché l’affaire!!.. Au final, j’ai bien compris que pour que cette pratique soit efficace, il fallait en faire une discipline. En effet, lorsque l’on s’interrompt, on en perd tout de suite les bénéfices. En 2020, l’objectif sera de tenir bon (sans drogue, sans alcool, sans anxiolytique, avec 3 gosses!!) , même en période de rush je kifferai !!!

D’autre part, je me suis rendue compte que la majorité de « mes kifs » étaient des moments de gratitude (cf définition dans le chapitre précédent) , notamment en lien avec la nature. Cette année, je souhaiterais axer mon action sur « les moments de grâce « autrement dit de production personnelle (faut d’abord que je me retire de la tête cette image de Bernadette Soubirou quand j’utilise cette expression, suis-je la seule à la voir?). Bref, il me faudra faire un effort car ces moments sont plus facilement accessibles dans la sphère professionnelle, domaine duquel je suis éloignée (loinnnnn loinnn loinnnn) . L’avantage c’est que je sais que je peux trouver cette forme d’accomplissement via l’écriture, je maintiendrai donc mon activité de blog et peut-être que j’aurais d’autres idées chemin faisant.

Connaître ses forces : Developper ses qualités plutôt que corriger ses défauts :

J’ai réalisé le test de personnalité conseillé par le livre 3 kifs par jour. Voici le résultat des talents mis en évidence ( ce serait bien d’exploiter ces ressources, ce sera une perceptive pour l’année à venir) :

– Amour des études et des apprentissages : Je compte lire sur des thèmes qui m’intéressent, me documenter. A plus long terme, j’aimerais reprendre des études.

– Reconnaissance de la beauté : va falloir que flo se mette sur son 31 pour me satisfaire:) Bon là je sèche un peu : aller contempler des oeuvres d’art, des beaux paysages?

– Capacité à diriger : ça devrait me servir avec les gosses! Sinon je pourrais en mode Blanche Neige gérer une équipe de mini- animaux de la forêt trop mignons qui feraient le ménage à ma place dans la chaumière 🙂

Expériences variées :

En congé parental, le risque d’isolement est important et la routine s’installe facilement. Il faut donc adopter des stratégies pour se désengluer du quotidien. Jusqu’à maintenant, j’ai misé sur : les sorties les week-ends dans des lieux nouveaux à Paris, l’investissement au sein de l’école des enfants en participant aux Parents d’élèves, la participation à des rencontres entre parents (cafés des parents, LAEP…) et la création du blog. Cette année, je n’ai plus les mêmes envies. Je pense plutôt partir à la découverte de lieux de nature dans la région parisienne, et pourquoi pas des visites de musées (avec les enfants je ne sais pas si ce sera possible).

Avoir des attentes élevées envers soi même et son entourage :

J’ai des attentes élevées vis à vis de moi en tant que maman , j’ai d’ailleurs commencé à tabler sur l’éducation positive. Au début, cette notion m’agaçait, je me disais que toute éducation devait forcement être positive. J’ai ensuite changé d’avis en lisant des ouvrages à ce sujet. Il s’agit encore une fois de s’astreindre à une discipline mais en matière d’éducation, donc de faire des choix. Je reviendrai plus précisément sur ce point lorsque je consacrerai un article « à la prise en charge des émotions des enfants ». Après plusieurs mois de pratique, je peux vous dire que cette décision n’est pas anecdotique. J’ai observé de réels bienfaits au niveau du comportement de ma fille et du climat familial à la maison. Bref, j’ai compris qu’être parent ça se travaille et c’est en lisant que j’arrive à me donner un cadre. L’éducation positive ce n’est pas, comme on pourrait l’imaginer , une sorte de laxisme mais au contraire la maitrise de soi. C’est un choix difficile car en creusant ces questions nous sommes mis face à nos erreurs éducatives. J’avais donc bien avancé sur le sujet mais, comme pour le journal, je me suis laissée aller à mes contrariétés … et puis j’en ai eu marre : j’ai tout remis sur le dos des enfants et sur leur nature machiavélique:). Donc en 2020, le maitre mot sera persévérance : malgré un enfant en plus et la fatigue il ne faudra pas lâcher. Il faudra aussi tacher à être autre chose qu’une Moman 🙂 J’ai décidé de donner du temps à mon couple et à l’amitié, ce qui veut dire confier plus souvent mes enfants. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas culpabiliser de dépenser de l’argent en bab- sitting et à faire confiance à une inconnue mais ça y est j’ai passé le cap. Malgré l’arrivée du 3ème enfant, il faudra continuer sur cette lancée.

Concernant les attentes vis à vis des enfants, je tâtonne : je ne souhaite pas encourager l’esprit de compétition et j’ai la hantise de les stresser. Cependant je ne voudrais pas, comme le mentionne Florence Servan-Chreiber dans son ouvrage, manquer d’ambition pour eux (faudrait pas qu’ils finissent travailleurs sociaux ou intermittents du spectacle ou pire des TANGUY:) . Je vais donc réfléchir à ce sujet en leur donnant des objectifs (« tu vois Emmanuel Macron il a bien travaillé à l’école, sciences po tu connais .? 🙂 ») .Va falloir peut être aussi interdire le visionnage de THE VOICE, et je pourrais mettre Tchoupi in English? :)… Pour commencer, j’ai demandé à Faustine quelles étaient ses résolutions pour 2020, je lui ai également fait part des miennes. Puisque déclarer un objectif publiquement lui donne vie,, nous allons les afficher pour nous encourager à les tenir.

Concernant mon mari, je passe… On a déjà dit qu’il devait répondre à mon inclinaison pour la beauté 🙂 et on lui a préparé sa liste de résolutions 2020 avec Faustine :)))

Etre bienveillant vis à vis de soi même et d’autrui :

je suis décidée à travailler sur les ruminations autrement dit à ne plus voir les problèmes comme irréversibles, bref il faut arrêter de faire un fromage de tout et de rien parce qu’en fait on s’en fou. Je vais également reconnaitre ce que je fais de bien et m’en attribuer le mérite.

Je souhaite aussi être plus proche des autres, plus à l’écoute, m’attarder sur leurs qualités (Bernadette sort de ce corps) . Comme le conseille l’auteur du livre 3 kifs par jour, je prendrai le temps d’écrire une lettre de remerciement à une personne de mon entourage et je ne choisirai pas la solution de facilité (ma mère !!? :))).

J’entretiendrai le kif en le cultivant à travers des objets

Je prendrai le temps de faire un album photos de l’année, en notant les phrases rigolotes des enfants, en complétant leur « cahier d’enfance » , en cultivant et en inventant des traditions familiales telles que les recettes de familles ou zoner devant the Voice:) ….

J‘ai aussi acheté des livres aux filles qui parlent de bonheur, je vous partage mes trouvailles : les petits bonheurs d’Ernest et Celestine, le livre CD les petits bonheurs accompagné de son cahier à remplir (JACADI)

Pour Finir, je vous joins ce podcast qui traite du thème « qu’est ce qui rend les enfants heureux  » et je vous invite à leur poser la question régulièrement…. ainsi qu’à vous même aussi d’ailleurs 🙂

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-03-octobre-2018

2/ 3 kifs par jours… Ou la psychologie positive : bullshit or not bullshit?

l’auteur Florence Servan-Schreiber en bref : Maman de 3 enfants, formée à la psychologie humaniste, journaliste et chroniqueuse. Elle a suivi une formation auprès de Tal Ben-Shahar docteur en psychologie et philosophie.

J’ai enfin lu ce livre qui trainait depuis longtemps dans ma bibliothèque, comme tous les bouquins qui prennent la poussière depuis que j’ai des enfants 🙂

J’ai décidé d’en faire un résumé afin de vraiment m’en imprégner dans l’objectif d’une mise en pratique. Ok pour moins lire mais dans cas autant lire mieux 🙂

Ce que je retiens :

Qu’est-ce que le bonheur :

L’auteur distingue les moments de grâce et le gratitudes.

  • Le moment de grâce se caractérise par une activité qui absorbe au point de perdre la notion du temps, par exemple : une conversation passionnante, un temps d’écriture… Nous sommes acteurs de ce moment car il fait appel à une compétence qui s’exerce avec un objectif clair. L’activité fournit un feed back immédiat . L’auteur explique que les expériences optimales sont observées au travail.
  • Les gratitudes sont des plaisirs d’instants stimulants qui éveillent les sens et les émotions. Il ne s’agit pas du bonheur que l’on fabrique, mais de celui que l’on reçoit naturellement comme un don (par exemple : un paysage émouvant…)

D’ou vient-il?

  • Le bonheur est en partie génétique : nous naissons avec un taux de base. Notre capacité à être heureux se divise en 3 morceaux : 50% gouvernés par la longueur du gène 5HTT qui a une influence directe sur la façon dont nous ressentons un événement.
  • Les facteurs extérieurs ont un faible impact sur le bonheur : 10% de notre capacité à être heureux est conditionnée par des éléments tels que : l’argent, le soleil, les résultats scolaires des enfants…
  • D’où l’importance de fabriquer notre bonheur : 40% de notre capacité à être heureux dépend de nos comportements. On parle de bonheur synthétique et de discipline du positif. Il faut être conscient qu’être heureux demande de la rigueur. L’émerveillement est un muscle. Se transformer prend du temps.

Comment fabriquer du bonheur ?

  • Avoir des attentes élevées envers soi même et son entourage. L’auteur conseille de déclarer un objectif publiquement car ça lui donne vie. Elle explique que le pessimistes orientent leur enfants vers de cibles accessibles par peur de l’échec.
  • Selon des études, La quête d’un objectif et la curiosité (l’envie d’apprendre et de poser des question sur tout) rendent heureux. Avoir des objectifs de long terme libèrent les plaisirs du quotidien. L’auteur propose d’écrire sa vision idéale de l’avenir en la détaillant. Elle conseille de faire des listes de vie telles que la liste des lieux à visiter….
  • Connaître ses forces : Developper ses qualités plutôt que corriger ses défauts : l’auteur propose la réalisation de ce test de personnalité qui vous révèlera vos talents. Vous pouvez le faire en français en créant un compte. Elle conseille ensuite de choisir une qualité mise en évidence lors de cet exercice et de l’utiliser consciemment pendant une période donnée en tenant un journal. Elle nous invite à lister les croyances que nous avons sur nous même et à les regarder bien en face comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. https://www.viacharacter.org/
  • Mesurer son bonheur pour mieux connaitre ses besoins en répondant à une enquête journalière courte via l‘application Track your Happiness, sur votre activité, votre humeur. Les questions sont en anglais mais facilement compréhensibles, il est important d’y répondre de manière instantanée. Le programme dure deux semaines, vous recevrez ensuite un rapport et vous saurez quels sont les moments de la journée qui vous rendent le plus heureux.
  • Etre bienveillant vis à vis de soi même et d’autrui : l’auteur écrit : » l’art d’être optimiste consiste à s’imputer la responsabilité d’un événement positif et de le considérer comme durable tout en attribuant les situations négatives à une cause extérieure à soi en ne leur accordant qu’un impact limité sur ce qui va suivre. » Elle insiste sur le fait qu’il ne faut pas croire que les revers subis sont durables et irréversibles. Elle nous invite également à prendre conscience de ce que les autres font pour nous . Elle propose d’écrire une lettre pour remercier quelqu’un de notre entourage. Elle évoque la nécessité d’être en lien l’autre : se réunir une fois par mois en groupe produit autant de bonheur chez un individu que si on doublait son salaire. » Pour des relations de qualité, elle conseille de manifester de l’intérêt pour la vie des autres, de partager le plaisir que l’on ressent avec son entourage( le fait d’en parler sur le champ augmente son intensité) , de se taire au moment d’énoncer une critique et de ne pas préjuger des pensées des autres.
  • Se recentrer sur l’essentiel : Il s’agit d’explorer les domaines de notre vie que nous pourrions simplifier tels que : réduire les situations de taches multiples, refuser des sollicitations , limiter des engagements… Elle écrit :« prendre son temps est indispensable pour laisser émerger notre vraie personnalité et élaborer des objectifs. » Les questions à se poser sont les suivantes : « Qu’est ce qui a le plus d’importance? » « Dans un an est ce que cela aura encore de l’importance? ». Elle conseille également des périodes de jeunes médiatiques.
  • Je vous partage cette vidéo de Christophe André qui aborde le thème des ruminations. Tout d’abord, il s’agit de distinguer réflexion et rumination. Le travail sur soi-meme consiste à prendre conscience de la répetition de ce schéma mental et à l’interrompre le plus rapidement possible. Pour cela, il faut se poser les bonnes questions : « ma réflexion est-elle pertinente, suis-je soulagé? » et il est également nécessaire d’admettre qu’il n’y a pas forcement de réponse immédiate au problème. Christophe André conseille la médiation et la marche pour rompre ce mécanisme de pensée.
  • Varier les expériences : Les études montrent que faire une chose pour la première fois rend plus heureux que les habitudes. Il s’agit donc de faire attention à l’effet de répétition en espaçant la fréquence d’une expérience plaisante.
  • positiver : des outils comme tenir un journal peuvent être utilisés, des objets qui rappellent le kif tels que les souvenirs de vacances ou les photos. Dans cette vidéo jointe, Christophe André évoque l’importance de s’analyser par écrit, de manière régulière. Il nous parle de l’impact de cette pratique sur la santé et l’intelligence émotionnelle.

Dossier « cui-cui les petits oiseaux « 

1/ 2020 : objectif bonheur ?

Un titre un tantinet provocateur car volontairement niais 🙂

Chaque début d’année est l’occasion de s’interroger sur nos fameuses résolutions. On fait le bilan, on se donne des objectifs et des perspectives à plus ou moins long terme. Alors s’agit-il d’un moment déprimant ou enthousiasmant ?

1/ Faut-il maintenir ce rituel?

Il me semble toujours interessant de se poser et de s’accorder (s’imposer?) un temps d’introspection. Je pense également que le positif amène le positif et qu’il faut forcer le bonheur. Durant l’année 2019, j’ai tenté de mettre des actions en place. Je vous partagerai ces idées dans les articles à venir. Ce sont des petits pas. La démarche semble, en effet, simpliste mais elle demande un effort de persévérance (que je n’ai d’ailleurs pas réussir à tenir !).

Au programme :

  • Présentation du livre 3 kifs par jours : comment qu’on s’y prend pour être content?!

L’objectif de cet ouvrage est de mieux comprendre la notion de bonheur. Il s’agit de trouver des outils et des supports à mettre en place pour répondre à une démarche personnelle.

  • Partage de vidéos courtes de Christophe André qui font échos aux thèmes abordés et surtout qui me parlent.
  • Présentation des axes choisis dans le cadre d’une « discipline et d’une education positive »

2/ La réponse de Christophe André :




Alors convaincus ?